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mercredi 23 juin 2021

L' Amour du Divin

 

On ne peut aimer Dieu si nous n’aimons pas les humains. Je ne parle pas de sentiments, mais de l’amour qui nous fait reconnaître l’autre comme une partie de soi-même, et qui fait qu’on ne peut y être indifférent. 

Par ailleurs, l’amour du Divin doit passer directement par le cœur, il ne peut s’enseigner. Il devrait être l’aspiration naturelle du fils, ou de la fille, envers le Père qui a donné la vie, et la gratitude qui va avec. 

Alors l’enfant se reconnaît dans le Père, et le Père dans l’enfant. Et l’amour est là. Ce lien là, nous l’avons perdu. Toute la difficulté est de pouvoir le retrouver. Le Père saisie la moindre occasion dans l’existence pour le rétablir, et parfois il viole même notre confort pour y arriver, mais le problème ne vient pas de Lui. Il est là, attends et patiente que l’être humain puisse s’ouvrir, grandir, et tourner son regard non plus vers lui-même mais vers ce qui fait la vie.

Jean-Michel Jutge

samedi 20 mars 2021

L' Âme et l'esprit


L’action de l’âme et celle de l’esprit ne sont pas les mêmes. L’âme sait les choses sans avoir besoin de les penser, elle s’exprime dans l’amour, l’intelligence pure et la créativité. L’esprit raisonne, suit sa logique, pense le monde bien souvent, avant de l’appréhender. L’action de l’âme est spontanée, bien souvent on la découvre en même temps qu’elle s’exprime, elle s’appuie sur le réel. Alors que l’action de l’esprit procède souvent du connu, du passé. Il est intéressant de distinguer en soi ces deux aspects. 

Leur devenir est l’unité, l’âme est l’esprit doivent finir par fusionner. Vous êtes à ce moment-là entièrement l’âme, le « je » ne se situe plus dans l’esprit. Il n’y a d’ailleurs plus de personnalité dans le sens que l’on donne habituellement à ce mot. Chaque être humain en potentiel peux vivre cette croissance spirituelle ou incarner le Divin. Nous devrions tous être des dieux, à l’image du Dieu unique. Mais entre ce que devrait être l’humanité et ce qu’elle est, il y a un fossé immense que bien peu tentent de combler.

Jean Michel Jutge

samedi 11 avril 2020

Être Cosmique



L'essence de Dieu vit en tous les hommes. Le problème est de pouvoir la réveiller, faire en sorte qu'elle devienne vivante, dynamique, expansive. Car le mode de vie actuel de l'être humain ne favorise pas cela, tout est fait dans nos sociétés pour étouffer l'âme naissante. De fait, le pouvoir qu'a établie la personnalité sur notre nature humaine ne permet pas un éveil de cette âme. Mais en potentiel, tout être humain a la capacité de laisser pulser Dieu en lui.

 Dans cette expansion, nous devenons des êtres cosmiques. Non pas symboliquement, mais notre âme peut englober tout l'univers, porter les étoiles en elle, les galaxies et le cosmos, et même créer dans cet univers et dans son unité avec le Divin. Là est le rôle que Dieu a donné à l'homme lorsqu'il lui a offert une âme. Retrouver cette ascendance divine et cosmique, universelle, fait partie du développement intérieur. Nous sommes nées de la Terre, mais nous sommes nés aussi des astres et des étoiles, pas seulement physiquement parlant, mais aussi à d'autres niveaux existentiels, plus profonds que notre matière.

Jean-Michel Jutge

lundi 3 février 2020

Le processus de la Lumière de Grâce



Trois phases de développement passent par le processus de la Lumière de Grâce.

La première est la phase de la sensibilisation. Cela se résume à être mis en contact avec les forces divines, de manière sensible tout d’abord, puis de manière consciente, et à faire en sorte qu’elles se développent en soi. C’est un contact qui passe par l’esprit. Ensuite il est nécessaire de le mettre en œuvre aussi souvent que possible dans nos vies quotidiennes, pour que les forces divines soient actives même lorsqu’on ne les travaille pas.

La seconde est la phase d’enracinement pour ainsi dire, c’est un enracinement qui se fait dans le cœur, et qui a lieu lorsqu’on a suffisamment développé la première phase et que la Lumière pénètre suffisamment profondément pour aller toucher le cœur. L’âme est alors nourrie et la particule divine sollicitée. Dans la seconde phase c’est la prise en charge des forces et leur intériorisation qui compte.

La question d’un conflit éventuel entre nos deux natures, celle de la personnalité, et celle de l’âme en développement, ne se pose que dans les deux premières phases où subsiste une identité. Le conflit se résout par la collaboration de cette identité, ou même l’effacement, c'est-à-dire la mort intérieure qui est beaucoup plus présente dans la troisième phase.

La troisième phase part du cœur lui-même, la particule divine est active et émet un processus de rayonnement. L’espace divin du cœur se développe et l’âme croît indistinctement dans les aspects du corps, de nos énergies ou de la conscience. C’est dans cette phase plus particulièrement que rentre en œuvre les mécanismes de mort intérieure. Ici c’est l’abandon de soi qui compte, l’apprentissage de la mort intérieure et la dissolution du soi, car le soi est l’obstacle principal. Plus le soi saura se fondre dans l’âme, plus celle-ci gagnera en créativité, en intelligence et en amour, et plus son rayonnement pourra pénétrer le corps et les énergies vitales pour leur transformation. 

La mort intérieure est complète lorsque l’individualité, l’ego se sont fondus dans l’âme, avec une renaissance qui se fait à travers elle. Nous sommes alors la Lumière, le Christ intérieur, et à la source du processus. Il n’y a plus alors de distinction entre les deux natures.

Jean-Michel Jutge

mercredi 13 novembre 2019

Mort Intérieure et processus Christique


Le processus de la Lumière de Grâce en se développant à partir de l’âme finit par créer une double nature, celle qui part de la personnalité psychique, et celle qui part de la personnalité animique. Les deux peuvent coexister mais aussi parfois se contredire, chaque fois que la personnalité psychique va à contresens de l’âme. D’où l’importance d’une collaboration et d’un alignement de la personnalité psychique, c'est-à-dire du moi, ou de l’ego, qui doit créer les conditions du développement de l’âme, et accepter au final de perdre ses pouvoirs au profit des vertus de l’âme, jusqu’à ce que l’identité du moi elle-même finisse par se fondre dans l’âme. Il n’y a plus alors de double nature, nous devenons l’âme elle-même après être passé par la mort intérieure.

Les mécanismes de la mort intérieure et ceux du lâcher prise sont universels et s’adressent à l’homme de tout temps. D’autres en ont parlé avant moi, d’autres en parleront après moi, chacun à sa manière, et cela tant que ces processus ne seront pas choses naturelles et accomplis au sein même de la nature humaine. Car force est de constater que s’il n’y a rien de nouveau, tout cela n’a pas encore été réalisé dans les fondements de la nature humaine, et peu s’intéressent encore à la question.

Il faut d’ailleurs distinguer ce qu’on appelle la mort intérieure dans le processus de la Lumière de Grâce, et le mécanisme du « lâcher prise » tel qu’on en parle habituellement. Le lâcher prise implique la conscience et l’esprit, il n’y a pas besoin de l’âme pour cela, ni même d’une quelconque intervention divine. D’ailleurs l’intervention divine ou l’âme compliquent en général la question du lâcher prise, car en responsabilisant l’individu sur un plan universel elles déplacent le problème et le travail ne peut plus avoir lieu sur le seul plan de l’individu. Il implique alors les mécanismes de la conscience collective. Pour ne prendre qu’un exemple, si l’on aborde la question du lâcher prise à travers le bouddhisme d’où il est en grande partie issu, le processus d’éveil mis en œuvre ne concerne que l’individu et se limite à sa propre problématique sans qu’il y ait besoin d’une intervention de Dieu ou de l’âme. Une simple libération des peurs entrainera le lâcher prise, ce qui est déjà beaucoup et un gros travail pour certains.

La mort intérieure dans un processus christique correspond à une extinction du soi et une renaissance dans l’âme. Ce n’est pas une réalisation du soi. La conscience n’est pas réalisée, elle meurt et l’identité avec, c’est pour cela qu’on parle de mort intérieure. La renaissance se fait dans une autre nature, celle de l’Être, et dans une nature universelle. Cela participe de la transfiguration de l’esprit, on rentre dans l’éternité, ou l’immortalité de l’esprit qui devient indissociable de l’âme. Cela n’a rien à voir avec le concept de réincarnation.

Alors, tout ceci sont différentes directions d’évolution qui s’offrent à l’homme. Il y en a d’autres. Et autant l’individu que l’humanité sont libres de choisir là où ils veulent aller, même dans l’autodestruction. Pour ma part je ne cesserai de toujours chercher à aller plus loin, mettre à la portée de l’humain le résultat de mes découvertes, et l’inciter au changement, avec les quelques outils dont je dispose.

Jean-Michel Jutge

vendredi 21 août 2015

Unité des âmes


Etre l’autre dans l’unité des âmes n’est pas un processus d’identification qui passe par l’esprit ou la conscience, bien que la conscience doit elle aussi pouvoir trouver son unité. C’est un processus de l’âme. L’unité de l’âme nécessite certes une disponibilité intérieure qui ne peut avoir lieu que dans la liberté de l’esprit, même si celle-ci n’est que ponctuelle. 

L’âme dans cette unité touche, goûte à ce avec quoi elle est en contact, s’en imprègne et devient cela en essence. Au point que l’âme existe alors dans les choses qu’elle a touché et goûté. Ainsi elle existe et pose sa présence partout où elle se développe. Ce qui constitue aussi une pénétration du Divin dans la forme et le temps, Lui qui est au-delà des formes et du temps.

L’amour entre deux êtres qui nait de cette communion fait que nous devenons l’autre et existons aussi dans l’autre, non pas par identification, mais parce que nous partageons alors avec l’autre quelque chose qui est de la nature de l’absolu, du divin, et en même temps de la nature du personnel. Cet amour lie les êtres de manière beaucoup plus puissante et intemporelle que l’amour humain que nous connaissons, qui se tisse et se défait au gré de nos conditions. 

Et lorsque notre âme devient universelle, nous pouvons sentir battre dans notre cœur le cœur de toute l’humanité, et la présence de toutes les âmes, indépendamment des cultures, des conditionnements, des personnalités. Comment ne pas se sentir alors solidaire de toute l’humanité. Cet amour ne se cultive pas mais il grandit à travers notre propre développement intérieur.

Jean-Michel Jutge



mardi 3 décembre 2013

Particule et Divinisation


Le processus christique se manifeste à partir de ce qui est déjà divinisé dans la matière. Dieu a depuis le début des temps travaillé au processus de divinisation de la matière. Et même plus, il a créé dès le départ de la matière divine qui joue son rôle dans l’univers. Mais il ne pouvait pas créer tout l’univers ainsi, et le reste est évolutif.

Nous sommes issus de cet univers évolutif, tout en intégrant une particule de matière divine. Et grâce à la matière divine nous pouvons accéder directement au Christ en tant que Dieu, et partir de là pour la divinisation de la matière.

Jean-Michel Jutge

vendredi 20 septembre 2013

Activité de la particule

Il ne sert à rien de chercher à ressentir l’activité de la particule divine si cette activité n’existe pas, car nous ne pourrions rien ressentir. Mais parfois lorsque celle-ci a déjà eu lieu, le simple fait de chercher à ressentir peut remettre cette activité en marche, car alors nous créons un alignement entre l’esprit et la particule divine, ce qui nourrit cette activité, comme de souffler sur un feu pour le réanimer.

Si cette activité n’est pas là, et ne l’a jamais été, nous pouvons essayer de ressentir notre nature d’Etre. Car nous existons tous, et une présence spécifique de l’âme a pu se développer dans le cœur et sa région. Avec un peu d’attention cette présence peut être perçue.


Lorsque l’âme se développe à travers l’activité de la particule divine elle se développe d’abord à partir du cœur. Dans ce développement, la présence de l’âme, et sa nature d’être, peuvent devenir aussi vaste que l’univers et même au-delà. Car si notre corps est frêle et limité dans sa nature, notre âme, elle, a un devenir cosmique et universel, son domaine ce n’est pas seulement la terre, c’est toute la création, une des particularité de la nature humaine et de son devenir.

L’âme en se développant le fait sur sa propre dimension. En réalité elle n’est pas vraiment incarnée. Et si elle s’incarne c’est en transformant et en divinisant le corps. Mais avant cela elle se développe souvent en divinisant d'abord les plans psychologique, émotionnel ou vital. Nous pouvons donc ressentir aussi notre nature d’Être indifféremment sur l’un de ces plans, selon la manière dont l’âme s’est développée. Mais à travers l’activation de la particule divine, on commence en général par ressentir la présence de l’être dans le cœur et son environnement.

Jean-Michel Jutge

mercredi 10 juillet 2013

La particule et la Lumière de Grâce


La particule divine est le seul aspect divin vraiment existant dans le corps physique. Qu’elle soit active ou non. Dans le processus de la Lumière de Grâce l’âme se développe principalement autour de la particule divine. La particule divine est impersonnelle, elle appartient à Dieu et en est une émanation, un fragment. L’âme est personnelle, elle naît de la rencontre entre le Divin, et notre personne, que celle-ci soit d’ordre mentale, psychologique, énergétique, émotionnelle ou physique. Car nous sommes des individualités composée de multiples éléments. 

Ces éléments se transforment et évoluent dans les aspects divins lorsqu’ils prennent contact avec un élément divin. Les éléments divins avec lesquels on prend contact peuvent être extérieurs ou intérieurs. A l’extérieur c’est Dieu lui-même, ou l’âme d’un autre individu, un aspect divin collectif existant, ou un vortex divin etc. A l’intérieur c’est la particule divine dans le cœur. Chaque fois que notre nature personnelle prend contact avec un aspect divin elle se spiritualise et l’âme peut grandir à travers cela, elle est le résultat de cette spiritualisation. Les comportements et les actes pouvant mener à ce résultat sont multiples, mais c’est un autre sujet.

Jean-Michel Jutge

dimanche 27 novembre 2011

Naissance et croissance de l'âme


Lorsqu'un être humain vient au monde, la particule du Divin dans le cœur est toujours neuve et impersonnelle. Elle appartient à Dieu, bien que prisonnière de l'obscurité matérielle. Elle fait partie de l'héritage "génétique" en quelque sorte du corps animique, comme le corps physique qui possède deux yeux, un nez, une bouche et tout son héritage génétique.

La plupart du temps aucun être personnalisé ne s'articule autour de cette particule, si ce n'est une ambiance spirituelle de fond nouvelle et unique pour chacun ; et qui doit normalement orienter l'individu vers une aspiration et une évolution qui lui est propre et originale. Mais bien sûr cela n'arrive que très rarement car l'aspiration est étouffée sous tous les conditionnements de l'existence.

Tout aussi rarement cette ambiance de fond peut porter en elle une programmation spirituelle placée là directement par le Divin, ou prélevée en Lui, si cette personne doit avoir une destinée particulière. C'est à dire que l'âme peut porter à ce moment là une supraconscience divine déjà en partie formée.


Encore plus rarement, en plus de toutes ces possibilités, des êtres spirituels, humain ou non, peuvent aussi placer autour de la particule divine différents types de supraconsciences absolues liées à leurs propres réalisations ou nature d'être. Mais il y a une limite à ce phénomène et à la quantité de ce que l'âme peut porter à la naissance, c'est pour cela qu'en général ce transfert, s'il peut commencer dans le ventre maternel, peut se poursuivre aussi tout au long de la vie.

Voilà pour ce qui est de la nature spirituelle.

Les êtres des plans intermédiaires ou inférieurs peuvent aussi agir de la sorte par des transferts de leur propre nature, sauf qu'à ce moment là les transferts se situent au sein du corps subtil ou du corps astral, et qu'ils sont obligés d'attendre une certaine maturité psychologique ou astrale de l'individu dans la distorsion pour réaliser cela. Car l'esprit du bébé est trop pur pour être possédé ou influencé dès la naissance.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que nous sommes à la fois des êtres spirituels particuliers, issus directement du Divin et avec un parfum unique s'incarnant en ce monde, et à la fois des êtres spirituels en devenir et en construction. Car comme le corps physique qui doit atteindre sa maturité au cours de la croissance, notre nature spirituelle a aussi son enfance et doit croître afin de vaincre toutes les limitations de ce monde.

Jean-Michel Jutge

dimanche 6 novembre 2011

La mémoire de l'origine

L'âme humaine est incarnée dans le corps de l'homme, et enracinée dans le cœur. De fait, elle se développe à partir du cœur. Mais sa nature vient d'ailleurs, elle est spirituelle, un éclat du Divin qui Lui est au-delà de la création. De fait nous pouvons Le manifester alors à travers l'âme qui est capable de par sa nature de faire le pont entre le Créateur et la création. L'âme est ce qui est « à l'image et ressemblance du Père », on peut comprendre cela.

La création est née d'une singularité au sein du Divin Lui-même, une première chute vibratoire où il s'est transformé en Lumière, créant en parallèle un vide de ténèbres, la Lumière absolue brillant dans ces ténèbres absolues. Il ne pouvait y avoir de création de lumière sans la création de ces ténèbres, et la reconnaissance de l'existence de l'un ne peut se faire qu'en parallèle à la reconnaissance de l'existence de l'autre. C'est la première dualité, mais je préfère le mot dichotomie car toutes les qualités divines restent présentes dans cette lumière, c'est là que la Lumière de Grâce trouve son origine.

Puis chaque fois qu'il y a eu chute vibratoire, un nouvel élément a été créé avec en parallèle son absence. Pour donner en finalité la dichotomie Matière/Néant. Mais le néant ne préexistait pas à la matière, il en est la composante inverse indispensable pour sa création.

S'il y a eu création par chutes vibratoires successives, la mémoire de l'origine reste néanmoins présente au plus profond de la matière, puisque tout ce qu'il y a de réel dans cette création vient de cette origine. Le yogi Sri Aurobindo pour décrire cela disait que le Divin était présent dans la matière mais de manière involuée. Il faut comprendre sous un état tellement éloigné de l'origine qu'il en a perdu les qualités. Mais cette mémoire pousse vers un retour à l'origine.


Il y a donc une recherche de perfection au sein même de la création par une réorganisation de la matière qui la pousse à retrouver cette origine. C'est là qu'il faut voir le mouvement de la vie, et à travers elle l'évolution, dont l'homme est l'élément le plus achevé sur cette terre, puisqu'il intègre en lui un élément de l'absolu, avec tout ce qui existe entre cet absolu et le monde physique.

C'est un retour de la matière elle-même qui petit à petit intègre en elle des éléments de plus en plus subtils qui ont été eux-mêmes le produit de la cristallisation du Divin, cela jusqu'à intégrer l'âme pour l'homme. Il ne faut pas y voir là une dissolution de la matière qui retourne à son état originel car toute la particularité des éléments inférieurs subsistent. Bien que la dissolution de la matière vers sa propre origine existe aussi mais on ne le voit que dans les trous noirs de l'univers.

Jean-Michel Jutge

dimanche 18 septembre 2011

La manifestation Christique


La Lumière de Grâce, bien que de nature christique, n’est qu’un rayon particulier de la manifestation christique en général, qui n’est elle-même qu’un rayon particulier de la manifestation divine dans sa globalité. Cela n’en altère pas moins sa magnificence et son caractère absolu, qui nous donne un accès direct à l’Ineffable et son infini qui à travers elle peut manifester sa grâce de manière éternellement neuve.

Une des particularités de ce rayon est qu’il fut le premier absolu à s’être manifesté à l’homme, vers le début du Néolithique, lui offrant une âme et les vertus créatrices qui l’accompagnent. Cette période connue sous le nom de l’Eden a tout de même durée près de 2000 ans. Puis la chute laissa dans l’homme un grand vide existentiel, doublé d’un souvenir atavique d’un âge d’or. L’âme s’atrophia, jusqu’à ne plus subsister que la particule divine, dernier vestige d’une grandeur spirituelle perdue.

La chute se perpétua au fil des siècles et des millénaires, quelques grands prophètes et avatars la freinèrent, Krishna, Elie, Bouddha, Zaratoustra, parmi les plus connus, jusqu’à Jésus qui inversa la tendance à travers la manifestation de ce que l’on appelle le Christ Solaire, un autre rayon de la manifestation christique.

Si la crucifixion fut un crime contre un prophète de Dieu, elle permit néanmoins par la résurrection l’ouverture d’une porte qui donne un accès direct vers la manifestation du Christ Solaire. Mais je ne développerai pas cet aspect ici. Parler de la manifestation christique et de ses différentes formes, de sa nature et de son rôle dans le cosmos serait trop long.


Je resterai donc sur le sujet de la Lumière de Grâce.

Bien qu’il soit actif dans tout l’univers, à notre époque ce rayon particulier a été réactivé pour la planète et est de nouveau accessible à l’humanité. De ce fait il va chercher au fond du cœur ce vestige de l’Eden qui est la particule divine en tant que Christ Intérieur, pour l’éveiller et mettre de nouveau en marche le déploiement de l’âme directement sous l'inspiration du Créateur.

Mais il va beaucoup plus loin car il vise également à plus ou moins long terme à éveiller le Christ Planétaire. Et parce qu’il est un processus cosmique et universel, le processus de la Lumière de Grâce fédère aussi les autres processus divins ou christiques en œuvre sur la planète et tisse les liens qui existent entre toutes les manifestations divines. Car Dieu ne sépare pas, il unifie constamment son œuvre. Mais c’est une œuvre qui se fait au sein du chaos et de la limite que présente la manifestation, et à ce titre elle peut revêtir à travers chacun une forme plus ou moins différente.

Jean-Michel Jutge

dimanche 20 février 2011

La rose du coeur

La rose du coeur est une configuration subtile qui apparaît dans l'âme à travers le processus christique. Et effectivement au centre de la rose se trouve la particule divine qui brille telle une étoile d'or. En fait la rose est tout à fait représentative de l'amour gnostique qui passe par ce processus. Cet amour naît du lien étroit qui est créé entre le moi, et le Divin. Lorsque la particule est active, et que son rayonnement atteint le coeur de la conscience, il se produit une mort intérieure.

Le soi s'éteint, et l'âme naît. Le "je" vit alors en toute sensibilité cette mort et extinction de lui-même, et la renaissance dans l'âme. C'est aussi le passage étroit dont parlait Jésus, à travers lequel nous ne pouvons rien emporter, et qui n'est fait que pour les humbles. Car nous ne pouvons même pas emporter nous-même. La conscience meurt, mais l'être naît. Cela est vécu ainsi.

Très difficile à comprendre pour une conscience qui ne sait que se construire. Mais ce n'est pas un état, c'est un processus permanent et naturel qui s'installe, où la mort intérieure et la vie vont de concert, et où le résultat en est l'amour. Non pas l'amour que nous connaissons à travers nos sentiments, mais cet amour qui est l'amour de Dieu qui passe par notre coeur, et qui de fait est aussi l'amour de l'humain en nous, non plus de la personne.

C'est cet amour-là précisément qui prends la forme de la rose.
Car dans la Lumière Christique, toute forme d'amour a l'apparence d'une fleur.

Jean-Michel Jutge

dimanche 24 octobre 2010

Appel de toute éternité

Pour que l'incarnation divine puisse éveiller directement la particule christique, il faut que ce soit le Christ qui s'incarne, c'est à dire cette puissance divine que l'on appelle le Christ. Car l'âme dans son développement et son éveil prend la couleur et le parfum de la qualité divine qui s'incarne. A la rigueur cela pourrait se faire à travers la grâce d'un être ayant lui-même réalisé le Christ, comme Jésus par exemple, mais dans tous les cas, ce serait le Christ en Jésus qui agirait.

Un être Supramental ne pourrait éveiller l'âme que dans la nature supramentale, sauf s'il est capable aussi de changer de fréquence d'être, et de manifester la nature christique. Certains en sont capables et ces deux possibilités de manifestation ne sont pas exhaustives. Là où les deux forces citées se rejoignent dans leur réalisation, c'est à dire pour que l'une découle de l'autre, c'est sur le plan physique d'un coté, ou sur le plan absolu et transcendant de l'autre.

C'est à dire qu'il faudrait que la force Supramentale pénètre tellement profondément une structure matérielle qu'elle en touche ses fondements existentiels et la transfigure pour la faire passer sur le plan divin. A ce moment là la force Supramentale prend un aspect christique. Ou bien il faudrait que la force christique élève tellement la conscience qu'elle la propulse jusque dans les espaces divins de nature supramentale. Ceci constitue de toute manière et respectivement une étape pour les deux forces.

Le processus d'éveil de la particule et son développement dans la transfiguration est toute une science, et un art que seul le divin peut nous révéler dans sa plénitude, mais dont beaucoup d'éléments ont déjà pénétré la terre et la conscience de l'humanité.

Les routes ont déjà été ouvertes. Des humains les ont empruntées mais ceux qui ont fait complètement la traversée restent peu nombreux. Comparativement à l'expression de la nature Supramentale qui doit encore ouvrir certains chemins avant que ne s'accomplisse l'avènement de l'homme divin qui lui est associé, la nature Christique a déjà ses représentants, et ils oeuvrent pour y appeler l'homme.

Jean-Michel Jutge

mardi 29 décembre 2009

Le Coeur

Au centre, si nous parlons du coeur, il y a Dieu, l'infini, l'univers, la création. Ce mystère-là nous ne le comprenons pas, le coeur est comme une fenêtre ouverte sur le tout, ce n'est pas la fenêtre des sens, c'est l'autre coté réalisé par l'enstase, donc pas de centre.

Le coeur est le point de convergence de toute l'existence. La conscience, l'esprit, l'âme, le divin, l'expérience, tout en finalité est vécu là, même si de là chacun des aspects trouve son prolongement dans sa sphère propre. Prenons l'exemple des sens. Ils véhiculent l'information pour la transmettre à l'esprit, puis l'esprit la mature pour la rendre cognitive, la cognitivité est finalement retransmise au coeur. Cela construit la psyché, ou l'âme selon notre état intérieur. Mais vivant à la périphérie de soi, on n'a véritablement conscience que de ce qu'il se passe à la périphérie, dans les sens, c'est pour cela que l'on y attache beaucoup d'importance. Plus on va profondément, plus cela nous échappe, et au centre nous n'existons pas. Le pourquoi de cela peut trouver de nombreuses explications, mais mieux vaut le prendre comme un fait, une réalité de l'humain.

C'est par la connaissance de soi que l'on peut finir par ouvrir le chemin vers le coeur. Mais dans le cas de la particule, il y a comme une grâce qui vient du centre et qui l'éveille jusqu'à purifier la conscience, l'esprit, les sens et finalement le corps. Bien sûr les deux chemins peuvent être menés de pair ce qui ne fait qu'accélérer les transformations.

Pour que l'activité de la particule devienne naturelle, le centre de la conscience doit y mourir. Notre centre c'est notre ego. C'est donc le soi, le soi ordinaire. Et que l'on ne se dise pas "je n'ai pas d'ego". Même si l'esprit est libre de la personnalité, même si l'on n'a plus de personnalité du tout, il y a une mort intérieure qui doit se faire dans la particule. Il n'y a qu'en la vivant que l'on peut comprendre la nature de cette mort, et cette mort ne peut se faire sans s'être totalement tourné vers l'autre, c'est comme un double mouvement, le don total de soi qui mène à la mort totale de soi, qui ne se fait pas automatiquement mais en toute conscience, on sait ce que l'on fait, on prend la responsabilité de sacrifier le soi. Je sais que c'est difficile à comprendre, et même anti-naturel, dans un monde où tout est fait pour exalter le soi, même souvent la spiritualité.

Jean-Michel Jutge

mercredi 16 décembre 2009

Histoire de chat

Les animaux ont une conscience et un esprit, mais pas d'âme, pas de particule divine dans le sens humain du terme. Ils n'ont donc pas la possibilité d'auto création et de liberté que nous avons. Toutefois, leur esprit est néanmoins sensible au pouvoir créateur de l'être lorsqu'il vient sur eux de l'extérieur. Ainsi cela leur permet éventuellement d'évoluer. C'est comme cela par exemple que nous pouvons voir des colombes de lumière accompagner parfois les apparitions Mariales.

A propos de l'évolution des animaux, voici un témoignage vécu : Il y a quelques temps de cela un chaton était mort dans le jardin. Sa mort n'était alors que de quelques heures. La lumière était forte en moi car nous l'avions travaillée depuis la veille. En voyant ce chaton recroquevillé sur lui-même et avec lequel nous avions joué, je me suis interrogé sur la possibilité de le ramener. J'ai tendu la main, dans un espoir sans conviction de le ranimer. Alors son esprit fut happé par ma main et la Lumière présente. Je ne m'attendais pas à cela. C'est vraiment sorti de son cerveau et système nerveux, toute la conscience du chat avec son esprit est passée en moi, dans mon cœur. Quelle ne fut pas la surprise de ce chaton de se réveiller là. Le plus étonnant, c'est qu'il garda son autonomie, et je portais un chat à l'intérieur de moi comme une entité propre. C'était amusant au début, mais ce devint après plusieurs heures, assez pénibles.

La tête du chat sortait de temps en temps pour jeter un oeil à l'extérieur, il jouait à l'intérieur de moi, montait dans mon propre esprit, courrait après des souris imaginaires, j'en ai même croqué une à travers lui, berk ! Mais j'ai découvert aussi quelle jouissance c'est pour un chat de manger des souris, c'est incroyable comme la nature fait les choses... J'animais mon cours de yoga et il était là, observait, rassuré, amusé... Après quelques heures le chat s'est risqué à faire un pas en dehors de mon propre champ aurique.

Et il a disparu presque une demi-heure pour revenir dans son nouveau chez lui. Au bout de quelques jours je n'en pouvais plus. J'ai prié Dieu de m'en débarrasser. C'est Jésus, si je me souviens bien, qui de sa main, l'a fait monter dans le plan de la Lumière. J'étais soulagé. Mais par la suite le chat refit son apparition. Je découvrais à chaque fois l'esprit d'un animal qui évoluait dans la Lumière. Il avait vite grossi pour devenir adulte. Chaque fois qu'il apparaissait son pelage était différent. Une fois alors que je me couchais, il a surgit dans le noir, bondissant vers moi, le pelage strié de phénomènes énergétiques bleutés, pour disparaître ensuite, juste pour me faire un petit coucou, comme ça. Une autre fois, il est arrivé en compagnie d'un congénère qui le précédait dans leur course, pour me présenter son nouvel ami et maître chat. Un chat plus gros, mais plus évolué aussi, ils avaient tous les deux la même robe brune dans une imitation parfaite. Une autre fois il est apparu, doté d'une conscience enveloppante que bien des êtres humains pourraient lui envier.

Une autre fois il est venu me montrer de quoi il était capable, comment il pouvait chasser les mauvais esprits, être d'une certaine manière un chat protecteur, la maîtrise que lui-même avait acquise. Et toujours dans la Lumière. Mais à aucun moment il n'a quitté sa nature de chat, c'est à dire qu'il ne peut évoluer dans des dimensions qui sont proprement humaines, seul son esprit évoluait en acceptant une force divine qui perfectionnait son esprit de chat. Jusqu'où pourra-t-il évoluer ainsi ? Je l'ignore, et ça fait un moment qu'il ne m'a plus rendu visite.

Jean-Michel Jutge

samedi 30 mai 2009

La liberté absolue

Qu'y a-t-il de commun dans toutes les libertés ? C'est bien l'absence de dépendance. Se demander s'il existe une liberté absolue revient à se demander s'il existe quelque part une absence totale de dépendance. On pourrait croire que l'on ne puisse trouver celle-ci que dans la mort, où nous laissons le corps, et où les formes de dépendances biologiques et matérielles disparaissent, mais c'est un leurre.


L'existence du corps nous donne une liberté phénoménale, dont nous ne profitons pas d'ailleurs, une liberté qui disparait après le décès où nous finissons par devenir le jouet de forces qui nous dépassent et dont nous avons un avant goût lorsque nous subissons notre prison psychique et vitale. La mort ne solutionne rien. L'incarnation dans le corps et le phénomène de la vie sont une tentative pour instaurer entre autre la Liberté dans un univers soumis à des lois, une liberté qui dans l'absolu devrait nous permettre de transcender toutes ces lois, nous en sommes encore loin...

Et pour que cette liberté absolue puisse naître à travers la vie, il faut bien que la vie la porte, au moins en germe. C'est ce qui a été donné à l'homme par l'incarnation divine, et particulièrement par la présence de la particule divine dans le coeur, élément parfait, parfaitement impersonnel, mais portant le germe de la plus haute individualité, de la plus haute liberté, de la plus grande perfection, celle du Christ, c'est à dire de cette unité résultant de la pure présence divine déjà dans la matière.

Car seul le plus haut peut rentrer dans le plus bas. Là où le haut rejoint le bas c'est bien dans la particule Christique, incarnation de la liberté de l'absolu, et de la liberté absolue qui permet au Divin de pénétrer et de s'établir même dans une matière obscure qui lui est son antithèse, où le chaos est plus présent que sa propre présence.

Si l'on doit chercher dans l'homme un élément totalement libre de tout et même libre de lui-même et de l'incarnation, c'est bien là qu'il faut le chercher. La preuve en est, c'est que le rayonnement de cette particule peut non seulement nous permettre d'échapper aux lois de la matière, de ses limites, et des limites de la biologie, mais qu'en plus elle est capable de les transformer suffisamment pour qu'ils puissent participer de la transcendance et participer de la nature absolue du Divin et de sa liberté, en amenant le limité goûter dans une extase sans cesse renouvelée et de manière éternelle aux joies de l'illimité... tout en conservant son individualité et sa liberté propre, que demander de plus !

Jean-Michel Jutge

samedi 21 février 2009

Le monde rebelle

Le monde rebelle était présent dans l'homme bien avant que le divin ne s'y installe. Il a donc étroitement structuré la conscience humaine et son vital. On peut même dire qu'à sa manière il a participé un temps à l'évolution de la conscience, mais dans le domaine de la survie principalement. Et lorsque l'homme a su raisonner, il a naturellement intégré les mondes rebelles dans son culte. Jusqu'à ce que Dieu s'impose à lui pour se révéler, et le faire monter d'un cran dans l'évolution.

Ce fut le premier souffle, celui qui est rentré dans les narines d'Adam et de toute une part de l'humanité pour l'élever. Et l'homme a gouté à la divinité, l'humilité, la simplicité, l'innocence, l'immortalité, recevant la parole divine chaque jour directement des Cieux, cette parole qui constituait l'arbre de vie.

En même temps que Dieu s'est introduit dans l'esprit et le corps des hommes en y créant une âme, il a mis à jour et révélé tous les sous-produits de la création, montrant à ces mêmes hommes ce qu'étaient les mondes de la conscience involuée et du vital et leurs habitants. Il a recouvert ces mondes du manteau du serpent afin qu'ils soient reconnus par l'homme, lui recommandant de ne jamais redescendre en son corps, celui du serpent, regarder toujours vers la lumière, car l'homme encore jeune de sa divinité n'avait pas l'expérience de la chute.

Mais il se produisit une schisme en ce peuple, l'ambition du pouvoir, du contrôle et de la domination naquis chez certains de ceux à qui il avait été tout offert, ou la simple tentation de "voir ce que cela ferait". L'esprit se referma sur lui-même entrainant l'âme dans sa chute et perdant le lien avec le ciel, l'arbre de la Parole fut brisé et l'arbre de la connaissance naquis, car la connaissance vint remplacer ce grand vide de l'âme qui avait perdu la source de sa propre vie.

Avec le temps la chute grandit, et plus la chute était grande plus le vide était grand, la mort et l'animalité repris ses droits. Et dans ce grand vide existentiel qui se créait en l'homme le monde rebelle trouva l'aubaine d'une exploitation nouvelle, l'enfant de Dieu avait renié son origine, il y avait là une place à prendre, et les dieux et les êtres qui surent exploiter cette aubaine grandirent et gagnèrent en puissance en trouvant le moyen d'exploiter à la fois les faiblesses de l'homme, son vide existentiel et l'avidité qui en naissait, et la présence en cet être d'un pouvoir créateur et d'une âme dont eux-même ont toujours été privé.

Ils ont su trouver la symbiose nécessaire pour leur propre croissance, le peu d'âme qu'ils manifestent est toujours celle empruntée à l'homme. L'humanité subit un parasitage au coeur même de sa conscience et de son vital. L'ego n'est rien d'autre qu'une illusion soufflée par l'esprit malin et qui a pris suffisamment de consistance pour nous aveugler sur notre réalité. Le véritable humain est ailleurs.

Briser les chaines de cette illusion est extrêmement difficile car cela est au coeur même de nos personnalités et la compose. Les dieux, les djins, les asuras des cultures polythéistes ne sont qu'un aspect du problème, mais il est un fait, c'est qu'en dehors des humains aucun ne possède un âme ni ne peut accéder au divin.

Même le plus grand des dieux, aussi près du ciel qu'il soit, marche main dans la main avec le plus grand ou le plus petit des démons. Car il font partis du même système, chaque monde de l'au-delà portant son propre ciel et ses propres enfers. Tout ceci fait partie de la manifestation, et ce ne sont pas les mondes divins.

Après la chute, une partie de la divinité perdue fut sauvegardée en l'homme sous la forme de la particule divine. Certains conservèrent le souffle divin, au moins en partie, et en portèrent les effluves vers la Mésopotamie puis l'Inde dont les anciens rishis furent un temps les dépositaires. La particule finit par être disséminée dans toute l'humanité puis commença le lent retour et la reconquête du divin au sein de l'espèce humaine. Les envoyés célestes et éveillés se multiplièrent. Mais l'homme fit de nombreux amalgames quand il ne dénaturait pas tout simplement le message apporté. d'autant que le mensonge s'était établis dans l'esprit de l'homme, lui ôtant toute possibilité de discrimination. Je ne m'étalerai pas plus sur tout cela.

Vous souhaitez œuvrer pour le divin ? Reconnaissez tout d'abord sa lumière en vous. Ensuite ne la perdez jamais de vue, et laissez-la œuvrer et creuser. Apprenez à collaborer, ce qui est tout un art, il n'y a pas de recette mais autant de possibilités que d'individu, et le divin saura vous inspirer en ce sens si votre aspiration et votre sincérité ne vous quitte jamais. Le reste peut difficilement être décrit dans les livres.

Jean-Michel Jutge

lundi 22 décembre 2008

La Particule Christique

Dieu a lui même qualifié la particule divine dans le coeur de "particule", parfois "d'atome", ou d'autres fois comme un "éclat divin", et il utilise parfois le terme de "radioactif" concernant les rayonnements qui en émanent etc. Nous sommes bien dans le domaine de la physique des particules. Et la transfiguration qui émane de cette sorte de radioactivité a lieu sur le plan physique, avant de se faire sur le plan biologique et sur le plan de la conscience. Il s'agit d'un héritage donné à l'humain en tant qu'espèce et qui ne demande qu'à être éveillée mais qui ne peut l’être que par propagation, ou par la grâce du divin.

Il n'a pas été offert à la personnalité égotique qui doit y mourir, ni au moi avec tout son cortège de revendications, de souffrances et de désirs inassouvis. La particule divine est présente dans tous les hommes, nous naissons avec. Elle reste éternellement de nature impersonnelle mais elle forge par son rayonnement une individualité divine qui constitue l'âme dans la nature Christique. La particule est également appelé particule "Christique" de part son affiliation avec le Christ Universel, elle manifeste le Christ dans l'homme.

Le Christ est Dieu qui s'exprime directement sur le plan physique. Ainsi toute force divine quelle qu'elle soit, et qui trouve son émergence directement sur le plan de la manifestation physique, se manifeste sous un aspect Christique. Nombreuses sont les forces divines qui ont leur émergence directement dans la création. Elles manifestent toutes différents aspects de la nature Christique. De la même manière et quelle que soit la force divine que vous manifestez, si elle touche le fin fond de votre matière corporelle, elle libère le Christ dans l'homme.

Ce Christ va alors alimenter et organiser votre matière et votre biologie autrement. Alors peut-on parler de transformation cellulaire ? Oui, dans une certaine mesure, comme faisant partie de la transformation du tout. Car cette transformation n'a pas lieu que sur le plan cellulaire. Concernant le corps elle touche la cellule mais pénètre plus profondément encore, dans les molécules telle l'ADN, dans les structures atomiques elles-mêmes donnant une qualité lumineuse à la matière du corps et pouvant créer un corps glorieux, et pénètre plus loin encore prenant la matière par en dessous en y amenant la nature divine elle-même avec des conséquences que je ne décrirais pas ici.

Jean-Michel Jutge

vendredi 21 novembre 2008

La Lumière de Grâce

La Lumière de Grâce ne vient pas de la "Mère" mais est une émanation du "Père", bien qu'il n'y ait pas de sexe en Dieu et que d'un point de vu absolu rien n'est séparé. Mais parlons du Père comme étant le principe Créateur par excellence, toute la création est en Lui, mais Lui-même est hors du temps et de l'espace. Pour vous expliquer ce qu'est la Lumière de Grâce, je dois vous faire un peu de cosmologie.

Le temps naît avec la Création. Si l'on remonte le temps l'on remonte également à l'origine de la Création, c'est-à-dire à sa source. Mais le temps n'a pas la même valeur au point d'émission que dans notre moment actuel. Hors, Dieu manifeste la création à partir de son statut intemporel, et continue donc de la manifester. La première des manifestations est la "Lumière" force primordiale colossale issue de Lui-même qui est une sorte de Souffle Divin d'où sera issu tout le reste.

Mais pour que cette Lumière soit, cela nécessite aussi l'apparition de l'obscurité. Nous avons la première dichotomie à l'origine de l'espace et des dualités apparentes. Pourtant nous ne sommes toujours pas dans la manifestation ni dans le temps, mais toutes les lois prédisposant à l'extériorisation de la Création sont contenus là, les galaxies sont créées en germe, la matière encore inexistante trouve les prémices de sa forme. Le point de vue scientifique du Big Bang qui rend compte des choses par l'autre bout de la lorgnette ne peut approcher cette réalité transcendante.

Puis l'univers est extériorisé par ce que j'appelle "le Christ Cosmique" qui est la matrice dans laquelle a eu lieu tout ce machouillage. Le temps tel que nous le connaissons apparaît alors, mais la création continue sa diversification sous la direction de l'intelligence divine (le Père) qui pénètre sa création chaque fois qu'une nouvelle étape est créée. Chaque fois que le Père pénètre un niveau de la création il y scelle sa présence par ce que l'on appelle le Christ, à ne pas confondre avec Jésus. C'est ainsi que l'on trouve aujourd'hui manifesté la présence du Christ au cœur même de l'univers comme jusqu'au cœur de ce gigantesque trou noir qui se trouvent au centre de notre galaxie.













Hors, cette intelligence à pénétré également jusque dans l'homme, représenté par une particule, émanation impersonnelle du Père, qui se trouve dans le cœur de tous les hommes. En fait l'homme a été désigné pour être le représentant de Dieu sur le plan physique et jusque dans la vie elle-même. Mais cette particule, tout en étant impersonnelle, manifeste la plus haute forme d'individualité. Autour d'elle se construit l’Âme humaine personnalisée.

La Lumière de Grâce est la Lumière des origines de la création elle-même, celle de la première émanation. Par cela elle nous rend compte également de toutes les forme que peut prendre l'obscurité. Elle permet de rendre la particule du cœur dynamique et rayonnante. Elle permet à l'intelligence primordiale, celle du Créateur, de poursuivre sa création à travers l'homme. Lorsque cet éveil a lieu et que l'on plonge dans cette particule, on remonte intérieurement tout le processus de création jusqu'à son origine, et bien au-delà. Les mystères de la Création et de Dieu sont alors révélés.

Jean-Michel Jutge, 2003