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dimanche 23 mai 2021

La vie intérieure

 

La vie intérieure est unique pour chacun, même s’il est possible d’en déterminer des constantes universelles. Aussi, il est impossible d’établir une règle ou une loi précise de ce qui peut être vécu, et applicable à tout le monde. C’est à chacun d’arriver à déterminer pour lui-même ce que peut être la réalité des expériences intérieures, d’où elles viennent, et quelles sont leurs illusions. Et parmi celles-ci nous pouvons distinguer deux types d’expériences, celles de l’esprit, et celles de l’âme.

La conscience par exemple est capable de générer toutes sortes d’expériences d’une grande clarté perceptible, même si elles sont parfois de l’ordre du symbole. Les visions de la conscience n’ont tout de même pas l’impact transformateur que peut avoir une initiation de l’âme ou de la Lumière divine, bien que ces expériences puisse être unificatrices, ou révéler les mouvements profonds de la conscience. Il faut savoir reconnaître ce type d’expériences et les distinguer de celles de l’âme. Cela se passe dans les mouvements du soi. 

Tout le problème consiste à ouvrir des brèches dans la forteresse de notre conscience pour que celle-ci devienne malléable et qu’on puisse la transformer. Alors il arrive, notamment sous l’effet du travail intérieur, que la limite entre la conscience personnelle et la conscience collective s’atténue, voir disparaisse. Alors, on peut aussi vivre toutes sortes d’expériences en rapport à cette conscience collective.




Là où c’est intéressant, c’est lorsque l’âme et la Lumière divine ouvrent elles-mêmes des brèches dans tout cela et y introduisent la Lumière, nous révélant la nature réelle de soi et du monde. L’expérience devient alors initiatique et fait évoluer l’âme, modifie l’état énergétique et nous réaligne sur le vrai. 

Lorsque ces trois éléments ne sont pas présents, évolution de l’âme, modification de l’état énergétique, et réalignement, c’est que ce sont des expériences de l’esprit. Et cela même si elles sont lumineuses, touchent à la conscience ou sont de nature archétypales. Parfois les expériences de l’esprit sont aussi induites par la Lumière divine. Mais ne pouvant atteindre les profondeurs la Lumière se mélange avec toutes sortes de choses, rêves, symboles, désirs. Il faut alors savoir discriminer la part de ce qui vient de la Lumière et celle qui vient de soi ou d’ailleurs.

Et il y a aussi les expériences du monde astral, qu’il faut aussi apprendre à reconnaitre, qui peuvent être puissantes énergétiquement ou émotionnellement, mais non de nature absolue.

Le travail de la Lumière de Grâce, en ouvrant  la sensibilité sur toutes les dimensions, peut appeler toutes ces expériences indistinctement. Mais dans un stade de développement ultérieur tout se purifie et il ne reste que la Lumière divine et son travail de transfiguration.

Jean-Michel Jutge

mercredi 11 novembre 2020

Multiple possibilités d'évolution

 

Les possibilités de développement intérieur sont multiples. L’homme, depuis qu’il reçut une âme puis a chuté de son statut divin, a exploré de multiples possibilités d’évolution, souvent alimentées, nourries ou révélées par de grands prophètes, avatars ou missionnés divins. Ou tout simplement des êtres éveillés tel l’a été le Bouddha. Toutes ces possibilités de développement présentent parfois des points communs, d’autres fois de grandes différences, qui se mélangent en diverses proportions. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il n’y a pas un axe unique d’évolution. Ce qui est offert à l’homme est multiple, et les possibilités de réalisation sont multiples, avec toutes leurs caractéristiques. Il est pratiquement impossible dans une vie d’homme de pouvoir aborder tout ce qui existe dans ce domaine. Aussi la tendance est de se spécialiser dans une direction particulière, vers une réalisation particulière, et à partir de celle-ci, éventuellement explorer les autres domaines, sachant que cette exploration est sans limite. Car le Divin peut toujours ouvrir à l’homme de nouvelles possibilités d’évolution.

Parmi toutes ces possibilités il s’en trouvent certaines qui sont rattachées à la croissance de l’âme, comme les voies christiques par exemple, d’autres qui sont liées à la nature de l’esprit, telles les démarches bouddhistes, ou de la conscience, telles les voies de la réalisation du soi. Mais toutes ces voies sont très différentes les unes des autres, ne donnent pas le même résultat, et ne concernent pas les mêmes parties de soi dans leurs développement. Et souvent nous les confondons, faisant des amalgames d’où il est difficile d’extraire une compréhension cohérente, ou même créant un système de compréhension pour unifier les contradictions, mais qui n’a plus rien à voir avec la réalité des choses. La confusion vient du fait que peu d’individus ont réalisé la grande unité de l’existence, et l’on se focalise en général sur l’un ou l’autre de ces mouvements. 

Globalement ceux qui se rattachent à Dieu et à la croissance de l’âme parlent plutôt d’action, qui est l’action de l’âme, il faut bien le comprendre. Car Dieu nous envoie toujours vers le monde, et l’âme se sauve aussi en sauvant les autres. Alors que ceux qui se rattachent à l’éveil de l’esprit parlent plutôt de contemplation et du non agir, qui est la non action de l’ego, il faut bien le comprendre. Ce chemin est issu principalement du bouddhisme mais pas seulement. Mais les deux ne sont pas contradictoires, ils se complètent même harmonieusement, car l’action de l’âme n’est jamais aussi efficace que quand l’ego se tait. Et l’esprit n’est jamais autant lucide que lorsque Dieu nourrit l’âme à travers l’action. 

Les deux mouvements pour une mutation accélérée sont indispensables l’un à l’autre. Quant à la réalisation du soi, elle contredit l’extinction du soi qui a lieu dans les voies bouddhistes ou même christique. Pourtant toutes ces choses ont un sens et se complètent parfaitement. Ce sens ne peut être découvert et compris dans son essence que dans l’expérimentation, et c’est encore dans l’expérimentation que l’on peut créer la grande unité de la Vie et des multiples possibilité qui s’offrent à l’humain. L’approche intellectuelle, idéaliste, ou simplement métaphysique ne peuvent suffire sans une profonde expérimentation.

Jean-Michel Jutge


lundi 3 février 2020

Le processus de la Lumière de Grâce



Trois phases de développement passent par le processus de la Lumière de Grâce.

La première est la phase de la sensibilisation. Cela se résume à être mis en contact avec les forces divines, de manière sensible tout d’abord, puis de manière consciente, et à faire en sorte qu’elles se développent en soi. C’est un contact qui passe par l’esprit. Ensuite il est nécessaire de le mettre en œuvre aussi souvent que possible dans nos vies quotidiennes, pour que les forces divines soient actives même lorsqu’on ne les travaille pas.

La seconde est la phase d’enracinement pour ainsi dire, c’est un enracinement qui se fait dans le cœur, et qui a lieu lorsqu’on a suffisamment développé la première phase et que la Lumière pénètre suffisamment profondément pour aller toucher le cœur. L’âme est alors nourrie et la particule divine sollicitée. Dans la seconde phase c’est la prise en charge des forces et leur intériorisation qui compte.

La question d’un conflit éventuel entre nos deux natures, celle de la personnalité, et celle de l’âme en développement, ne se pose que dans les deux premières phases où subsiste une identité. Le conflit se résout par la collaboration de cette identité, ou même l’effacement, c'est-à-dire la mort intérieure qui est beaucoup plus présente dans la troisième phase.

La troisième phase part du cœur lui-même, la particule divine est active et émet un processus de rayonnement. L’espace divin du cœur se développe et l’âme croît indistinctement dans les aspects du corps, de nos énergies ou de la conscience. C’est dans cette phase plus particulièrement que rentre en œuvre les mécanismes de mort intérieure. Ici c’est l’abandon de soi qui compte, l’apprentissage de la mort intérieure et la dissolution du soi, car le soi est l’obstacle principal. Plus le soi saura se fondre dans l’âme, plus celle-ci gagnera en créativité, en intelligence et en amour, et plus son rayonnement pourra pénétrer le corps et les énergies vitales pour leur transformation. 

La mort intérieure est complète lorsque l’individualité, l’ego se sont fondus dans l’âme, avec une renaissance qui se fait à travers elle. Nous sommes alors la Lumière, le Christ intérieur, et à la source du processus. Il n’y a plus alors de distinction entre les deux natures.

Jean-Michel Jutge

mercredi 25 décembre 2019

Le Mystère



Dieu m’avait montré un jour que c’était la même force qui était à l’origine de toutes les créations, la même source créatrice. Il avait appelé cela « le mystère ». C’est la même création qui passe dans le ventre de la femme par la croissance du fœtus, qui passe dans la galaxie par la création de la vie mais aussi à Arès lorsque Dieu s’y est manifesté ou dans la procréation des espèces. 

En l’occurrence c’est par la maitrise et la libération de cette force que l’on peut agir sur notre propre recréation, physique j’entends. Mais elle est enfouie sous des tonnes d’obscurité, au fond de l’organisme, et pour l’atteindre il faut avoir libéré l’esprit des vicissitudes du moi, mais aussi libéré et transmuté toutes les forces vitales, psycho émotionnelles, psycho affectives, et avoir plongé dans les mécanismes profond du corps, de la biologie, ceux hérités de l’espèce, pour peut-être trouver la source universelle de la vie, celle qui a poussé les premières molécules à devenir vivantes, les premières cellules à s’unifier pour former un organisme et recevoir plus tard la conscience à travers l’animal, et une âme à travers l’homme. 

Si cette force se manifeste en premier lieu dans la sexualité, c’est parce que là se trouve encore les mécanismes de création originels. Quelque part, tout au fond, derrière tout ce qui conditionne le mouvement humain, cette force pousse encore et toujours la vie dans l’évolution. Et cette source est reliée et unie à toutes les sources créatrices. Ce n’est pas la kundalini, c’est encore autre chose, et c’est le plus grand mystère que l’humanité aura à découvrir pour son immortalité.

Jean-Michel Jutge

mercredi 13 novembre 2019

Mort Intérieure et processus Christique


Le processus de la Lumière de Grâce en se développant à partir de l’âme finit par créer une double nature, celle qui part de la personnalité psychique, et celle qui part de la personnalité animique. Les deux peuvent coexister mais aussi parfois se contredire, chaque fois que la personnalité psychique va à contresens de l’âme. D’où l’importance d’une collaboration et d’un alignement de la personnalité psychique, c'est-à-dire du moi, ou de l’ego, qui doit créer les conditions du développement de l’âme, et accepter au final de perdre ses pouvoirs au profit des vertus de l’âme, jusqu’à ce que l’identité du moi elle-même finisse par se fondre dans l’âme. Il n’y a plus alors de double nature, nous devenons l’âme elle-même après être passé par la mort intérieure.

Les mécanismes de la mort intérieure et ceux du lâcher prise sont universels et s’adressent à l’homme de tout temps. D’autres en ont parlé avant moi, d’autres en parleront après moi, chacun à sa manière, et cela tant que ces processus ne seront pas choses naturelles et accomplis au sein même de la nature humaine. Car force est de constater que s’il n’y a rien de nouveau, tout cela n’a pas encore été réalisé dans les fondements de la nature humaine, et peu s’intéressent encore à la question.

Il faut d’ailleurs distinguer ce qu’on appelle la mort intérieure dans le processus de la Lumière de Grâce, et le mécanisme du « lâcher prise » tel qu’on en parle habituellement. Le lâcher prise implique la conscience et l’esprit, il n’y a pas besoin de l’âme pour cela, ni même d’une quelconque intervention divine. D’ailleurs l’intervention divine ou l’âme compliquent en général la question du lâcher prise, car en responsabilisant l’individu sur un plan universel elles déplacent le problème et le travail ne peut plus avoir lieu sur le seul plan de l’individu. Il implique alors les mécanismes de la conscience collective. Pour ne prendre qu’un exemple, si l’on aborde la question du lâcher prise à travers le bouddhisme d’où il est en grande partie issu, le processus d’éveil mis en œuvre ne concerne que l’individu et se limite à sa propre problématique sans qu’il y ait besoin d’une intervention de Dieu ou de l’âme. Une simple libération des peurs entrainera le lâcher prise, ce qui est déjà beaucoup et un gros travail pour certains.

La mort intérieure dans un processus christique correspond à une extinction du soi et une renaissance dans l’âme. Ce n’est pas une réalisation du soi. La conscience n’est pas réalisée, elle meurt et l’identité avec, c’est pour cela qu’on parle de mort intérieure. La renaissance se fait dans une autre nature, celle de l’Être, et dans une nature universelle. Cela participe de la transfiguration de l’esprit, on rentre dans l’éternité, ou l’immortalité de l’esprit qui devient indissociable de l’âme. Cela n’a rien à voir avec le concept de réincarnation.

Alors, tout ceci sont différentes directions d’évolution qui s’offrent à l’homme. Il y en a d’autres. Et autant l’individu que l’humanité sont libres de choisir là où ils veulent aller, même dans l’autodestruction. Pour ma part je ne cesserai de toujours chercher à aller plus loin, mettre à la portée de l’humain le résultat de mes découvertes, et l’inciter au changement, avec les quelques outils dont je dispose.

Jean-Michel Jutge

samedi 20 juillet 2019

Le Salut


A travers la Lumière de Grâce, le travail de l’immortalité est indissociable du travail de la Lumière. En fait travailler au développement de la Lumière de Grâce, c’est aussi travailler sur l’immortalité, celle de l’esprit tout d’abords, ensuite celle du corps, et cela en passant par l’âme et son développement. Mais la situation de l’immortalité n’est qu’un arbre que l’on rencontre sur le chemin, parmi une multitude d’autres arbres aux multiples vertus. 

Néanmoins, il a son importance, car il s’agit de ce que Dieu appelle le salut, dans l’immortalité nous gardons notre intégrité, celle de notre personnalité fondu dans l’âme, puis ultérieurement celle du corps dans sa perfection. Si l’on doit se donner un objectif, c’est celui du salut. Car l’homme se perd dans son existence, donnant de la valeur à des choses qui n’en ont pas, ou qui n’en ont que de manière arbitraire.

Sans ce salut nous passerons par les trois morts, celle du corps physique, puis celle du corps astral, puis celle de l’esprit, pour finir entre les mains des seigneurs de l’astral qui sauront exploiter ce qu’il restera de notre spectre. Je prends les cas extrêmes bien entendu, car il existe des situations intermédiaires, des mondes de secours, des égrégores qui maintiennent l’existence dans l’au-delà sur des siècles pour celui et ceux qui auront su s’y rattacher. Mais ce salut est bien la chose la plus importante, il nous permet de conserver notre intégrité et d’acquérir la liberté, et même la liberté au-delà du décès pour continuer d’évoluer. 



J’ai conscience qu’aller dans cette direction demande pour beaucoup une remise en question de nombre de valeurs inculquées par nos sociétés, nombre de croyances bien confortables, d’idéaux sécurisants. Et par la suite une confrontation à toutes les limites visibles et invisibles de ce monde. Mais aller en ce sens n’est pas une question de facultés et de réalisations, celles-ci ne sont qu’un effet de notre marche en avant, non le moteur.

Les problèmes sont les mêmes pour tout le monde : tout d’abord reconnaître la nature de notre réalité et de celle de ce monde, il s’agit de prises de conscience. Ensuite trouver les moyens d’action pour faire évoluer cette réalité, enfin trouver l’efficacité dans le partage, car très vite on se rend compte qu’on ne peut évoluer seul tellement nous sommes liés au reste de l’humanité, ne serait-ce que dans la conscience. Il n’y a pas besoin de viser loin, juste poser un pieds devant l’autre, chaque jour et sans relâche, trouver la créativité nécessaire pour faire avancer nos existences et notre vie intérieure.



A travers la Lumière, cette créativité nait de la conjonction de nos compétences, de notre réflexion et de l’intelligence divine, celle que l’on a su faire rentrer en soi. Le Verbe divin qui émane du Logos est totalement intégré dans le processus de la Lumière. Faire rentrer la Lumière c’est permettre au Verbe divin de s’épanouir en soi. La Gnose est la connaissance de ce Verbe divin, c'est-à-dire l’expression spontanée du Vrai. C’est cela l’intelligence divine. 

Donc plus on travaille à l’incarnation de la Lumière, plus cette intelligence se développe, plus la créativité et l’esprit en sont illuminés, les choses sont très simples, il n’y a pas besoin d’éveil, de dissolution de l’ego, de mort intérieure, cela vient après dans l’Intelligence. Le miracle, s’il y en a un, est déjà là, dans cette expression du Logos à travers la Lumière de Grâce. Tout le reste ne fait qu’en découler.

Jean Michel Jutge


samedi 29 décembre 2018

De multiples possibilités d'évolution

Les possibilités de développement intérieur sont multiples, et l’homme depuis qu’il reçut une âme puis a chuté de son statut divin a exploré de multiples possibilités d’évolution, souvent alimentées, nourries ou révélées par de grands prophètes, avatars ou missionnés divin, ou tout simplement des êtres éveillés tel l’a été le Bouddha. 

Toutes ces possibilités de développement présentent parfois des points communs, d’autres fois de grandes différences, qui se mélangent en diverses proportions. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il n’y a pas un axe unique d’évolution. Ce qui est offert à l’homme est multiple, et les possibilités de réalisation sont multiples, avec toutes leurs caractéristiques. Il est pratiquement impossible dans une vie d’homme de pouvoir aborder tout ce qui existe dans ce domaine. Aussi la tendance est de se spécialiser dans une direction particulière, vers une réalisation particulière, et à partir de celle-ci, éventuellement explorer les autres domaines, sachant que cette exploration est sans limite, car le Divin peut toujours ouvrir à l’homme de nouvelles possibilités d’évolution.


Parmi toutes ces possibilités il s’en trouvent certaines qui sont rattachées à la croissance de l’âme, comme les voies christiques par exemple, d’autres qui sont lié à la nature de l’esprit, telles les démarches bouddhistes, ou de la conscience, telles les voies de la réalisation du soi. Mais toutes ces voies sont très différentes l’une de l’autre, ne donnent pas le même résultat, et ne concerne pas les mêmes parties de soi dans leurs développement. Et souvent nous les confondons, faisant des amalgames d’où il est difficile d’extraire une compréhension cohérente, ou même créant un système de compréhension pour unifier les contradictions, mais qui n’a plus rien à voir avec la réalité des choses. 



La confusion vient du fait que peu d’individus ont réalisé la grande unité de l’existence, et l’on se focalise en général sur l’un ou l’autre de ces mouvements. Globalement ceux qui se rattachent à Dieu et à la croissance de l’âme parlent plutôt d’action, qui est l’action de l’âme. Il faut bien le comprendre, car Dieu nous envoie toujours vers le monde, et l’âme se sauve aussi en sauvant les autres. Alors que ceux qui se rattachent à l’éveil de l’esprit parlent plutôt de contemplation et du non agir, qui est la non action de l’ego, il faut bien le comprendre. Ce chemin est issu principalement du bouddhisme mais pas seulement. 

Mais les deux ne sont pas contradictoires, ils se complètent même harmonieusement, car l’action de l’âme n’est jamais aussi efficace que quand l’ego se tait. Et l’esprit n’est jamais autant lucide que lorsque Dieu nourrit l’âme à travers l’action. Les deux mouvements pour une mutation accélérée sont indispensables l’un à l’autre. 

Quant à la réalisation du soi, elle contredit l’extinction du soi qui a lieu dans les voies bouddhistes ou même christique. Pourtant toutes ces choses ont un sens et se complètent parfaitement. Ce sens ne peut être découvert et compris dans son essence que dans l’expérimentation. Et c’est encore dans l’expérimentation que l’on peut créer la grande unité de la Vie et des multiples possibilités qui s’offrent à l’humain. L’approche intellectuelle, idéaliste, ou simplement métaphysique ne peuvent suffire sans une profonde expérimentation.

Jean-Michel Jutge


dimanche 7 octobre 2018

Les processus Divins



Tout processus divin a la capacité de nous amener vers l’unité corps/âme/esprit – Mais certains sont plus longs que d’autres, car ils englobent beaucoup plus de choses, cela tient à la nature des forces divines mises en œuvre, leurs rôle et fonction. 

Certaines forces ciblent directement l’individualité humaine, le processus est rapide comparativement à d’autres qui ciblent des aspects de la création beaucoup plus vastes. Plus un processus englobe un nombre d’aspects important, plus il est long à réaliser. Pouvoir réaliser cette unité en une vie d’homme, cela reste exceptionnel, tout au moins en l’état actuel de la nature humaine. Mais si on travaille dans l’incarnation, cela est beaucoup plus long que dans l’élévation, car cela implique de transformer et d’entrainer en même temps que soi, tout l’environnement, au moins celui avec lequel nous sommes liés. 

C’est pour cela qu’un processus d’incarnation ne peut avoir lieu sans qu’il soit partagé, il doit être au moins en partie collectif. Mais peut-être que je me trompe. Il y a peut-être des accélérations à un moment donné, des acquis universels qui nous propulsent plus vite vers la Transdivinisation. 

Car j’ai constaté une chose avec la Lumière divine, si la préparation vers un accomplissement est longue et laborieuse, sans effets apparent notable, l’accomplissement se fait d’un seul coup, ou tout se met en place spontanément comme les pièces d’un puzzle sans qu’on en ait soupçonné au préalable le résultat. Et tout s’éclaire alors, le long travail qui a eu lieu en arrière-plan pour que d’un seul coup émerge en plein lumière un accomplissement.

A priori, si le jour de Dieu arrive un jour sur cette terre, cela changera la nature physique de notre monde. On peut alors supposer que les êtres ascensionnés puissent y revenir plus facilement.

Jean-Michel Jutge

dimanche 25 mars 2018

Bouddhisme, Védanta et Lumière Christique


La non-dualité fait en général référence à l’unité intérieure. Celle-ci peut être réalisée de différentes manières.

Dans le bouddhisme par exemple, on parle de l’extinction du soi, c'est-à-dire à travers la méditation l’esprit se dépouille de tout ce qui l’encombre, le soi y compris. Comme c’est le soi qui est en conflit, duel, et la cause de la séparation d’avec le monde, son extinction met fin à la dualité. Mais il y a différentes étapes dans ce processus. En cours de route l’esprit peut perdre son identification, c’est le premier stade de l’éveil. 

Le soi n’a pas disparu mais nous ne vivons plus par lui mais par le cœur. Le 2eme stade, lorsque le soi n’est plus là, conclue l’unité de l’âme et de l’esprit, bien que l’âme ne soit pas forcement perçue dans son essence propre. Et le 3eme stade de l’éveil est l’établissement du corps glorieux, c'est-à-dire que vient se rajouter dans cette unité celle du corps vital, toutes les énergies de vie qui nous habitent. Probablement que les choses ne s’arrêtent pas là et que le corps physique puisse ultérieurement rejoindre cette unité, mais je ne connais personne ayant réalisé cela par la voie du Bouddha. La caractéristique de cette voie est qu’elle passe essentiellement par l’esprit.

Dans le Védanta par exemple, l’unité passe par la réalisation du soi. C’est exactement la démarche inverse de celle du bouddhisme qui cherche à se libérer de l’illusion du soi. Là au contraire on cherche à le comprendre, le connaître au plus profond de sa nature, jusqu’à aller dans son essence. Alors la conscience individuelle se fond dans le tout, la conscience totale. La dualité intérieure se résout car le soi devient lui-même universel, je suis tout et tout est moi. Concrètement il se produit une unité entre l’âme et la conscience, qui fait que le soi demeure établi dans l’âme, le cœur, en permanence.



Si l’on se réfère à la Lumière christique, comme dans la manifestation arésienne, le processus est encore différent. Le mécanisme vient de l’âme. Par exemple l’éveil de l’âme transforme et transfigure indifféremment le corps, les énergies, l’esprit et son contenu, pour leur donner une qualité divine. En chemin nous pouvons rencontrer les mécanismes d’unité précédents, mais à long terme c’est une unité totale du corps, de l’esprit et de l’âme à laquelle nous assistons. 

Une vie d’homme suffirait tout juste à réaliser cette unité-là, en considérant que nous y travaillions quotidiennement et de manière correcte. Mais elle implique aussi d’entraîner son environnement, sous peine de vite se retrouver submergé par les forces contraires qui s’opposeront à cet éveil là. Forces contraires qui de toute manière agissent en permanence sur nous, ce sont celles-là même qui nous rendent mortel. Il n’y a donc qu’une poignée d’humains qui a vécu cette transcendance, et encore pour la plupart il leur aura fallu quitter ce monde.

Mais avec l’avènement de la Lumière de Grâce, c’est un outil supplémentaire que Dieu a mis à notre disposition, et sa proposition est bien de réaliser cette unité tout en restant en ce monde, ce qu’il a appelé la Transdivinisation.

Jean-Michel Jutge


mercredi 20 décembre 2017

L'Intention Divine



L’intention divine est, a été et sera, toujours identique à elle-même, car hors du temps, quel que soit la force divine ou force de vie par laquelle elle choisit de passer. Il est dans la nature de Dieu de créer, et il a été dans sa nature de créer cet univers, comme il en a créé d’autres. Voici ce qu’il me montra à ce propos. Il crée un monde, une dimension, un univers, à partir de lui-même, et y installe des lois automatiques de fonctionnement. 

Mais pour que cet univers se maintienne, il doit s’en rendre absent. Ensuite il s’y introduit de différentes manières, mais avec parcimonie, pour le féconder, le faire évoluer, et contredire les lois qu’il y a installé. Au passage il crée une créature, qui sera dans ce monde, et qui le représentera, fera le lien entre ses hauteurs et l’univers qu’il a créé. Ensuite, à travers cette créature il s’incarne, spiritualise cet univers, puis le transcende tout entier dans la Lumière divine.

Dans notre univers cette créature c’est l’homme. Il vient juste de la choisir et lui donner une âme, à l’échelle de l’univers 12000 ans ce n’est rien. Mais cette créature n’a pas pris toute la mesure du cadeau qui lui a été fait, et en perdant l’âme se laissa de nouveau dominée par les instincts vitaux hérités de l’animalité. Ce qui crée cet espèce de paradoxe où nous sommes, mi « ange » mi « démon », tiré vers le bas et tiré vers le haut en même temps, confondant les deux natures, et surtout conscient de ce paradoxe existentiel, ne sachant comment l’aborder la plupart du temps. Cette réalité se reflète dans tous nos arts, et nous sommes capables du meilleur comme du pire.

Jean-Michel Jutge

dimanche 4 juin 2017

Le devenir de la Terre

Le devenir de la terre - Être artisan de la Lumière


Jean-Michel Jutge et Nicole Soucarrat.

Editions Elliance


Pour commander le livre suivre ce lien

Chapitre I - Extrait

Dieu et la Création


« ... Je Le vois alors comme une phénoménale sphère d'énergie et d'amour en pulsation animée d'une vie incroyable. L'univers est à l'intérieur de cette sphère mais je ne le vois pas, je ne vois que la surface extérieure de la sphère qui, des gouffres infinis de l'Absolu où je me trouve alors, est, en diamètre apparent, un peu comme le soleil. L'espace dans lequel je me trouve est le vide total, l'absence de tout. Une profonde paix entre en moi. Cet espace est la paix totale, la paix du rien, le vide au-delà de Dieu. Je contemple Dieu dont la surface apparaît en mouvement permanent dans les tons rosés, mauves, lilas. Puis je reviens en notre monde, mais la sphère de Dieu reste présente en mon cœur comme une sphère bouillonnante de vie et d'amour. J'ai l'impression de porter Dieu et la création dans mon cœur et qu'une partie de moi existe au-delà de Dieu. Il faudra que je plonge dans les profondeurs de ce néant pour en savoir plus. »


(« Les Mystères de la Création » - Jean-Michel Jutge)

C’est ainsi que je me retrouvais un jour, après avoir traversé le temps et l’espace, à l’origine de la Création elle-même, et dans les profondeurs incommensurables de l’Absolu. Ce voyage eut lieu en esprit, âme et conscience, alors même que le corps restait sur Terre en méditation ou relaxation, comme pour tant d’autres voyages. Ceci est une expérience vécue qui, pour autant qu’elle fût bouleversante, n’en représente pas moins une vision relative de la réalité divine.

Car rien n'est vide à part le néant présent dans le manifesté d'où émane le chaos. En Dieu, le vide n'existe pas. Et je m’en suis aperçu par la suite, lorsque j’y suis retourné. Le vide apparent n’était que la résultante de mon absence de perception, car rien en moi n’avait alors, à ce moment-là, capacité de percevoir la nature divine présente là, et elle se révéla par la suite, me faisant prendre conscience de la relativité de chaque expérience.

La théorie du vide d'où est issu le manifesté est parcellaire, elle ne rend pas compte des faits. Le vide est l'apparence pour l'esprit lorsqu'il pousse son éveil jusqu'à ses limites, il ne peut passer la barrière du vide apparent. Mais l'âme nous révèle aussi l'autre côté, la quatrième dimension comme l'a nommée un jour Jésus en ma présence, ce qui nous fait voir le plein non-manifesté comme à l'origine de tout le réel. Et je vais essayer d’en rendre compte dans le chapitre qui suit.

Ce que j'appelle Dieu est ce qui est à la source de l'Être, à l'origine de cette création. Le domaine de Dieu n'est pas dans cet univers, mais nous en portons un fragment dans le cœur, c'est ce qui nous différencie des autres règnes de la nature. Grâce à ce fragment nous pouvons aimer, créer, nous comporter comme des êtres libres. Nous avons une individualité, nous sommes capables d'évoluer et même de nous recréer. Nous avons une intelligence transcendante, nous pouvons trouver les sources de la vie et l'étendre. Nous pouvons voyager dans cet univers et parmi les étoiles sans avoir besoin de vaisseau, et nous pouvons découvrir les merveilles de la création. Nous pouvons connaître Dieu, pour le peu qu'Il veuille bien se révéler, car Il demeure éternellement inconnaissable dans son tout, et pourtant, le peu que nous pouvons en appréhender est totalement bouleversant et peut nous rendre immortels.

Et lorsque nous sommes au service de Dieu sans que ce soit un idéal, une philosophie, une religion, ou un déguisement pour ne servir que soi ; lorsque nous nous sommes suffisamment effacés pour qu'Il pénètre en nous et s'exprime à travers nous, alors Il est capable de grandes œuvres ; Il sait nous utiliser pour étendre et faire avancer sa création et l'évolution de l'humanité vers son épanouissement. Mais il est impossible de décrire Dieu. Tout être qui s'y risquerait ne pourrait que le réduire à sa propre expérience, appréhension et existence limitée, aussi vaste et près de la vérité soient-elles. Dieu est ainsi appelé l'Inconnaissable, l'Ineffable. Mais chaque être humain peut en expérimenter une ou plusieurs facettes, en prenant contact de sa propre initiative, ou parce que de ses hauteurs cet Être absolu a daigné porter un regard sur nous. J'ai été moi-même amené à expérimenter différents aspects du Divin. J'en rendrai compte parfois, et j'ai livré de nombreux textes.

Mais aucune description ne peut être exhaustive, et elle restera toujours rattachée à son auteur. Bien plus important est de permettre à chacun de pouvoir atteindre cet Ineffable et vivre dans cette communion où l'amour et la grâce sont toujours renouvelés et infinis dans leurs formes d'expression. Alors la vie prend tout son sens, et l'on n'est plus jamais seul.

La question de Dieu est complexe. D'une part dans sa nature originelle, Il est hors de ce monde, hors de cette dimension. D'autre part, Il contient toute cette création à l'intérieur de Lui. De plus, Il est hors du temps et de l'espace, donc pas de distance en Lui. Il n'est ni un point ni un infini selon notre conception spatiale. Toutefois, toute forme d'appréhension de sa nature nous Le fait voir comme une dimension, un espace, un point ou un infini, justement parce que nous sommes des êtres temporels et spatiaux. Seulement cette perception est paradoxale : comment percevoir un espace dans ce qui n'en a pas ? En fait, ce qui est révélé est notre propre espace, qui devient infini à son contact. Notre propre temps, qui devient éternel.

D’autres auteurs ont cherché à appréhender ou définir l’Absolu, le plaçant ou l’identifiant parfois à la création elle-même, Lui attribuant son impureté ou ses limites, ou bien laissant entendre qu'en Dieu sont contenues des zones de dualités ou d'ombres en évolution, ou en phase de perfection. Et dans le jardin d'Éden n’y avait-il pas deux arbres, l'arbre de la vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal ? Pourquoi Dieu a-t-il permis cette expérience de la connaissance et de la dualité ? Mais ces visions telles qu'exprimées là restent très limitées.

Pour l’âme, Dieu est partout, et sa Lumière sous-tend toutes choses, mais dans sa dimension propre, celle que l’on a nommé de 4e dimension. Cela ne veut pas dire qu’elle pénètre le monde. En ce monde le Divin n'est pas en toute chose. Sa sphère propre est « ailleurs ». S’il est exact de dire que tout ce qui est réel dans ce monde est aussi Dieu, cette nature divine est tellement éloignée de sa nature originelle qu'elle n'en est en rien comparable. Elle a perdu tous ses attributs originels, donc dans une nature limitée, temporelle dans la forme, remplie d'inconscience et d'obscurité, livrée à des lois automatisées. Dit autrement, tout ce qu'il y a de réel dans la création vient de Dieu, donc est Dieu, mais sous quel état ?! Un état tellement éloigné de l'état originel, que le présenter comme étant le Divin serait un mensonge intellectuel. Seule la vie à travers son expansion échappe à cette limite. Et seul celui qui a réalisé le Divin en son âme peut voir le Divin là où Il est dans la manifestation. Le Divin, ni ne contient, ni ne pénètre l'univers humain, ou si peu. Cela est encore en devenir.

Pourquoi cette forme « involuée » de la nature divine ? Parce que Dieu a fait la création à partir de Lui-même en y intégrant sa propre absence. Un tour de force paradoxal qui a créé la forme et la limite grâce à la présence de l'incréé, du néant, un néant qui nous pose beaucoup de problèmes car il est aussi à l'origine de toute l'ignorance, la souffrance, l'obscurité, l'illusion qui caractérisent l'homme et l'absurdité existentielle des forces contraires, simple reflet de la limite et du néant présents dans l'univers.

Si l'on doit parler de dualité du monde réel, elle n'est que là : Dieu/néant, et Dieu en est bien l'instigateur. Toute autre forme de dualité en est un sous-produit. Si en tant que créatures nous sommes les victimes de ce fait, Dieu a aussi placé une âme en nous, faite de sa nature originelle, et grâce à cela nous pouvons aussi transcender cette dualité. A cause de cela, de cette présence animique, Dieu s'est lié à nous et Il n'aura de cesse de permettre à l'homme de se transcender lui-même. Dans cette transcendance, l'homme conservera en lui sa nature de créature limitée, mais une limite qui aura su être organisée de manière à servir de pont entre la nature originelle et le néant total, cela afin de faire descendre cette nature originelle dans la création elle-même. En finalité toute la création sera rehaussée dans la nature divine pure, elle conservera une forme et un temps mais qui seront totalement illuminés, c'est-à-dire qu'il n'y aura plus de place pour l'obscurité, le néant, le vide total contraire à l'Être. D'une certaine manière tout le meilleur sera conservé et le pire aura disparu. Ce sera le premier sommet de l'évolution dans la perfection totale, là où tout le réel aura été extrait du faux. J'ignore ce que sera l'évolution de cette création au-delà car les lois seront différentes. Je sais simplement que cela ne s'arrêtera pas là.

De cette évolution en cours est né le monde rebelle, dont l'entité Lucifer est, sur un plan cosmique, l'instigateur. Mais l'existence du monde rebelle n'est qu'un accident dans ce plan, un risque qui a pris forme et qui sera résolu comme tous les autres produits du mensonge issus du chaos. Ce n'est qu'une anecdote dans le déroulement de l'évolution, peut-être pas la pire, et l’on ignore ce qui pourrait naître encore de l'obscurité dans l'avenir. Le choix de l'homme se porte simplement sur le fait de savoir s'il va nourrir ce qui procède de l'ombre, ou nourrir ce qui procède de la Lumière, c'est-à-dire participer à l'évolution totale, ou y résister. Dans cette perspective, l'arbre de la vie est l'arbre de la Parole, c'est-à-dire la Parole divine, celle que l'on retrouve en son Être lorsque Dieu lui parle. Et l'arbre de la connaissance du bien et du mal est devenu l'arbre du mensonge, c'est-à-dire l'arbre de la conscience illusoire et projective, qui souffle en notre esprit la pensée duelle et limitée. C'est la connaissance dans le sens commun du terme, la conscience non intégrée qui est projetée en permanence sur le monde et qui nous fait voir celui-ci en fonction de notre histoire et de nos conditionnements, sans même que nous nous en apercevions. Renoncer à l'arbre de la connaissance pour retrouver l'arbre de vie est tout un programme et, en vérité, tout le travail de retour vers Dieu. Renoncer à l'arbre de la connaissance, c'est renoncer au pouvoir, à la domination, au contrôle des choses et de l'autre, à la manipulation consciente et inconsciente, à l'orgueil, tout ce dont se nourrit Lucifer ou les autres esprits du même acabit, et que ces entités exaltent. Renoncer à l'arbre de la connaissance, c'est renoncer au savoir pour la simplicité, l'innocence, l'humilité, la soumission à l'Absolu, conditions nécessaires pour que Dieu entre en nous et reconstruise l'arbre de vie. Alors l'arbre de vie nourrira toute l'humanité, nous en constituerons chacun une branche et un fruit où tous pourront se nourrir et où la vie pourra grandir. Comprendre tout cela a son importance.

Donc, la création du monde physique est l'œuvre de Dieu. Mais pour que le monde physique se maintienne, Dieu a dû s'en rendre absent. Toutefois, de ses hauteurs, il continue à créer et à faire évoluer cet univers, notamment à travers la vie, pour une fusion finale du temporel et de l'intemporel, du manifesté et du non-manifesté. A ce titre, l'homme a un grand rôle à jouer et s'il doit s'occuper tout d'abord de lui-même et de la Terre, il sera amené également à s'occuper du reste de l'univers et des civilisations qui s'y trouvent.

Si l'absence de Dieu dans la création a laissé une place dont ont profité les forces contraires pour leur développement, celles-ci ne sont toutefois pas de nature matérielle. Mais à travers le vivant et notamment l'homme, elles peuvent établir un pouvoir sur la matière et les forces qui composent cet univers. C'est là, purement et simplement, un détournement de la vie et de l'évolution. Ce monde porte donc cette empreinte, ce que Dieu Lui-même nomme l’univers « rebelle », de manière beaucoup plus visible que l'empreinte du Créateur, Lui-même restant en arrière-plan à travers les lois qu'Il a inscrites dans la matière. La plupart des écoles gnostiques semblent avoir été prises dans l'apparence du démiurge et des pouvoirs qu'il a établis sur le monde. Mais ce démiurge n'est là aussi qu'une duperie du monde rebelle. Et si l'on cesse de regarder cet aspect-là des choses, et que l'on ne regarde plus que l'œuvre divine, la création apparaît d'une beauté époustouflante à travers laquelle peut se refléter notre âme.

Mais il ne faut pas se contenter de construire un système de compréhension intellectuel sans se donner aussi la possibilité d'expérimenter. Pour cela j'encourage toujours toute approche qui permette d'expérimenter la nature divine, sachant que de toute manière, cette expérimentation, aussi profonde soit-elle, sera toujours relative. Car aucune approche de l'Ineffable ne peut nous permettre de l’appréhender dans sa globalité. Si ce n'était le cas, cela voudrait dire alors qu'Il est limité. Ce que je veux dire c'est qu'une approche quelconque, même considérée comme complète, possède forcément une limite, et un Dieu circonscrit dans une limite ne pourrait être l'Ineffable dans sa totalité, mais seulement une partie. Gardons cela à l'esprit, aucun ne peut rendre compte de la totalité, ni moi, ni même aucun des plus grands sages, tout ce que nous pouvons faire, c'est L'approcher. Et dans cette approche nous allons différencier le manifesté et le non-manifesté. La limite entre les deux est bien définie et constitue celle qui existe entre ce qui est créé et ce qui est Le Créateur.

Le Créateur présente une constante à tous les niveaux de Lui-même, et en même temps des variantes en sa propre nature, cela étant à la fois relatif à cette nature et au sujet qui appréhende celle-ci. De par ce fait, tous ceux qui prennent contact avec Lui rendront compte d'un certain nombre de constantes, mais aussi de différences.

Le manifesté, lui, comprend tout l'univers et la création dans laquelle nous sommes, mais aussi toutes les dimensions plus ou moins subtiles, plans, etc… qui lui sont rattachés. Bien que dans le non-manifesté on trouve également des mondes, des plans, des dimensions diverses, celles-ci font partie en substance de la nature même de l'Absolu. Elles échappent à toutes les lois que nous connaissons de la manifestation.

Et puis, il existe des domaines d'intersection, étant liés à la fois au manifesté et au non manifesté. Comme on peut le voir tout ceci reflète une certaine complexité. Sur un plan humain nous retrouvons l'expression de ces différents aspects dans le microcosme individuel, celui-ci étant à l'image du macrocosme, tout en intégrant dans l'individualité elle-même un élément absolu purement transcendant. Mais la sphère même de l'Absolu est au-delà du microcosme et du macrocosme, des états psychologiques, de tout ce que nous connaissons, et même de la création. Mais prisonnière du microcosme est la particule divine.

J’utilise parfois le terme de « substance » lorsque je parle de la nature divine. Mais en sa nature propre le Divin est plus qu'une substance, la substance n'en est que l'effet palpable que l'on goûte au travers de l'une de ses expressions. Chacun de ses modes d'expression est un processus de développement de Lui-même dans une lumière, une intelligence, une créativité, un parfum, une force d'amour, etc… qui sont inhérents aux plans de l'Absolu d'où le processus tire sa source. Il faut préciser aussi que le Divin répond à l'Être en nous parce que l'Être en nous, répond au Divin.

Il n'y a pas de lien direct entre le Divin ou la nature de l'Être et le mental, qui font partie de modes d'expressions de deux domaines différents. Nous avons déjà exprimé que toutes tentatives de description ou de rationalisation de la nature de l'Être, du Divin, de l'Absolu resteront forcement réductrices, et il ne peut y avoir d'évolution du mental vers le Divin. Il faut le voir plutôt comme une mutation.

Par exemple dans l'expression supramentale le pouvoir vient d'en haut, pas d'en bas, l'homme ne monte pas, c'est le Divin qui descend, même s’Il finit par le faire monter aussi. Ainsi le pouvoir englobera même les êtres dénués de sphère mentale ou surmentale s'ils le permettent. Nous parlerons un peu plus dans le chapitre suivant de ce qu’est le Supramental.

Ou bien pour ce qui est de l'expression divine passant par le processus de la kundalini, si ce processus est ascendant, celui-ci ne fait que traverser la sphère mentale, brisant au passage quelques nœuds de cristallisation pour plonger ensuite dans la sphère divine. Le pouvoir de la kundalini et son développement sont un vieil héritage des acquis spirituels de l'humanité passée, mais parfaitement intégrés dans les processus actuels. Nous parlons ici uniquement des formes de la kundalini dont la nature est divine.

Quelle que soit la substance/force de l'Être que nous pouvons vivre au travers d'un processus d'expression divine, celle-ci est déjà une extériorisation du Divin dans le manifesté.

On peut se poser la question sur les attributs de Dieu : la liberté par exemple. Elle n'a pas de sens en Dieu où tout est tellement unitaire, fondu, immuable. La liberté de quoi ? Et par rapport à quoi ? Dieu est au-delà de la liberté, Il est Le Libre par excellence. Il est au-delà de l'amour car Il est l'Aimant, etc… Une chose m'étonnera toujours aussi, car lorsque l'on plonge dans la source la plus absolue, au sommet de tous les processus divins et que l’on s’y fond, on retrouve toujours le même parfum indifférencié du Suprême, c'est-à-dire sans différentiation entre un processus ou un autre. Pourtant, à chaque fois, de la source absolue, ce parfum unique engendre un processus créateur différent, ainsi je L'ai souvent vu créer à partir de rien, de Lui-même, quelque chose.

La différence entre la nature de l'Être dans l'âme personnelle et la nature de l'Être du Divin Lui-même est que le Divin n'a pas de forme. Mais Il peut se manifester de manière personnelle et individualisée s'Il le souhaite, car Il porte en Lui le Un. Et s'Il prend une forme, elle n'est qu'apparente car elle reste liée à la totalité de l'Absolu, elle n'en est qu'un prolongement. Même le Christ dans l'homme n'est qu'un prolongement du Dieu total et sans limite.

Ainsi, que la forme soit christique, supramentale, bouddhique (c'est-à-dire dans une forme divine qui caractérise l'essence même de l'éveil), qualifiée de Sat-Chit-Ananda ou autre, c'est toujours le même Absolu qui existe pour lui-même dans une unité fondamentalement omni-consciente et omnipotente, directrice, créatrice, aimante, libre et individuelle, c'est bien le sens du mot « Un ». Un Être qui peut présenter une infinité de manifestations mais qui dans celles-ci reste un tout fondamental sans distance ni séparation de chaque partie de Lui avec Lui-même, présent éternellement à sa propre présence en tout point de Lui-même et constituant son propre tout, en dehors duquel rien n'existe et est totalement seul, « Un » et indivisible en sa propre essence, n'est-ce pas le sens absolu du mot Individuel ? Ainsi l'individualité est bien un attribut de Dieu, et on retrouve celle-ci dans l'expression de l'Intelligence et de la Vérité lorsqu'elles s'expriment à travers n'importe quel esprit humain. Pour que cette individualité disparaisse dans l'homme, il faudrait que tous les éléments qui nous composent se fondent dans le tout, corps, âme et esprit. Les faits révèlent que cela n'arrive pas, même chez ceux qui en ont parlé. J'en témoigne : Sakyamuni, Jésus, Vallalar, Ramana Maharshi, Kalu Rimpoché, Jiddu Krishnamurti, Sri Aurobindo ou La Mère… On pourra s’étonner d’une telle énumération, mais dans le Ciel rien n’est séparé et l’on peut aisément retrouver un Être pour qui l’on connaît déjà une vibration. La spiritualité est universelle, c’est l’homme qui la morcelle créant les dogmes et les religions. Ceux-là et d’autres moins connus je les ai croisés au gré de mes voyages après qu’ils aient quitté cette Terre, là où ils ont bien voulu se montrer et tous conservent une forme d’individualité. On entend dire parfois que plus on rentre dans une transcendance, fut-elle la plus absolue, ou éternelle par rapport à quoi que ce soit de manifesté, de phénoménal, et moins l'individualité a de sens. Mais cela n'est vrai que dans le sens restrictif du terme, si l'on considère l'individualité humaine qui manifeste la forme et l’histoire, celle qui est projective, tout simplement l'identité arbitraire. Car c'est exactement l'inverse qu'il se passe. Mais tout en étant individuel, l'Absolu est aussi le Tout, l'Étalé, là où l'Alpha et l'Oméga se rejoignent, là où les extrêmes ne font qu'un, le lieu de tous les paradoxes.

Lorsque Dieu parle à notre individualité humaine, au plus profond de notre intimité, c'est individuellement qu'Il s'adresse à nous. Il peut apparaître comme une entité propre mais qui n'a pas de corps, qui est Être pur. Et en même temps, Il révèle sa Majesté qui est d'être au-delà de toute forme, tout concept, toute limite. On ne peut l'enfermer dans un schéma. Au moment où on croit Le saisir Il se révèle encore plus profond, plus au-delà que tout ce que l'on a pu croire. C'est chaque fois un vertige que la conscience humaine ne peut appréhender, mais que l'âme comprend alors dans la reconnaissance de sa propre nature, car cela nous construit alors. Mais les mots sont bien faibles pour en témoigner.

Imaginez. Je me rappelle cet exercice mental que l'on utilisait pour se représenter les dimensions de l'univers. Si le soleil est une orange, la Terre est une tête d'épingle située à plusieurs mètres, etc… Vous connaissez ?

Maintenant imaginez un univers infiniment vaste, bien qu'il ait une limite. Et bien tout cet univers n'est qu'une particule infiniment petite, perdue dans la substance de Dieu. Et dans cette infinie grandeur je n'en ai pas trouvé d'autre, d'univers physique j'entends. Mais cette infinie grandeur n'est rien face à une grandeur encore plus vaste, etc… J'ignore si la création physique est unique en son genre. La dimension divine est tellement plus vaste et plus riche que cet univers, que l'on se demande quel intérêt Dieu pourrait avoir pour lui et pourquoi Il a fait cela. Pourtant, il y porte autant d'attention et d'intérêt qu'en ses autres demeures. J'ai approché toutes sortes de dimensions de l'Absolu ; et même un domaine de l'Absolu de pure êtreté où l’amour infini naît d’une enstase de Dieu en Lui-même, ou d'autres choses encore au-delà, en deçà, etc… Et là comme ailleurs, dans toutes les dimensions divines, la Parole divine semble surgir de partout et de nulle part comme s'il s'agissait de son propre centre, mais Dieu n'a pas de centre bien sûr, Il est partout, dans tous les aspects de sa nature. Et chaque fois qu'on le regarde en face, Il nous révèle une de ses merveilles qualitatives.

On me demande parfois si le Suprême dans son Essence n'est pas impersonnel ou suprapersonnel. Suprapersonnel, j'aime bien ce mot, c'est bien cela, et personnel en même temps. S'Il a pu créer la forme, c'est bien parce qu'Il porte aussi cette capacité créatrice-là. Ses attributs sont multiples, Il est le Tout. C'est notre vision limitée qui nous empêche de voir ses différents aspects de manière unitaire. Mais si vous unifiez en vous le personnel et l'impersonnel, dans l'âme, vous pourrez peut-être en appréhender le sens. L'Être transcendant et l'Être manifesté immanent sont Un. Mais ils n'occupent tout simplement pas le même domaine, le dernier étant l'émergence du premier dans la manifestation. Dieu m'a montré comment il faisait pour créer la matière, la lumière, les mondes, les différentes parties de Lui dans l'univers, dans les trous noirs, et dans le cœur de l'homme, les anges. Tout cela je l’ai vu, tout le grand dessein divin de l'univers, et notre place dans celui-ci.

En tant que Créateur, Il pourrait tout faire, même dissoudre en cet instant cet univers, ou choisir une autre créature que l'homme pour Le manifester, etc… Alors, personnel ou impersonnel, Il porte tous les états. Et si l'individualité qui nous caractérise est un don divin, car sans elle aussi il ne pourrait y avoir de liberté, il ne pourrait y avoir non plus d'amour, de créativité ni d'expression divine. Dieu n'a pas de centre et se trouve au-delà de l'espace et du temps, et en même temps imaginez l'énergie qu'Il doit contenir pour avoir pu créer cet univers. Ce devrait donc être bien peu de choses pour Lui de se manifester d'une manière ou d'une autre. On peut alors se demander pourquoi Il ne le fait pas plus souvent, notamment dans l'homme qui lui sert de lien. Mais il y a des raisons à cela.

Le but de cette création est de la fondre un jour dans le Suprême sans qu'elle perde sa beauté existentielle. L'univers lui-même rentrera dans l'éternité. Qu'est-ce qu'il sera alors et que seront ses lois ? Je l'ignore.

Le sens de la vie n'est pas un éternel recommencement. Le sens de la vie est la vie elle-même, elle est l'essence même du Seigneur qui insuffle celle-ci à tous les niveaux de la création, chaque fois qu'Il s'y introduit d'une manière ou d'une autre, car la vie est Lui-même. L'orgueil de l'homme se l'approprie, mais notre vie, celle que nous portons en notre chair et notre âme n'est pas séparée de Lui. La vie est un lent processus d'évolution de la matière inerte vers sa source créatrice, qui est l'organisation du chaos, de l'incréé, par Le Créateur, vers une perfection où les deux seront parfaitement modelés l'un sur l'autre, comme le pot qui est modelé autour de son propre vide, afin que sa fonctionnalité soit parfaite. Ce qui revient à nous poser la question de la fonctionnalité de la création, donc de la vie qui l'habite. On ne peut répondre à cette question que si l'on sort de sa petite vie personnelle, pour voir la vie et l'évolution dans son ensemble, aussi loin que nous le permet notre nature, c'est-à-dire par le regard de Dieu Lui-même. La création apparaît alors comme faisant partie du processus d'évolution du Créateur Lui-même, car même s’Il est immuable en sa nature, Dieu n'est pas statique comme certaines traditions veulent nous le faire croire mais profondément évolutif. Il porte l'évolution en Lui-même et à ce titre, Il est dans sa nature de créer, dans l'inconnu permanent, l'amour et la vie. Rien ne se crée hors de Lui-même. Mais la transformation, vue de notre regard, se fait dans la forme.

Ce qui est au-delà du temps et de l'espace, même s'il porte une forme dynamique et évolutive, demeure en permanence dans la stabilité et le silence de l'Innommable. Ce n'est d'ailleurs pas la même forme et dynamique que celle que l'on rencontre dans la création, inutile donc de chercher à se la représenter, car ses lois en sont différentes. Mais Dieu a sa propre profondeur, et qui dit profondeur dit changement, une profondeur tellement inimaginable que la création toute entière n'apparaît plus que comme une particule infinitésimale. Cela a de quoi donner le vertige. Mais à la dimension de Dieu nul problème, et les dimensions sont tout à fait relatives, l'esprit peut devenir aussi vaste que cela, aussi profond que Dieu, ou aussi infinitésimal qu'une particule. Celui qui rompt la séparation d'avec l'Absolu devient celui-ci. Le reste de l'individualité reconnaissant sa propre origine se soumet, mais non pas la soumission qui se laisse dominer, mais celle qui s'abandonne au Souffle parce que ce Souffle-là est l'essence de Soi. Et sans ce Souffle nous devenons mortels, l'autre penchant de la vie qui n'est en fait que l'absence de vie, l'ignorance de notre nature.

Si vous envisagez la finalité divine, l'union du Créateur avec sa création, ceci n'est pas pour demain, et d'ici là l'univers entier aura évolué vers quelque chose que l'on ne peut imaginer encore. Mais ce n'est pas un pralaya tel que l'hindouisme nous le présente, cette vision est là aussi conditionnée par le monde rebelle qui présente les choses ainsi car cela sert ses desseins. En quoi la notion de pralaya sert les desseins du monde rebelle ? Parce que c'est un mensonge par rapport à l'Absolu Lui-même. Toutefois le monde rebelle sera dissout, et si le pralaya se réfère à cela ce n'est qu'un demi-mensonge, mais le monde réel sera sublimé dans le Divin. Ainsi, le devenir que présente le monde rebelle n'est pas celui du monde réel qui est la création divine. Dieu est Le Seul Vrai Existant, et tout ce qui est réel vient de Lui.

Dieu me montra cela ainsi, et je le relate plus en détails dans certains textes. Il crée une dimension, ici notre univers, à partir de sa propre absence, puis s'y rend présent, d'abord à travers une créature, ici l'homme, dont le devenir est de faire le lien entre cette dimension et le Divin. Puis le Divin s'installe petit à petit dans sa création tout en lui conservant sa forme et sa particularité, tout en la perfectionnant. Et lorsque la fonctionnalité de sa création est complète, que l'unité est totale, Il la sublime en Lui-même, elle devient une dimension divine. Là est la destinée de notre création. Si vous réalisez votre propre éternité, vous serez toujours là pour le voir, et vous participerez entièrement de cet événement. D'ici là, tout ce qui se trouve d’intermédiaire entre le monde physique et le monde divin, et qui n'est que le produit de la séparation entre Dieu et sa création, tout cela aura disparu.

 Jean-Michel Jutge

mercredi 1 mars 2017

Corps et Lumière



D’un point de vue absolu notre corps est maladif, limité, opaque, et incapable d’accepter la Lumière divine. Mais curieusement cela ne vient pas totalement du corps mais bien plus de la personne qui l’habite. 

J’ai connu des personnes handicapées, parfois dans une paralysie totale ou le corps n’était que souffrance. Mais capable de recevoir l’énergie ou la Lumière dans une grande ouverture. Et que dire de ceux qui se trouvent en fin de vie, et parce qu’ils lâchent, malgré la souffrance du corps, sont capables de recevoir la Lumière divine avec presque autant de réceptivité qu’un nouveau-né !

Car nous ne sommes pas qu’un corps. Nous avons aussi un esprit, et une âme, qui existent chacun sur leur propre dimension et cela est indépendant du corps.

Alors, malgré toutes les difficultés que l’on peut rencontrer au niveau du corps, de la maladie, de nos énergies bloquées, d’une psyché opaque et rebelle, nous pouvons agir sur un plan absolu et inconditionnel. Les clefs sont ici celles de l’ouverture et l’abandon de soi.

Mais il est tout aussi nécessaire d’intervenir sur les autres plans, travailler à la santé du corps, son équilibre et son hygiène, celle de nos énergies et forces vitales, et sur le plan de l’esprit et de la conscience, dans la mesure de ce qui est possible, mais sans cesser d’aller en ce sens. Cela afin d’optimiser notre condition au développement intérieur qui ne concerne pas seulement l’âme mais aussi tous les autres aspects de soi.

Jean-Michel Jutge

vendredi 22 mai 2015

Dieu


On se demande parfois pourquoi les courants spirituels ne convergent pas. En fait il existe bien une spiritualité universelle, et un plan divin unique, pour toute l'humanité, depuis des millénaires. Dieu a inspiré des prophètes, a envoyé des avatars qui le représentaient, a illuminé nombre de personnes. 

Dans le Ciel tous se reconnaissent, et travaillent main dans la main, Jésus, Bouddha, Mahomet, Elie, Zaratoustra, Krishna et d'autres encore, la liste est longue. C'est le même Dieu qui a parlé aux prophètes à l'origine du judaïsme, du christianisme, de l'islam. Et nous pouvons voir ce que les hommes en ont fait. Les religions sont la création des hommes et trop souvent ils les opposent, car par nature l'esprit de l'homme est dogmatique. Il ramène Dieu à son image, au lieu de chercher à s'élever et découvrir le vrai.

Jean-Michel Jutge

mardi 26 août 2014

La Matière Divine

On confond souvent le processus de divinisation du corps, avec celui de la matière. Il y a très peu de matière divinisée dans cet univers. On la rencontre au niveau de la particule divine lorsqu’elle est active, parfois dans les étoiles lorsqu’elles sont christiques, et dans les trous noirs. La matière divinisée, où qu’elle soit, émet un rayonnement sensible, transformateur, et de nature christique. La matière de la terre est destinée à être divinisée. 

Mais cela se fera d’un coup, parce que Dieu pourra s’y introduire, parce qu’une partie de l’humanité aura acquise elle-même la transcendance dans la Transdivinisation du corps, qui n’est pas ici le corps physique mais le corps biologique, pour un nombre suffisant d’individus permettant à Dieu de se rendre présent.

Ici l’immortalité c’est celle du corps biologique vivant sur terre. Un corps dont la matière physique est divinisée est automatiquement ascensionné et ne peut participer que ponctuellement à ce mécanisme car il ne peut rester en ce monde. Mais cette dichotomie devrait disparaître au jour de Dieu, lorsque la terre basculera dans la Lumière.

Jean-Michel Jutge

samedi 10 mai 2014

Le Salut

Le " salut " est le don divin de l'immortalité. Il peut se présenter sous plusieurs formes, dont celle de la transfiguration.

Le processus de transfiguration par la Lumière divine, lorsqu’il est actif en soi, a lieu sur tous les plans. Il s’agit de la mutation d'un élément physique, énergétique, émotionnel, psychologique ou autre qui nous compose, en une nature divine. Le creuset en est le corps, la matière première en est le chaos, le feu en est la puissance divine qui forge l'âme issue de cette alchimie. L'âme est le résultat de la transfiguration.

La transfiguration par la Lumière agit indistinctement sur tous les plans de soi, mais nous pouvons aussi apprendre à l'orienter plus particulièrement dans une direction ou une autre. Lorsqu'elle est complète elle a unifié le corps, l'âme, et l'esprit qui deviennent une seule et même chose, résultat des trois composés. Cette transfiguration peut engendrer l’ascension corporelle. Ce qui veut dire quitter ce monde avec son corps pour passer dans les mondes divins de la quatrième dimension. 

Si le processus de transfiguration est suffisamment avancé lors du décès, le corps est emporté avec soi dans l’ascension. Mais si par le décès le corps est laissé sur la terre, il ne s'agit pas d'ascension ni d'immortalité, mais au mieux d'éternité de l'esprit et de l'âme emportant avec eux une plus ou moins grande partie de la nature vitale sublimée, ce qui est déjà bien, car nous conservons la vie, la liberté et l'individualité consciente dans un au-delà subtil imprégné du Divin, poursuivant ainsi notre croissance spirituelle dans l'attente du jour de Dieu où le corps sera recréé.

Jean-Michel Jutge

mercredi 10 juillet 2013

La particule et la Lumière de Grâce


La particule divine est le seul aspect divin vraiment existant dans le corps physique. Qu’elle soit active ou non. Dans le processus de la Lumière de Grâce l’âme se développe principalement autour de la particule divine. La particule divine est impersonnelle, elle appartient à Dieu et en est une émanation, un fragment. L’âme est personnelle, elle naît de la rencontre entre le Divin, et notre personne, que celle-ci soit d’ordre mentale, psychologique, énergétique, émotionnelle ou physique. Car nous sommes des individualités composée de multiples éléments. 

Ces éléments se transforment et évoluent dans les aspects divins lorsqu’ils prennent contact avec un élément divin. Les éléments divins avec lesquels on prend contact peuvent être extérieurs ou intérieurs. A l’extérieur c’est Dieu lui-même, ou l’âme d’un autre individu, un aspect divin collectif existant, ou un vortex divin etc. A l’intérieur c’est la particule divine dans le cœur. Chaque fois que notre nature personnelle prend contact avec un aspect divin elle se spiritualise et l’âme peut grandir à travers cela, elle est le résultat de cette spiritualisation. Les comportements et les actes pouvant mener à ce résultat sont multiples, mais c’est un autre sujet.

Jean-Michel Jutge

vendredi 25 janvier 2013

Le rôle des anges



Voici quelques explications pour que l’on comprenne la relation qu’établi le Ciel avec les hommes. Car sans celle-ci les humains sont peu de choses, et ils continueront à subir les distorsions de leur nature et leurs souffrances. Comprendre donc de quoi il s’agit est important. Tout d’abord sachons que dans le Ciel il n’y a pas de hiérarchie. Il n’y a que le service et le don. Il n’y a personne qui dirige ou qui commande. Il n’y a que la suprême Intelligence qui souffle à travers tous les cœurs des êtres qui vivent en Dieu, celle-ci s’exprimant de multiples manières, et sous une infinité d’expressions possibles. 

Le rôle des anges dans cette grande fraternité est précisément de rendre compte, chacun selon sa nature, de cette infinité d’expressions. Ils sont une première extériorisation du Divin, dans l’absolu même, comme autant de doigts d’une même main dont la fonction est de créer. Et lorsque l’on sait qu’il existe des millions d’anges, on peut commencer à prendre la mesure du pouvoir créateur. Mais s’ils en sont la première expression, ils n’en sont pas la dernière, ou la plus dense. 

Celle-ci est dévolue à l’homme, l’humanité, créature divine en devenir qui n’est pas encore sortie de son cocon, et dont l’origine est issue de l’animalité encore bien présente dans notre biologie. Mais Dieu tire, tire sur l’âme, afin de la rendre droite, de créer ce lien entre sa créature et le monde céleste, lien sans lequel la nature divine ne pourra être conquise. Car il s’agit bien d’une conquête, dans le sens noble du terme, pour laquelle il faudra poser des actes précis, mais cela est une autre histoire.


Et donc j’en reviens aux anges, eux en haut et nous en bas. Quoi que vu par l’autre côté il n’y a ni haut ni bas, simplement une singularité dans les mondes divins qui s’appelle « Création » et dans laquelle nous vivons. Ainsi un ange ou un être céleste peut nous côtoyer sans que nous nous en apercevions, alors même que lui-même se trouvera toujours dans le ciel. Ce n’est pas une question de lieu mais de fréquence. De la même manière une entité basse peut nous côtoyer sans même que nous nous en apercevions, toujours une question de fréquence. 

Notre particularité humaine fait que nous portons en potentiel toutes les fréquences. Car nous avons le plus haut, à travers l’âme, et le plus bas, à travers le corps, et tout ce qui se trouve entre les deux. Selon donc comment nous orienterons notre regard, nous favoriserons donc l’une ou l’autre de ces fréquences, nous serrons nous-même des anges ou des démons, façon de parler.

Le choix de ce que l’on est, ou de ce que l’on veut être, nous incombe donc. Là est la liberté de l’homme. A chaque instant nous avons ce choix. A chaque instant nous sommes une chose précise. Et à chaque instant nous pouvons décider d’être autre chose. Ne pas le voir c’est manquer d’intelligence. Penser que cela est impossible c’est manquer de souplesse, d’esprit j’entends. Etre dans l’impuissance c’est manquer d’énergie. 

Mais commençons par sortir du mensonge. Le mensonge est dans la croyance, dans toutes les croyances, toutes les projections, tout ce que nous avons appris, tout ce que nous croyons savoir et qui nourrit si bien notre ego, notre puissance, lorsque ce n’est pas notre orgueil.

Si nous souhaitons voir la réalité, c’est à ce prix, mais un prix bien léger, car il s’agit de n’abandonner que ce qui est lourd et qui pèse à notre conscience, encore le mensonge de la croyance et des pensées qui nous soufflent à l’esprit ce qui doit être et ne pas être. Mais je m’éloigne encore du sujet, bien qu’il s’agisse là du premier nœud de mort dont il fasse se libérer, pour que les anges précisément puissent nourrir notre esprit et notre âme, dans la fonction qui
leur est dévolue.

Jean-Michel Jutge

mardi 13 novembre 2012

Au jour de Dieu


Certains se demandent s’il n’existerait pas un pouvoir divin qui pourrait passer par eux et mettrait fin de manière définitive à toute la souffrance et la limite humaine, manifesterait le Divin sur la terre. Peut-être ont-ils raison, l’idée est séduisante, et nombreux sont ceux à me l’avoir soumise. Il est même étonnant de voir qu’elle est inscrite dans la conscience collective comme un souffle qui tenterait de se généraliser. 

Mais force est de constater que personne n’a encore apporté la réponse. Et connaissant ce que je connais je me demande même si c’est une chose possible, venant d’un seul individu. Ce serait être déjà à la fin, au jour de Dieu, lorsque la planète entière bascule. Le fait est qu’en l’état actuel des choses la masse critique n’est pas encore atteinte pour cela, et seul Dieu sait si nous en sommes loin ou non. En attendant il faut continuer de travailler.

Jean-Michel Jutge

mercredi 17 octobre 2012

L'appel de Dieu


D’un point de vue spirituel la Lumière divine ne rejette personne. Si elle a des difficultés à se frayer un chemin vers l’humain, ce n’est pas parce qu’elle choisit ou qu’elle sélectionne, mais parce que les circonstances et l’obscurité de ce monde l’empêchent, ou tout simplement ne lui donne pas l’opportunité, de s’exprimer. 

Le problème ne vient pas de la Lumière mais de ce que sont les hommes et ce qu’est la nature de cet univers. Sinon cela voudrait dire que Dieu est bien cruel de laisser ainsi l’humanité dans ce qu’elle est. Ce qui n’est pas le cas. Dieu appelle en permanence, mais nous sommes sourds et aveugles. Tout le problème consiste donc dans un premier temps à essayer de retrouver la vue et l’audition envers les choses divines. Et mon propos se situe bien sur cela, il y a dans la nature de l’homme des déformations et des conditionnements qu’il faut savoir découvrir pour recréer cette sensibilité et ouverture. Ce n’est pas la Lumière qui va l’établir pour nous, tout au moins tant qu'elle ne nous a pas touché, justement parce qu’elle ne peut nous atteindre. 

C’est à nous de comprendre où cela ne fonctionne pas. Comprenons-nous cela ? Il y a là quelque chose que nous devons comprendre, car si nous attendons que ce soit la Grâce qui nous réajuste nous pourrions bien attendre longtemps.

Jean-Michel Jutge

dimanche 19 août 2012

L'âme, l'esprit et le Divin


L’expérience spirituelle est tellement vaste et diversifiée que l’on ne peut pas véritablement comprendre celle de l’autre en passant ou en prenant la sienne en propre comme référence. Pour cela il faut pouvoir communier avec celle de l’autre et en percevoir directement la nature. Pour cela également je n’interviens jamais, ou jamais sans l’avoir vérifié par moi-même, lorsqu’il s’agit de commenter la vie spirituelle de l‘autre.

Mais je noterai néanmoins quelques observations sur la manière dont les choses fonctionnent, qui concernent chaque individus , et pouvant servir de base de réflexion pour comprendre son expérience en propre.

L’âme peut avoir une vie propre indépendamment de l’esprit et sans que nous nous en rendions compte. Pour s’en rendre compte il faut que l’esprit et donc la conscience, aient ouverts un minimum de sensibilité sur l’âme.

L’âme est plus profonde que l’esprit mais elle reste soi, elle n’est pas dissociée de soi, même si, tant que nous vivons à travers un ego, nous pouvons la voir comme quelque chose d’extérieur à soi, car c’est principalement l’ego qui nous en dissocie.

Il faut différencier l’âme de tous les autres éléments qui peuvent faire partie de la nature de l’être. Par exemple il existe quantité d’archétypes divins, auxquels l’âme peut se rattacher, et que l’on perçoit comme extérieur. Mais dans tous les cas c’est aussi l’âme qui perçoit, on ne peut percevoir quelque chose de la nature de « l’Etre » sans que l’âme soit aussi impliquée, même si ça passe obligatoirement par l’esprit. Si l’esprit seul est impliqué, il ne percevra que des choses de la nature de l’esprit. Si l’âme seule est impliquée, il n’y aura tout simplement aucune conscience et sensibilité sur ce qu’elle pourra vivre, ou très indirectement.

L’unité de l’âme et de l’esprit se réalise par le cœur. L’unité de l’esprit et du Divin se réalise par le haut. L’unité de l’âme et du Divin se réalise lorsque les deux premiers sont réalisés. On peut donc voir que dans tous les cas l’esprit a un rôle important à jouer. Et autant lui et son contenu s’interposent habituellement entre la relation de l’âme et du Divin, autant c’est par lui que peut aussi exister ce lien.

Jean-Michel Jutge