dimanche 7 octobre 2018

Les processus Divins



Tout processus divin a la capacité de nous amener vers l’unité corps/âme/esprit – Mais certains sont plus longs que d’autres, car ils englobent beaucoup plus de choses, cela tient à la nature des forces divines mises en œuvre, leurs rôle et fonction. 

Certaines forces ciblent directement l’individualité humaine, le processus est rapide comparativement à d’autres qui ciblent des aspects de la création beaucoup plus vastes. Plus un processus englobe un nombre d’aspects important, plus il est long à réaliser. Pouvoir réaliser cette unité en une vie d’homme, cela reste exceptionnel, tout au moins en l’état actuel de la nature humaine. Mais si on travaille dans l’incarnation, cela est beaucoup plus long que dans l’élévation, car cela implique de transformer et d’entrainer en même temps que soi, tout l’environnement, au moins celui avec lequel nous sommes liés. 

C’est pour cela qu’un processus d’incarnation ne peut avoir lieu sans qu’il soit partagé, il doit être au moins en partie collectif. Mais peut-être que je me trompe. Il y a peut-être des accélérations à un moment donné, des acquis universels qui nous propulsent plus vite vers la Transdivinisation. 

Car j’ai constaté une chose avec la Lumière divine, si la préparation vers un accomplissement est longue et laborieuse, sans effets apparent notable, l’accomplissement se fait d’un seul coup, ou tout se met en place spontanément comme les pièces d’un puzzle sans qu’on en ait soupçonné au préalable le résultat. Et tout s’éclaire alors, le long travail qui a eu lieu en arrière-plan pour que d’un seul coup émerge en plein lumière un accomplissement.

A priori, si le jour de Dieu arrive un jour sur cette terre, cela changera la nature physique de notre monde. On peut alors supposer que les êtres ascensionnés puissent y revenir plus facilement.

Jean-Michel Jutge

lundi 3 septembre 2018

samedi 11 août 2018

L'unité corps-âme-esprit


L’unité corps/âme/esprit implique un mécanisme de transfiguration physique. Celui-ci entraine un changement vibratoire du corps lui-même qui est, selon le processus, souvent incompatible avec le fait de rester en notre propre monde. Notamment lorsque cette transfiguration a lieu au moment du décès, comme ce fut le cas pour Jésus ou Marie. 

Mais même le Swami Ramalingam, qui est resté 2 années sur terre dans un corps de lumière, a fini par partir. A ma connaissance le seul qui est encore ici est le Mahavatar Babaji. 

Mais s’il décidait de quitter ce monde cela nécessiterait probablement un changement vibratoire irréversible. On peut donc déterminer plusieurs possibilité évolutive vers la transfiguration, l’élévation de la nature vibratoire du corps qui l’emmène sur d’autres plans, la transfiguration au moment du décès dû à la traversée de l’âme à travers les différents corps et qui les entraine avec elle, et le processus d’incarnation du Divin à travers l’individualité physique et psychique qui est appelé Transdivinisation dans le processus de la Lumière de Grâce. 

Ce dernier processus est beaucoup plus long à mettre en œuvre que les précédents car la lumière divine doit pénétrer tous les chaos et l’obscurité auxquels nous sommes rattachés, impliquant une partie de ceux du monde. Alors que le premier processus ne nécessite qu’une élévation personnelle, mais tout de même pas si évidente que cela. Et le deuxième processus une élévation de l’âme qui soit suffisamment conséquente pour entrainer les autres corps au moment du décès. Dans tous les cas rien ne se fait sans Dieu.

Jean-Michel Jutge

mardi 12 juin 2018

Amour et relation



L’amour est bien souvent absent des relations humaines. Les êtres humains relationnent par projection de leurs pensées, des sentiments, des désirs, des peurs, des idées préconçues, des connaissances, des intérêts, de l'expérience, de l'image des autres, du monde et de soi. Lorsque l'amour est là, l'autre est vécu comme une partie de nous-même. Ce ne peut être qu'un évènement vécu dans l'instant avec quelqu'un de présent à notre âme. Dans ce cas-là l'amour lie les âmes.

Mais cet amour crée en même temps une empreinte dans l'esprit, le corps, les énergies et les émotions, avec d'autant plus de force que l'amour est profond. Cette empreinte peut rester longtemps avec la même impression que l'autre est une partie de nous-même. Mais l'empreinte si elle n’est pas intégrée conditionne l'affect et est de nature narcissique. De plus, elle peut finir par tuer l'amour présent qui nécessite une relation toujours neuve, et il ne reste plus alors que les sentiments.

Approfondissons la question. La plupart des individus se vivent séparés de l’autre. Et chaque fois que l’on se vit ainsi, cela dénote de notre isolement intérieur et notre absence d’amour. Nous ne parlons pas ici des sentiments qui sont autre chose.

Dans cette situation la relation est de projection. Et plus nous sommes séparés, plus nous sommes hermétiques, cristallisés. La cristallisation est le résultat de l’ego et de l’expérience, l’attachement au passé, à soi et à l’image.

Inversement, l’ouverture accepte l’autre en nous, accepte le monde, que cette acceptation soit douloureuse ou plénière, car l’ouverture rend vulnérable. Et l’ouverture n’accepte pas l’univers seulement sur le plan de la conscience. Car nous ne sommes pas que des êtres de conscience. Nous sommes un corps physique, nous sommes vivants, doués de conscience et d’esprit, et par surcroit habités par l’âme, même si celle-ci est peu développée ou existante seulement potentiellement. Tout cela fait que dans l’ouverture nous acceptons l’univers à travers nos différents aspects et tous ces aspects peuvent en garder une trace, physique, énergétique, sensorielle, émotionnelle, psychologique, animique… 

En fait la relation nous construit sur tous les plans. Et la relation avec l’autre, vécue dans l’amour, nous construit tout autant sur tous les plans. Ce sont simplement différents niveaux de profondeur, l’image n’étant que le niveau le plus superficiel et personnel. Lorsque ces traces ne sont pas naturellement ou de manière volontaire intégrées, elles forment un voile qui est conditionnement du corps, de la chair, du vital, de l’émotionnel, de la psyché, et cela forme notre nature psychoaffective. Ainsi, une nature psychoaffective non intégrée est toujours de nature narcissique, car elle ne voit plus l’autre, elle ne voit qu’elle-même, et elle voit l’autre à travers elle-même.

Voyons cela sous une autre facette. L'amour dont on parle n'existe que dans la relation, quel que soit l'objet de cette relation. L'amour peut naître aussi de la relation avec l'Absolu, et la vie elle-même. Lorsqu'il y a relation, et que celle-ci s'achève, ce qui reste c'est l'image, le souvenir du vécu. L'amour, lui, est toujours neuf. Sinon ce ne serait pas l'amour. Nous pouvons vivre perpétuellement en situation d'amour, mais pour cela il faut être libre de l'image. Le cœur est alors ouvert, il est en chaque chose, et chaque acte passe par l'amour.



L'amour vient de l'âme, il peut donc transcender l'espace, et les âmes peuvent rester en unité même dans l’éloignement. L'amour qui résulte de l'unité des âmes n'est qu'une particularité de l'amour. Lorsque cette unité est dynamique et jusqu'à ce qu'elle soit rompue, l’extase de l’amour s'intensifie de manière exponentielle et l’on devient l’autre dans une magie existentielle qui n’a d’égale que dans l’unité avec Dieu.

Mais pour un couple où l'amour est focalisé sur l’autre se rajoute l'attraction, le plaisir, le désir et plein d'autres choses. Tout cela forme un amalgame avec des conséquences diverses.

Prendre conscience de tout cela ne détruit pas la relation mais peut lui donner une autre qualité.

Si nous étions tous en relation par l’amour et par nos âmes, il n’y aurait plus de problème en ce monde, et chacun vivrait l’autre en lui-même. L’existence serait une joie immense pour tout le monde, on voit très bien qu’on en est loin.

En ce qui concerne la conscience, elle porte tout ce que l’humanité a pu produire, du saint au criminel. Et lorsqu’on quitte l’identification au soi et qu’on plonge dans cette conscience, on peut tout y rencontrer. Car il n’y a qu’une seule conscience pour toute l’humanité, pour la nature, pour la création, bien qu’elle forme toutes sortes d’égrégores auxquels nous pouvons nous rattacher et qui constituent aussi l’histoire du monde. 

Par exemple si je me dis français et que je suis patriote, je fais le choix de me rattacher à cet égrégore là en particulier et de me laisser alimenter par lui avec toutes les formes consciences qu’il véhicule, auxquelles j’adhère ou non dans ma liberté. Cela fonctionne de la même manière pour le terroriste qui fait le choix de s’identifier à une idéologie du crime, même s’il met d’autres mots dessus. Donc effectivement nous portons tout en potentiel, mais nous avons la liberté d’accepter ou de rejeter ce à quoi l’on peut s’identifier, donc de laisser pénétrer ou non une conscience, une idéologie, une pensée, un système etc. auquel on va s’identifier. 

Ceci, c’est la manière dont fonctionne la conscience, car ce dont je parlais précédemment est autre chose, l’amour et l’unité des âmes. S’ouvrir au monde c’est s’ouvrir à l’humain, au réel, il ne s’agit pas d’adhérer ou de s’identifier à quoi que ce soit ou qui que ce soit. Malheureusement on confond trop souvent l’humain, et le fait que cet humain s’identifie à un système corrompu. Le problème n’est pas l’humain mais bien l’identification. Si l’on veut régler les problèmes du monde, cela ne peut se faire qu’en modifiant cette nature, il n’y a pas d’alternative. Et on ne peut commencer que par soi.

Jean-Michel Jutge


samedi 5 mai 2018

La colère



La colère est une énergie mais qui est bloquée. Elle est d’ailleurs de la même nature que celle de la peur, mais elle fonctionne de manière différente.

Généralement, nous avons deux attitudes face à la colère, soit nous la projetons sur quelqu’un jusqu’à se mettre en colère, ce qui libère l’énergie mais au détriment de quelqu’un d’autre. Soit nous la refoulons, mais là c’est nous qu’elle détruit, parfois jusqu’à créer une maladie. La projeter sur quelqu’un peut résoudre le problème de la colère, mais ce n’est que temporairement, car dans ce cas les causes ne sont jamais résolues et peuvent même se renforcer. Et l’énergie finit toujours par se cristalliser, jusqu’à ce qu’elle se manifeste de nouveau dans la colère, ou dans la peur selon les tempéraments.

En général elle est bloquée car nous vivons avec des structures psychologiques cristallisées. Sur le plan de la conscience c'est l'ego, les idées et images auxquelles nous adhérons et nous identifions qui créent cette cristallisation, avec toutes les chaines de conscience associées. Pour un travail de fond et pour s'en libérer définitivement, on ne peut pas dissocier la colère du reste de soi, tout est lié.

Donc la meilleure manière de résoudre définitivement la colère et de mettre fin à sa propre violence, est de comprendre toute la structure qui se trouve derrière elle, désirs, frustrations, orgueil, blessures, idéaux etc. ce qui participe là encore d’un travail de connaissance de soi.

Sur un travail ponctuel, il faut arriver à libérer l'énergie de la colère en en voyant la nature et en cherchant à la faire circuler. Mais il n'y a pas de recette magique, il faut appliquer le travail intérieur jusqu'à en avoir l'intelligence dans la spontanéité et à ce que notre nature change.

Jean-Michel Jutge

dimanche 25 mars 2018

Bouddhisme, Védanta et Lumière Christique


La non-dualité fait en général référence à l’unité intérieure. Celle-ci peut être réalisée de différentes manières.

Dans le bouddhisme par exemple, on parle de l’extinction du soi, c'est-à-dire à travers la méditation l’esprit se dépouille de tout ce qui l’encombre, le soi y compris. Comme c’est le soi qui est en conflit, duel, et la cause de la séparation d’avec le monde, son extinction met fin à la dualité. Mais il y a différentes étapes dans ce processus. En cours de route l’esprit peut perdre son identification, c’est le premier stade de l’éveil. 

Le soi n’a pas disparu mais nous ne vivons plus par lui mais par le cœur. Le 2eme stade, lorsque le soi n’est plus là, conclue l’unité de l’âme et de l’esprit, bien que l’âme ne soit pas forcement perçue dans son essence propre. Et le 3eme stade de l’éveil est l’établissement du corps glorieux, c'est-à-dire que vient se rajouter dans cette unité celle du corps vital, toutes les énergies de vie qui nous habitent. Probablement que les choses ne s’arrêtent pas là et que le corps physique puisse ultérieurement rejoindre cette unité, mais je ne connais personne ayant réalisé cela par la voie du Bouddha. La caractéristique de cette voie est qu’elle passe essentiellement par l’esprit.

Dans le Védanta par exemple, l’unité passe par la réalisation du soi. C’est exactement la démarche inverse de celle du bouddhisme qui cherche à se libérer de l’illusion du soi. Là au contraire on cherche à le comprendre, le connaître au plus profond de sa nature, jusqu’à aller dans son essence. Alors la conscience individuelle se fond dans le tout, la conscience totale. La dualité intérieure se résout car le soi devient lui-même universel, je suis tout et tout est moi. Concrètement il se produit une unité entre l’âme et la conscience, qui fait que le soi demeure établi dans l’âme, le cœur, en permanence.



Si l’on se réfère à la Lumière christique, comme dans la manifestation arésienne, le processus est encore différent. Le mécanisme vient de l’âme. Par exemple l’éveil de l’âme transforme et transfigure indifféremment le corps, les énergies, l’esprit et son contenu, pour leur donner une qualité divine. En chemin nous pouvons rencontrer les mécanismes d’unité précédents, mais à long terme c’est une unité totale du corps, de l’esprit et de l’âme à laquelle nous assistons. 

Une vie d’homme suffirait tout juste à réaliser cette unité-là, en considérant que nous y travaillions quotidiennement et de manière correcte. Mais elle implique aussi d’entraîner son environnement, sous peine de vite se retrouver submergé par les forces contraires qui s’opposeront à cet éveil là. Forces contraires qui de toute manière agissent en permanence sur nous, ce sont celles-là même qui nous rendent mortel. Il n’y a donc qu’une poignée d’humains qui a vécu cette transcendance, et encore pour la plupart il leur aura fallu quitter ce monde.

Mais avec l’avènement de la Lumière de Grâce, c’est un outil supplémentaire que Dieu a mis à notre disposition, et sa proposition est bien de réaliser cette unité tout en restant en ce monde, ce qu’il a appelé la Transdivinisation.

Jean-Michel Jutge


samedi 24 février 2018

L'aide de Dieu



Il reste très difficile d’instaurer le Divin dans la vie de chacun, car cela dépend toujours en premier des individus, pas du Divin ni de l’aide qu’on pourrait recevoir. Sinon nous comprenons bien que tout aurait déjà été fait, et que le monde ne serait pas dans l’état dans lequel il se trouve. Les habitants du pays où l’on se trouve ont autant besoin d’éclaircissement que ceux de n’importe quel autre lieu sur la terre. Et il n’est pas moins ou plus difficile à chacun de résoudre ses problématiques en propre. Elles changent simplement en fonction des circonstances, de nos conditionnements et d’autres facteurs encore. 

L’aide de Dieu n’est pas plus proche à certains qu’à d’autres. Et c’est bien parce que l’on arrive soi-même à se placer dans les bonnes conditions intérieures, que Dieu peut s’introduire, et changer notre existence. Si on ne peut créer ces conditions intérieures, qui ne dépendent de personnes d’autre que de soi-même, on pourra participer à toutes les activités spirituelles que l’on veut, se placer sous la lumière divine la plus puissante que l’on trouve, Dieu ne pourras pas s’introduire ni rentrer dans notre vie. Mais si on comprend le sens de cette ouverture, alors où qu’on soit, quoi qu’on fasse, il pourra être là et peut nous changer. Je présente les deux situations extrêmes, bien entendu pour que l’on comprenne cela. Je l’ai déjà expliqué de multiples manières. Il est important de méditer sur cela et d’en comprendre le sens.

Jean-Michel Jutge