samedi 5 mai 2018

La colère



La colère est une énergie mais qui est bloquée. Elle est d’ailleurs de la même nature que celle de la peur, mais elle fonctionne de manière différente.

Généralement, nous avons deux attitudes face à la colère, soit nous la projetons sur quelqu’un jusqu’à se mettre en colère, ce qui libère l’énergie mais au détriment de quelqu’un d’autre. Soit nous la refoulons, mais là c’est nous qu’elle détruit, parfois jusqu’à créer une maladie. La projeter sur quelqu’un peut résoudre le problème de la colère, mais ce n’est que temporairement, car dans ce cas les causes ne sont jamais résolues et peuvent même se renforcer. Et l’énergie finit toujours par se cristalliser, jusqu’à ce qu’elle se manifeste de nouveau dans la colère, ou dans la peur selon les tempéraments.

En général elle est bloquée car nous vivons avec des structures psychologiques cristallisées. Sur le plan de la conscience c'est l'ego, les idées et images auxquelles nous adhérons et nous identifions qui créent cette cristallisation, avec toutes les chaines de conscience associées. Pour un travail de fond et pour s'en libérer définitivement, on ne peut pas dissocier la colère du reste de soi, tout est lié.

Donc la meilleure manière de résoudre définitivement la colère et de mettre fin à sa propre violence, est de comprendre toute la structure qui se trouve derrière elle, désirs, frustrations, orgueil, blessures, idéaux etc. ce qui participe là encore d’un travail de connaissance de soi.

Sur un travail ponctuel, il faut arriver à libérer l'énergie de la colère en en voyant la nature et en cherchant à la faire circuler. Mais il n'y a pas de recette magique, il faut appliquer le travail intérieur jusqu'à en avoir l'intelligence dans la spontanéité et à ce que notre nature change.

Jean-Michel Jutge

1 commentaire:

Daniel Rolland a dit…

C est aussi une belle energie de transformation ....Ce qui s exprime au travers de la colere merite d etre accueilli avec le plus d attention possible. Plonger au milieu de cette vibration en gouter tous les contours en nous meme peut deboucher sur bien des surprises. Je parle d en gouter le ressenti un peu comme on ecouterait une note de musique repetitivement pour accorder un instrument. L ecoute de la colere rend libre ce mouvement en soit. Desormais on peut se preter au jeu ...ca devient une fausse colere dans laquelle on se voit mimer le truc alorss qu a l arriere on se tortille de rire. Et les coleres des autres sont tout autant accueillies avec l interret bienveillant face a la bombe qui vient d exploser et qui devoile ce que la structure cachee masquait.