
Comme l'objet est volatile, impossible à posséder, sauf s'il l'accepte dans sa liberté, donc impossédable tout de même, l'on s'enferme tout seul dans cette boite ne voyant pas que c'est cet acte même qui nous isole de l'objet, de l'autre.
Toutes les autres souffrances, de nature affective, en découlent. Mais le problème n'est ni le désir, ni les peurs, ni l'instinct de possession, car l'on peut aussi aimer se laisser posséder, mais le " je " qui est au centre qui n'est que l'image de soi, le soi qui vit tout ça ; qui est une illusion ne voulant pas disparaitre. Étant une illusion, tout ce qui s'articule autour ne peut être consistant.
Il est nécessaire de voir le " je ", le respirer, le dissoudre, le fondre dans la Lumière. Et l'on sera libre. Étant libre, non pas de l'autre mais de soi-même, l'on pourra aimer sans image, et l'autre est là.
Jean-Michel Jutge
Il est nécessaire de voir le " je ", le respirer, le dissoudre, le fondre dans la Lumière. Et l'on sera libre. Étant libre, non pas de l'autre mais de soi-même, l'on pourra aimer sans image, et l'autre est là.
Jean-Michel Jutge