mardi 26 mai 2020

Environnement et Libération



J’ai bien conscience que l’environnement humain ne favorise pas un travail de libération. Car toute la structure humaine, le mouvement social, pousse en sens contraire. Pourtant c’est au milieu de cela qu’il faut agir, et qu’il faut faire. Et plus on avance, plus on devient sensible à ce décalage, entre notre démarche, et la tendance commune. Le réflexe qui nait est alors le protectionnisme, et parfois l’isolement. 

Mais le protectionnisme et l’isolement ne font que contribuer à maintenir la tension interne. Il faut comprendre que ce n’est pas la solution, même face à la peur. Et donc apprendre à accepter cette vulnérabilité est nécessaire. Le monde est brutal, blessant. L’amour, la compassion, la compréhension par l’autre, auxquels chacun aspire légitimement font souvent défaut. 

Mais c’est aussi au milieu de cela que l’on avance, et si on ne peut apprendre à l’autre à être différent, nous pouvons essayer d’être par l’exemple et commencer à aimer soi-même, ce qui veut dire là aussi accepter la vulnérabilité. Ce mouvement fait aussi partie de l’ouverture dont j’ai déjà parlé. Il nous faut créer ce qui fait défaut à la nature humaine, et cela ne peut commencer que par soi .

Jean-Michel Jutge

samedi 11 avril 2020

Être Cosmique



L'essence de Dieu vit en tous les hommes. Le problème est de pouvoir la réveiller, faire en sorte qu'elle devienne vivante, dynamique, expansive. Car le mode de vie actuel de l'être humain ne favorise pas cela, tout est fait dans nos sociétés pour étouffer l'âme naissante. De fait, le pouvoir qu'a établie la personnalité sur notre nature humaine ne permet pas un éveil de cette âme. Mais en potentiel, tout être humain a la capacité de laisser pulser Dieu en lui.

 Dans cette expansion, nous devenons des êtres cosmiques. Non pas symboliquement, mais notre âme peut englober tout l'univers, porter les étoiles en elle, les galaxies et le cosmos, et même créer dans cet univers et dans son unité avec le Divin. Là est le rôle que Dieu a donné à l'homme lorsqu'il lui a offert une âme. Retrouver cette ascendance divine et cosmique, universelle, fait partie du développement intérieur. Nous sommes nées de la Terre, mais nous sommes nés aussi des astres et des étoiles, pas seulement physiquement parlant, mais aussi à d'autres niveaux existentiels, plus profonds que notre matière.

Jean-Michel Jutge

samedi 7 mars 2020

La peur


La peur est une énergie qu'il faut apprendre à remettre en circulation. Lorsqu'elle est là il suffit de la regarder telle quelle, en tant que sensation, sans son objet, sans la fuir. Elle atteint alors un paroxysme puis disparaît, l'énergie est libre. Cela demande un peu d'apprentissage pour que ce soit efficace, car ce n'est pas une attitude naturelle face à la peur et cela ne vaut que pour les peurs psychologiques. 

Nous parlons ici de la peur que l’on projette sur l’existence, et qui nous fait perdre le contact avec la réalité. 

La peur reste le problème central de tout être humain. Aborder le problème de la peur est un élément important de toute démarche intérieure, et il est nécessaire d’apprendre à vivre avec la peur de manière à ce qu’elle ne soit plus un problème. Mais le savoir ne sert à rien si on en reste là. La prise en connaissance des choses ne constitue que l’information de départ, mais elle n’a aucun pouvoir transformateur. 

Dans cette démarche c’est l’intelligence qu’il faut développer, et la créativité face aux peurs. La connaissance doit déboucher sur des actes. Les actes à poser face à la peur nécessitent d’identifier les problèmes, connaître ses peurs, ne plus les fuir, et plonger en elles afin d’en libérer l’énergie. Mais tout ceci s’apprend, ce n’est pas inné, il faut s’y prendre petit à petit, essayer et réessayer, particulièrement dans les moments de calme et de paix, jusqu’à ce que le processus d’intégration des peurs soit naturellement installé. 

Alors la peur n’est plus synonyme de souffrance, mais d’évolution, car elle devient chaque fois un mouvement libérateur de l’énergie et de la conscience. Et cela crée l’ancrage. Chacun a l’entière liberté de se pencher ou non sur la question. Et c’est à chacun d’en apprécier ou non la pertinence.

Jean-Michel Jutge

lundi 3 février 2020

Le processus de la Lumière de Grâce



Trois phases de développement passent par le processus de la Lumière de Grâce.

La première est la phase de la sensibilisation. Cela se résume à être mis en contact avec les forces divines, de manière sensible tout d’abord, puis de manière consciente, et à faire en sorte qu’elles se développent en soi. C’est un contact qui passe par l’esprit. Ensuite il est nécessaire de le mettre en œuvre aussi souvent que possible dans nos vies quotidiennes, pour que les forces divines soient actives même lorsqu’on ne les travaille pas.

La seconde est la phase d’enracinement pour ainsi dire, c’est un enracinement qui se fait dans le cœur, et qui a lieu lorsqu’on a suffisamment développé la première phase et que la Lumière pénètre suffisamment profondément pour aller toucher le cœur. L’âme est alors nourrie et la particule divine sollicitée. Dans la seconde phase c’est la prise en charge des forces et leur intériorisation qui compte.

La question d’un conflit éventuel entre nos deux natures, celle de la personnalité, et celle de l’âme en développement, ne se pose que dans les deux premières phases où subsiste une identité. Le conflit se résout par la collaboration de cette identité, ou même l’effacement, c'est-à-dire la mort intérieure qui est beaucoup plus présente dans la troisième phase.

La troisième phase part du cœur lui-même, la particule divine est active et émet un processus de rayonnement. L’espace divin du cœur se développe et l’âme croît indistinctement dans les aspects du corps, de nos énergies ou de la conscience. C’est dans cette phase plus particulièrement que rentre en œuvre les mécanismes de mort intérieure. Ici c’est l’abandon de soi qui compte, l’apprentissage de la mort intérieure et la dissolution du soi, car le soi est l’obstacle principal. Plus le soi saura se fondre dans l’âme, plus celle-ci gagnera en créativité, en intelligence et en amour, et plus son rayonnement pourra pénétrer le corps et les énergies vitales pour leur transformation. 

La mort intérieure est complète lorsque l’individualité, l’ego se sont fondus dans l’âme, avec une renaissance qui se fait à travers elle. Nous sommes alors la Lumière, le Christ intérieur, et à la source du processus. Il n’y a plus alors de distinction entre les deux natures.

Jean-Michel Jutge

mercredi 25 décembre 2019

Le Mystère



Dieu m’avait montré un jour que c’était la même force qui était à l’origine de toutes les créations, la même source créatrice. Il avait appelé cela « le mystère ». C’est la même création qui passe dans le ventre de la femme par la croissance du fœtus, qui passe dans la galaxie par la création de la vie mais aussi à Arès lorsque Dieu s’y est manifesté ou dans la procréation des espèces. 

En l’occurrence c’est par la maitrise et la libération de cette force que l’on peut agir sur notre propre recréation, physique j’entends. Mais elle est enfouie sous des tonnes d’obscurité, au fond de l’organisme, et pour l’atteindre il faut avoir libéré l’esprit des vicissitudes du moi, mais aussi libéré et transmuté toutes les forces vitales, psycho émotionnelles, psycho affectives, et avoir plongé dans les mécanismes profond du corps, de la biologie, ceux hérités de l’espèce, pour peut-être trouver la source universelle de la vie, celle qui a poussé les premières molécules à devenir vivantes, les premières cellules à s’unifier pour former un organisme et recevoir plus tard la conscience à travers l’animal, et une âme à travers l’homme. 

Si cette force se manifeste en premier lieu dans la sexualité, c’est parce que là se trouve encore les mécanismes de création originels. Quelque part, tout au fond, derrière tout ce qui conditionne le mouvement humain, cette force pousse encore et toujours la vie dans l’évolution. Et cette source est reliée et unie à toutes les sources créatrices. Ce n’est pas la kundalini, c’est encore autre chose, et c’est le plus grand mystère que l’humanité aura à découvrir pour son immortalité.

Jean-Michel Jutge

mercredi 13 novembre 2019

Mort Intérieure et processus Christique


Le processus de la Lumière de Grâce en se développant à partir de l’âme finit par créer une double nature, celle qui part de la personnalité psychique, et celle qui part de la personnalité animique. Les deux peuvent coexister mais aussi parfois se contredire, chaque fois que la personnalité psychique va à contresens de l’âme. D’où l’importance d’une collaboration et d’un alignement de la personnalité psychique, c'est-à-dire du moi, ou de l’ego, qui doit créer les conditions du développement de l’âme, et accepter au final de perdre ses pouvoirs au profit des vertus de l’âme, jusqu’à ce que l’identité du moi elle-même finisse par se fondre dans l’âme. Il n’y a plus alors de double nature, nous devenons l’âme elle-même après être passé par la mort intérieure.

Les mécanismes de la mort intérieure et ceux du lâcher prise sont universels et s’adressent à l’homme de tout temps. D’autres en ont parlé avant moi, d’autres en parleront après moi, chacun à sa manière, et cela tant que ces processus ne seront pas choses naturelles et accomplis au sein même de la nature humaine. Car force est de constater que s’il n’y a rien de nouveau, tout cela n’a pas encore été réalisé dans les fondements de la nature humaine, et peu s’intéressent encore à la question.

Il faut d’ailleurs distinguer ce qu’on appelle la mort intérieure dans le processus de la Lumière de Grâce, et le mécanisme du « lâcher prise » tel qu’on en parle habituellement. Le lâcher prise implique la conscience et l’esprit, il n’y a pas besoin de l’âme pour cela, ni même d’une quelconque intervention divine. D’ailleurs l’intervention divine ou l’âme compliquent en général la question du lâcher prise, car en responsabilisant l’individu sur un plan universel elles déplacent le problème et le travail ne peut plus avoir lieu sur le seul plan de l’individu. Il implique alors les mécanismes de la conscience collective. Pour ne prendre qu’un exemple, si l’on aborde la question du lâcher prise à travers le bouddhisme d’où il est en grande partie issu, le processus d’éveil mis en œuvre ne concerne que l’individu et se limite à sa propre problématique sans qu’il y ait besoin d’une intervention de Dieu ou de l’âme. Une simple libération des peurs entrainera le lâcher prise, ce qui est déjà beaucoup et un gros travail pour certains.

La mort intérieure dans un processus christique correspond à une extinction du soi et une renaissance dans l’âme. Ce n’est pas une réalisation du soi. La conscience n’est pas réalisée, elle meurt et l’identité avec, c’est pour cela qu’on parle de mort intérieure. La renaissance se fait dans une autre nature, celle de l’Être, et dans une nature universelle. Cela participe de la transfiguration de l’esprit, on rentre dans l’éternité, ou l’immortalité de l’esprit qui devient indissociable de l’âme. Cela n’a rien à voir avec le concept de réincarnation.

Alors, tout ceci sont différentes directions d’évolution qui s’offrent à l’homme. Il y en a d’autres. Et autant l’individu que l’humanité sont libres de choisir là où ils veulent aller, même dans l’autodestruction. Pour ma part je ne cesserai de toujours chercher à aller plus loin, mettre à la portée de l’humain le résultat de mes découvertes, et l’inciter au changement, avec les quelques outils dont je dispose.

Jean-Michel Jutge

lundi 16 septembre 2019

La mort intérieure


La mort intérieure est un renouvellement qui remet de la vie là où elle avait disparue. C'est se rendre de nouveau disponible au neuf et à l'inconnu. Dans la mort intérieure nous disparaissons, mais nous renaissons aussi à la vie, à la joie, à l'amour, à chaque instant. Chaque jour devient nouveau, et seul l'instant est réel.

Cela n'empêche pas de se construire une vie telle qu'on le souhaite et la créativité est présente. Car la mort intérieure ne se fait pas dans la résignation. Dans la résignation l'ego et le soi subsistent, simplement ils se résignent à leur condition, ou se rendent insensibles en se fermant et se repliant sur eux-mêmes. C'est aussi une mort mais qui est autodestruction et non renouvellement.

 Pour aller vers la mort intérieure existe plusieurs approches. Le processus de la Lumière par la voie christique le déclenche automatiquement à un moment donné, mais cela réclame un travail constant et quotidien d'incarnation de la Lumière à travers nous, jusqu'à ce que dans un premier temps elle s'enracine dans le cœur, et dans un deuxième temps elle dissolve l'ego. Après cela, le processus devient naturel et à lieu à chaque instant, le passé n'interfère plus avec le présent.

Jiddu Krishnamurti parle aussi de la mort intérieure, cela passe par la compréhension du temps, des mécanismes de la pensée, de la projection, et du soi.

Jean-Michel Jutge