vendredi 17 mai 2013

Basculer la conscience


S’il était simple de faire basculer sa conscience dans la conscience divine, il y aurait déjà beaucoup de monde qui l’aurait fait, et le monde serait déjà probablement changé. Car les personnes motivées en ce sens ont été et sont encore nombreuses pour cela. Et celles qui demandent à Dieu pour les mêmes raisons également. Mais voilà, il ne suffit pas de demander, d’être motivé, de vouloir que ça change. Car le problème est structurel et ne dépend pas de nos intentions. Et donc il faut arriver à modifier la structure, et pour cela trouver les actes et les non-actes qui le permettent.

Et de plus ce n’est pas forcément les mêmes actes pour tout le monde. Il n’y a donc pas de modèle idéal. Le seul modèle est celui que l’on trouvera pour soi-même, dans notre créativité. Au passage il faudra se dépouiller de tous les modèles de référence, même si ceux-ci sont authentiques, en espérant que la grâce finira par agir, car même là ça ne dépends plus de nous. Tout ce que l’on peut faire c’est se rapprocher au mieux structurellement parlant de l’alignement, et Dieu fera le reste. Sachant qu’il existe tous les jours des situations qui nous en éloignent.

Jean-Michel Jutge

vendredi 19 avril 2013

La joie


La joie est un choix de vie, comme l’amour, dans lesquels nous décidons de rentrer sans plus accepter de se laisser atteindre par quoi que ce soit. Mais nous n’en comprenons pas le sens. Nous confondons joie et plaisirs, amour et sentiments etc. De même la simplicité vient lorsque l’on est libéré de tous les encombrements de l’esprit qui nous poursuivent quotidiennement et que nous entretenons volontairement sans nous en rendre compte et par ignorance. 

On pense légitime un certain nombre de choses qui en fait nous détruisent. Il faut donc voir le danger d’un certain nombre de comportements intérieurs pour s’en défaire et ne plus jamais les approcher. Et pour cela il est nécessaire de s’étudier soi-même, de toutes les manières possibles, ce qui est tout un art, sans se prendre la tête, en cherchant en premier lieu la non-dualité, l’harmonie, les choses belles, et en refusant toute compromission qui nous paraîtrait douteuse et pourrait nous entraîner dans des distorsions desquelles il est très difficile ensuite de s’extraire.


Un exemple simple, il existe dans la vie quantité de situations qui peuvent pousser chacun à mentir. Au fisc, à la loi, aux personnes proches, aux voisins, lorsque des intérêts sont en jeux, ou même parfois de manière légitime …

Mais lorsqu'on se rend compte que chaque mensonge justifié ou non entraîne une distorsion de la conscience qui nous rend ensuite aveugle sur nous-même ou les autres, on rejette le mensonge, on reste vigilant à ce qu’il ne s’exprime plus jamais à travers soi, et on plonge même à l’intérieur de soi pour le démasquer et l’empêcher d’apparaître à notre insu par toutes les années de conditionnement que nous portons. 

Il en est de même du jugement, de la colère, la jalousie, la haine, l’envie,  etc. qui sont autant de poisons qui nous détruisent et nous poussent à détruire l’autre, la liste est longue, je ne vais pas les énumérer ici.

Chercher à se défaire de tout cela pour créer un état intérieur sain et positif est tout un art que chacun doit apprendre et pour lequel il n’y a pas vraiment de recette, mais pour lequel nous sommes entièrement responsables. C’est un changement créatif volontaire, ça ne se fera pas tout seul. Et on peut apprendre aussi de ceux qui nous ont précédés.

Jean-Michel Jutge

mercredi 20 mars 2013

Solitude

Les autres ne peuvent combler notre sentiment de solitude, c’est à nous de le comprendre et de nous en libérer. Car chercher à le combler en passant par les autres est un cercle sans fin qui loin de régler le problème ne fait que l’amplifier dans le temps.

Cela n’empêche pas d’établir des contacts et des relations d’échange, mais elles rentreront dans une dimension humaine de relation, pas pour combler un vide. Si ce vide est trop important et ingérable il est bien évident que nous devons le considérer en tant que tel et se faire aider, mais il me parait tout aussi important d’apprendre à gérer cette dimension de soi-même et à l’aborder comme une situation structurelle à faire évoluer, intérieurement parlant.

Jean-Michel Jutge

vendredi 22 février 2013

La fatigue



Dans nos civilisations la fatigue est souvent quelque chose de chronique. Cela va de pair avec nos modes de vie, notre état psychologique, émotionnel et affectif, et notre état de santé. Et le monde moderne avec sa technologie ne favorise pas un ressourcement. La santé, chacun fait ce qu'il peut avec les moyens dont il dispose pour la garder, et il en est de même pour le bien-être.

Mais la réalité est que le corps se dégrade avec l'âge, et, hors la maladie, il faut une action quotidienne pour pouvoir arriver à compenser cette dégradation, quand cela est possible. Et encore, beaucoup ne savent pas comment procéder, ou n'ont pas la volonté de faire quoi que ce soit. Les moyens que nous allons trouver pour cela viendront de notre exploration, et seront uniques à notre personne. Ce n'est pas quelqu'un qui nous apportera cela sur un plateau, nous devons apprendre à découvrir et utiliser ce qui fonctionne pour nous, et nous permet de conserver la vitalité de chaque organe.

Car ce qui va fonctionner pour l'un ne fonctionnera pas forcement pour l'autre. A cause de cela je conseille toujours de chercher les réponses dans différentes directions.

Jean-Michel Jutge

vendredi 25 janvier 2013

Le rôle des anges



Voici quelques explications pour que l’on comprenne la relation qu’établi le Ciel avec les hommes. Car sans celle-ci les humains sont peu de choses, et ils continueront à subir les distorsions de leur nature et leurs souffrances. Comprendre donc de quoi il s’agit est important. Tout d’abord sachons que dans le Ciel il n’y a pas de hiérarchie. Il n’y a que le service et le don. Il n’y a personne qui dirige ou qui commande. Il n’y a que la suprême Intelligence qui souffle à travers tous les cœurs des êtres qui vivent en Dieu, celle-ci s’exprimant de multiples manières, et sous une infinité d’expressions possibles. 

Le rôle des anges dans cette grande fraternité est précisément de rendre compte, chacun selon sa nature, de cette infinité d’expressions. Ils sont une première extériorisation du Divin, dans l’absolu même, comme autant de doigts d’une même main dont la fonction est de créer. Et lorsque l’on sait qu’il existe des millions d’anges, on peut commencer à prendre la mesure du pouvoir créateur. Mais s’ils en sont la première expression, ils n’en sont pas la dernière, ou la plus dense. 

Celle-ci est dévolue à l’homme, l’humanité, créature divine en devenir qui n’est pas encore sortie de son cocon, et dont l’origine est issue de l’animalité encore bien présente dans notre biologie. Mais Dieu tire, tire sur l’âme, afin de la rendre droite, de créer ce lien entre sa créature et le monde céleste, lien sans lequel la nature divine ne pourra être conquise. Car il s’agit bien d’une conquête, dans le sens noble du terme, pour laquelle il faudra poser des actes précis, mais cela est une autre histoire.


Et donc j’en reviens aux anges, eux en haut et nous en bas. Quoi que vu par l’autre côté il n’y a ni haut ni bas, simplement une singularité dans les mondes divins qui s’appelle « Création » et dans laquelle nous vivons. Ainsi un ange ou un être céleste peut nous côtoyer sans que nous nous en apercevions, alors même que lui-même se trouvera toujours dans le ciel. Ce n’est pas une question de lieu mais de fréquence. De la même manière une entité basse peut nous côtoyer sans même que nous nous en apercevions, toujours une question de fréquence. 

Notre particularité humaine fait que nous portons en potentiel toutes les fréquences. Car nous avons le plus haut, à travers l’âme, et le plus bas, à travers le corps, et tout ce qui se trouve entre les deux. Selon donc comment nous orienterons notre regard, nous favoriserons donc l’une ou l’autre de ces fréquences, nous serrons nous-même des anges ou des démons, façon de parler.

Le choix de ce que l’on est, ou de ce que l’on veut être, nous incombe donc. Là est la liberté de l’homme. A chaque instant nous avons ce choix. A chaque instant nous sommes une chose précise. Et à chaque instant nous pouvons décider d’être autre chose. Ne pas le voir c’est manquer d’intelligence. Penser que cela est impossible c’est manquer de souplesse, d’esprit j’entends. Etre dans l’impuissance c’est manquer d’énergie. 

Mais commençons par sortir du mensonge. Le mensonge est dans la croyance, dans toutes les croyances, toutes les projections, tout ce que nous avons appris, tout ce que nous croyons savoir et qui nourrit si bien notre ego, notre puissance, lorsque ce n’est pas notre orgueil.

Si nous souhaitons voir la réalité, c’est à ce prix, mais un prix bien léger, car il s’agit de n’abandonner que ce qui est lourd et qui pèse à notre conscience, encore le mensonge de la croyance et des pensées qui nous soufflent à l’esprit ce qui doit être et ne pas être. Mais je m’éloigne encore du sujet, bien qu’il s’agisse là du premier nœud de mort dont il fasse se libérer, pour que les anges précisément puissent nourrir notre esprit et notre âme, dans la fonction qui
leur est dévolue.

Jean-Michel Jutge

samedi 5 janvier 2013

Urgence pour l'humanité


Il y a une urgence de changement pour l’humanité, collectivement et individuellement parlant. Sur le plan spirituel et intérieur, le travail, des deux points de vue, est démesuré. Je fais, et quelques autres font tout ce que l’on peut pour faire avancer les choses, avec nos limites et notre créativité.

Le problème n’est pas de répondre aux désirs et aux craintes de chacun, cela est de toute manière impossible, mais de permettre à chacun de pouvoir y répondre lui-même et par lui-même, dans une attitude juste et évolutive, en essayant de voir ce qui conditionne effectivement notre nature humaine, ce que j’essaie de mettre en évidence ici.

Dans cette optique, la vraie question n’est pas de savoir si nous allons vivre des sensations particulières ou trouver le bonheur, l’équilibre, la plénitude, mais si nous avons pu acquérir les instruments intérieurs et extérieurs pour progresser dans notre liberté. Car c’est tout ce que nous pouvons faire. Le reste ne pourra s’exprimer que sur cette base.

Jean-Michel Jutge

vendredi 14 décembre 2012

Avoir l'esprit léger

























Dans toute démarche spirituelle il y a nos sentiments profonds, et ce qui font nos craintes, ou nos désirs, aspirations, idéaux etc. Tout cela est lié à l’insatisfaction. Il n’y a pas de craintes sans désirs, et il n’y a pas de désirs sans insatisfaction. Je ne vais pas m’étaler sur la manière dont la psyché fonctionne autour du moi et de ses sentiments, on trouve tout cela par ailleurs. 

Ce que je veux mettre en évidence, c’est que tout cela se projette sur les situations de notre vie spirituelle et risque fort d’agir comme un voile à une appréciation juste du travail fourni. La crainte de ne pas atteindre son but, de ne pas éveiller l’être spirituel ou je ne sais quoi d’autre appellera le problème, simplement parce que psychologiquement nous sommes  déjà avec cela et que cela conditionne notre comportement.

C’est un mécanisme commun, mais qui dans le travail qui nous occupe doit être vu pour ce qu’il est afin de pouvoir en sortir. Cela agit comme un poids qui s’oppose au travail lui-même. C’est une chose très importante. Avoir l’esprit léger permet d’être réceptif au neuf et à l’inconnu.

Jean-Michel Jutge