samedi 15 août 2009

L'esprit et la conscience

L'autre point qui a son importance est le rapport entre la conscience et l'esprit. La conscience a principalement pour rôle la reconnaissance, nous parlons bien entendu de la conscience ordinaire, pas de la conscience divine qui intègre en elle d’autres qualités. C'est-à-dire que c'est la conscience qui nous permet de reconnaître les choses. De tous les événements qui se passent en cet instant à l'intérieur de votre esprit il se trouve un certain nombre de chose que vous n'allez pas fixer, que vous allez bien vivre mais qui ne feront que passer. Pour ces choses l'instant d'après c'est comme si elles n'avaient pas existé pour vous, parce qu'elles n'ont pas laissé de trace à l'intérieur de vous. Hors, les événements qui vont laisser une trace ce sont les événements que vous allez fixer dans votre conscience. Est-ce que vous comprenez cela ? Et la mémoire que vous portez de ces choses n’est rien d’autre que la manière qu'à le cerveau de se connecter à la conscience.

Mais la conscience n'est pas seulement la somme de toute la mémoire. Dans toute cette conscience se trouvent aussi de nombreux éléments qu'on ne peut se mémoriser car ils se trouvent à des niveaux trop profonds pour cela, comme les mémoires organiques et en générale notre mémoire est très sélective, très limitée dans ses capacités. Et il n’y a qu’en ouvrant notre conscience sur la conscience totale que l’on peut avoir accès absolument à toutes les mémoires et tous les aspects de la conscience.

Penchons nous un peu plus sur la biologie interne de l'organisme, et considérons l'être intérieur animique comme n’étant pas étranger au corps mais faisant parti de notre véritable nature humaine. C'est-à-dire qu’il est un héritage en tant qu'être humain, le véritable habitant de ce corps. Parallèlement à cela se trouve également la construction de notre personnalité qui elle est soumise au conditionnement. Dans cette approche, nous ne pouvons que constater que l’esprit est lui-même soumis à la vitalité et fonctions pulsionnelles du corps et à la volonté de la personnalité à travers le moi et l'ego, l’esprit n’est pas libre. En général l'esprit est dirigé par tout cela.

Par exemple si vous avez peur de quelque chose toute la tension de votre esprit est tournée vers cette peur, soit dans un mouvement de vigilance soit dans un mouvement de fuite. Dans la fuite on essaie de se voiler la réalité, on ne veut pas voir, on ne veut pas prendre contact avec la réalité qui nous fait peur, d’où le mouvement de fuite. Là l'esprit est soumis à la volonté et l’exigence de « la peur ». Ou lorsque vous avez un désir pulsionnel, qui fait parti du domaine du vital, de l'animalité de l'être humain, toute la tension de l'esprit est portée vers l'objet du désir, avec toutes les projections de la conscience qui vont avec. Avec un peu d’observation vous pouvez comprendre le fonctionnement de tout cela. L'esprit est dans ce cas soumis à l'instinct, à l'animalité, au moi ou au corps.

Mais l'esprit en lui-même fait aussi parti de notre nature humaine. On le porte indépendamment de tout ce dont je viens de parler et de toute notre personnalité. Hors, comme tout le reste de notre nature, cet esprit doit aussi pouvoir entrer en unité avec la Divinité, avec l'absolu.

Et lorsque l'esprit s'ouvre vers l'absolu comme on essaie de le faire à travers le processus de la Lumière, il perd petit à petit ses liens avec la nature inférieure et il établit des liens avec la nature supérieure. Et plus ce contact va être étroit et plus cela va aller dans ce sens. C'est à dire qu’à un moment donné il n'est plus commandé par la nature inférieure mais il devient, il apparaît, il se forge sous la volonté supérieure. Il est difficile de trouver les mots adéquats pour décrire cela. Hors, les lois qui régissent cette volonté supérieure ne sont pas les mêmes que les lois qui régissent la nature inférieure. Cela est compréhensible. Ce qui veut dire que le mouvement de l'esprit ne va plus être soumis à une nature inférieure ou de moins en moins au fur et à mesure du développement du processus.

Plus on va l'ouvrir à la nature supérieure et plus la loi de la nature supérieure va s'exprimer au sein de cet esprit, puis à travers l'esprit au sein de la conscience et au sein de l'organisme. Ainsi l’objectif principal de cette ouverture est d'essayer de faire rentrer la lumière au sein de l'esprit pour que justement le contrôle de notre nature rentre petit à petit sous le contrôle de la Divinité.

Alors il arrive un moment où il y a véritablement un basculement, c'est-à-dire que plus rien de l'esprit n'est soumis à la nature inférieure et il est totalement au service de la nature supérieure. Je dis au service, mais en réalité il n'y a plus de séparation. Le Divin est présent au sein même de l'esprit.

Dans tout ce développement, et même s’il y a une partie de nous qui est Divine, le Divin en tant que tel nous dépasse largement. La partie du divin en soi est personnelle et s’établit dans le cœur autour de la particule divine. Mais il existera toujours la partie du Divin qui est infini, infiniment plus vaste, et qui nous échappera toujours en tant qu’être ineffable. Cet Ineffable n’est accessible que par le lien, par l'unité que l'on peut établir avec Lui, sachant que cette unité elle-même construit l’âme dans la découverte et l’ouverture permanente à cet inconnu. Ainsi la totalité du Divin restera toujours inaccessible à l’homme. Par contre toute notre nature personnelle doit et peut être Divinisée, ce qui est tout un travail et un tout un autre problème.

Nous pouvons donc considérer ce double aspect dans notre relation au Divin, l'aspect du lien que l'on peut établir avec le Seigneur incommensurable et l'aspect de l'incarnation de ce Divin dans notre nature pour transformer toute cette nature. Ce sont deux problèmes et deux approches différentes. Il est possible de travailler sur les deux bien entendu.

Jean-Michel Jutge

dimanche 19 juillet 2009

La vie après la mort

L'être humain se pose beaucoup de questions sur ce que peut-être la vie après la mort, questions toutes légitimes, car notre particularité est que nous sommes conscient d'être, et cet être, si nous ne l'avons pas étouffé sous des tonnes de conditionnements vit et sent ce paradoxe de la vie et de la mort comme anormal.

Ce qu'à été notre vie sur terre conditionne notre vie dans l'au-delà, et la majorité des individus ne trouvent guère de salut dans cet au-delà. La vie y est à l'image de ce qu'est le monde, et même pire, car nous ne possédons plus le corps, et avec lui nous perdons cette extraordinaire liberté que la vie organique nous confère. En cet instant, vous avec le choix de vous lever ou non de votre chaise, votre volonté vous dirige.

Mais dans l'au-delà, si vous n'avez pas construit une âme conséquente dont la force suppléera à la perte de votre vie, vous finissez par perdre à plus ou moins long terme vos forces vitales acquises grâce à votre incarnation. Oh pas tout de suite, et certains arrivent à se maintenir des siècles, car le temps ne s'écoule pas de la même manière de l'autre coté. Mais la mort vitale finit par arriver, et le spectre par chuter dans les limbes ou d'autres sphères guère réjouissantes. J'en ai vu grand nombre, de ces sphères, en étant sous bonne protection, car y plonger vous imprègnent de leurs natures perverses, et il faut une bonne raison pour y aller.

Et pour les humains que j'y ai vu ce n'était guère la joie, et c'est peu dire. Alors que font les pouvoirs supérieurs ? Ils agissent. On n'imagine pas tout ce qui est mis en oeuvre pour changer cet état de fait. Mais on n'imagine pas non plus l'importance des pouvoirs de Lumière qu'il faut mettre en oeuvre pour ne serait-ce qu'ouvrir les plans, y faire pénétrer le divin et les pouvoirs transformateurs, ou y sauver les entités humaines qui s'y trouvent afin de les faire monter sous des cieux meilleurs. Et même là encore, s'ils s'y trouvaient, ce n'était pas pour rien, c'est à dire que ce fut pour la plupart le résultat de l'inconséquence de leur vie et l'absence de vie spirituelle salvatrice, car nous sommes des êtres mortels, et malheureusement nous ne savons pas voir plus loin que ce mur de la fin de notre vie sur terre, et bien souvent ce qui s'y passe après compte peu.

Pour ne donner qu'un exemple, il existe dans l'au-delà des champs de batailles où les spectres revivent indéfiniment leurs faits de guerre et leur mort avec tous les traumatismes que cela comporte, et pire encore qui revivent également ceux de leur voisin qui se trouve là dans les mêmes circonstances, un simple regard dans ces sphères peut rendre fou celui qui n'y est pas préparé, et il y a pire encore, les mondes de la Géhenne ne sont pas un mythe. L'au-delà n'est donc pas très réjouissant. On peut penser que c'est horrible, et c'est vrai, quel Dieu a pu faire cela ! Mais tout cela n'est que le produit des hommes et de son ignorance.

Ces mondes ont pour une part été crées par la conscience pervertie conjuguée des hommes et des démons, pour une autre part sont nés du chaos et de l'état inachevé de la création, et pour une autre part encore nés du monde rebelle, cet univers qui a été créé dans l'univers de Dieu par de puissantes consciences qui l'ont rejeté. Qu'on les appelle Asuras ou autre n'a pas d'importance. Mais l'homme pourrait échapper à tout cela s'il n'avait pas détourné son regard du divin. Le problème est là, Le Seigneur des mondes a voulu donner à l'homme la possibilité de le seconder dans cette création, car il ne pouvait intervenir directement sans risquer de l'anéantir.

Ainsi l'homme a vocation d'être cocréateur. Mais le fait est que tous les pouvoirs contraires se sont ligués contre lui afin de l'empêcher d'accomplir cette vocation. Et c'est ainsi que la terre devient l'enjeu d'une guerre cosmique et transcendante où s'affrontent à leur manière la Lumière et les ténèbres. Et nos propres guerres ne sont que l'effet apparent et extériorisé de ces ténèbres, car nul être intelligent ne saurait cautionner une guerre. L'homme vit comme un pantin soumis à ses instincts primaires et son ego hypertrophié, l'un produit de la nature, l'autre du monde rebel.

Alors face à cela que peut-on faire ? Si les mondes de l'au-delà dans lesquels se trouvent les humains n'ont pas encore été tous purifiés c'est bien parce qu'ils sont liés à l'homme et à tout ce que j'ai cité précédemment. Et si l'on comprends la difficulté qu'il peut y avoir à changer ses propres instincts et orgueils, on comprends alors toute la difficulté que peuvent avoir les mondes de Lumière ou le divin à changer les différentes sphères. Et il n'y a que parce que l'homme va évoluer, dans sa chair, son esprit et son âme, qu'il pourra alors intervenir sur toutes les sphères qui lui sont liées. Ainsi le sort pour ces spectres est étroitement lié au devenir de l'humanité. Et parce que chacun d'entre vous accomplira l'oeuvre de transformation de la conscience, du corps et de l'énergie, alors cela se répercutera sur les dimensions correspondantes, et le changement final de la terre illuminera toutes les sphères qui lui sont attachées.

J'ai décris là la situation extrêmes de ceux qui n'avait pas ou peu d'âme développé, ou de psychique si l'on préfère. Mais entre ceux-là et ceux qui vivent dans les sphères divines avec un psychique conséquent, on voit tous les intermédiaires. Il y a des situations cristallisées, des situations évolutives, des situations dégénératives. Mais dans tous les cas c'est ce que l'on aura fait dans le courant de notre vie et quelques fois même son dernier acte, qui conditionnera la suite. A partir de là, sortir d'une situation inconfortable ne dépend plus de nous mais plus souvent de la Grâce qui peut éventuellement s'exprimer en ces mondes à travers tous ceux qui oeuvrent pour la fécondation et la transformation de ces sphères.

Jean-Michel Jutge

samedi 4 juillet 2009

Les 3 foyers

En fait trois foyers existent dans l'être humain, l'un dans la tête, là où s'enracine la conscience ordinaire, et qui forme l'égo psychique, un autre dans le cœur, là où s'enracine notre nature sentimentale avec son égo correspondant, et le troisième dans le ventre correspondant au vital et son égo, celui dépendant des peurs et des désirs. Chaque être humain est dominé par un ou plusieurs de ces foyers, en général un prédomine, les autres se modelant autour.

Mais tous nous portons les mêmes distorsions de base dans chacun qui sont inhérentes à la structure de nos corps subtils. Seule la forme qu'empruntent ces distorsions feront les différences. Ainsi, tout le monde a des peurs, tout le monde a des désirs, tout le monde a des sentiments, de la conscience, de l'orgueil etc. et tout le monde a des entités dans son être vital, et pas que là d'ailleurs. Le paradoxe, c'est que nous pouvons posséder à la fois le diable et l'ange.

L'esprit est tellement compartimenté et la conscience morcelée qu'ils peuvent se côtoyer dans un même individu sans se rencontrer, à un niveau subconscient ou supraconscient, et cela à l'insu de l'individu même qui les porte. Celui qui ne plonge jamais en lui-même et passe sa vie à se fuir ne saura jamais, sinon peut-être au plus profond de ses rêves et de ses cauchemars, ou peut-être après son décès, à quel point son organisme et la vie qu'il porte possèdent d'habitants et de formes psychiques, psychoénergétiques ou énergétiques tout court.

La fenêtre qui nous ouvre sur la vie du corps et des autres systèmes est minuscule. Dans l'état actuel de l'homme, salutaire est cette inconscience, car éclairez la pièce d'un coup et c'est la folie qui guette l'individu, incapable d'assumer cette révélation et la poubelle énergétique et phénoménale qui nous environne."

A travers le développement de la Lumière de Grâce peut se créer l’unité des trois foyers de la nature humaine, celui de la tête, du coeur et de l’abdomen. Chacun des foyers est relié à sa propre sphère. Celui de la tête est relié à la sphère de l’esprit. Celui du coeur est relié à la sphère de l’âme. Et celui de l’abdomen est relié à la sphère du corps. Le processus de la Lumière, les forces Christiques qui en découlent et le développement de ce processus et de ces forces, sont étroitement liés à l’existence des trois foyers. Ce processus s’enracine sur ces trois foyers en trois points de rayonnement, chacun des points correspondant rayonne dans sa sphère correspondante.

Il faut comprendre que ces foyers ne sont pas seulement situés dans une localisation physique, c’est aussi une localisation par rapport à un espace propre à chacun des éléments qui nous composent. Au niveau de la tête cela rayonne directement dans la sphère de l’esprit. Le foyer du coeur quand à lui rayonne dans la sphère de l’âme, de l’être. Le mot « âme » est ici utilisé dans le sens absolu que lui donne le Verbe Divin. Le foyer du bassin rayonne dans la sphère physique. Mais la sphère physique ce n’est pas seulement la sphère matérielle c’est aussi la sphère vitale correspondant au corps physique.

Le développement de ces trois foyers à travers la Lumière constitue un alignement du processus Christique à l’intérieur de soi et par rapport à l’absolu. Dans ce processus il faut arriver à placer ces trois foyers en activité, et aussi les placer en unité de fonctionnement. Cette unité veut dire qu’ils ne sont pas séparés les uns des autres mais fonctionnent ensembles, dans une unité fonctionnelle. Ils ne devraient pas fonctionner de manière séparée. Mais dans les faits, même si l’on peut les stimuler extérieurement par des techniques ou des transmissions d’énergie, ce fonctionnement unitaire reste difficile à réaliser et maintenir de part la nature humaine telle qu’elle se trouve être habituellement.

Pour que l’unité puisse s’établir, cela doit partir du centre, du coeur. Le coeur est le premier foyer à réveiller dans ce type de travail. Lorsque le foyer du coeur s’est éveillé, l’âme est active, et à ce moment-là suit naturellement à travers le travail et dans le développement du processus, l’activation du foyer de la tête et avec lui l’éveil de l’esprit. Puis dans l’approfondissement du processus le foyer du bassin/abdomen se met aussi en activité à plus ou moins long terme et rayonne dans la sphère vitale et physique. …. Comprenez-vous l’explication des trois foyers ?

Parlons maintenant de la conscience telle qu’elle se manifeste communément chez l’être humain. La conscience et l’esprit sont liés dans la mesure où l’esprit est lui-même créateur de conscience. Mais la conscience est beaucoup plus que cela. Une grande part de la conscience présente à l’intérieur de soi ne vient pas directement de la fabrication de notre esprit, mais est issue de la conscience collective. Par ailleurs si une part de cette conscience se trouve au sein même de l’esprit, ce que l’on appel communément le conscient, une autre part de la conscience n’est pas atteinte ni sous la sensibilité de l’esprit.

Elle fait toutefois partie de soi, c’est ce que l’on appelle communément le subconscient, ou l’inconscient, à ne pas confondre avec le supraconscient qui lui fait parti intégrante de la nature lucide de l’être ou de l’esprit. Si le foyer de la tête est lié directement à l’esprit, il faut le distinguer d’un autre foyer au sein de l’esprit lui-même et qui correspond au foyer de la conscience. Les deux foyer peuvent être localisés physiquement à l’intérieur de la tête, et les deux sont très proche au point que le foyer de l’esprit, en éclairant le foyer de la conscience qui se trouve juste devant lui, en arrive à créer ce que l’on appelle l’illusion et la cristallisation de l’ego.

Parlons un peu plus de cet ego. Ce que l’on appelle communément « ego » n’est rien d’autre qu’un état de cristallisation de la conscience. C’est un aspect de la conscience qui s’est totalement individualisé et autour duquel se construit le moi et l’illusion du moi. A travers le travail d’intégration de la conscience et le processus de développement de la Lumière dans les trois foyers les cristallisations s’émoussent petit à petit et peuvent finir par disparaître. L’ego n’est pas le seul noeud lié à une cristallisation de la conscience. Il y en a d’autres, nombreux.

Les trois noeuds principaux d’ailleurs correspondent aux trois foyers, il s’en trouve un très important dans le coeur et un aussi dans le ventre. Mais ce ne sont pas encore les seuls. Et l’on trouve d’autres foyers de cristallisation dans ce que l’on appelle les chakras, j’en ai parlé dans un article précédent. Et chaque organe du corps porte aussi lui-même un foyer, un état de cristallisation de la conscience qui conditionne son fonctionnement. Par tout cela la conscience forme elle-même un corps subtil, à l’intérieur de nous. Et ce corps se superpose à notre réalité physique et physiologique.

Et plus ce corps est cristallisé, plus il va cristalliser le corps physique et l’énergie qui anime la vie dans le corps physique. C’est pour cela que l’on dit parfois que la cause de tous les problèmes se trouve dans la conscience. Et dans l’absolu si l’on décristalise toute la conscience qui nous habite, l’énergie va circuler librement et l’on s’en retrouvera libéré d’autant. D’où toutes les techniques qui existent en thérapie, psychothérapie, intégration karmique etc… pour se libérer de tous les nœuds existant.

En fait la plupart des techniques qui existent sont des moyens pour se libérer des cristallisations de la conscience, pour que l’énergie se remette à circuler correctement et que le corps retrouve une vie, un état que nous avons connu naturellement au moment de notre plus jeune âge. Bien entendu la conscience n’étant pas le seul aspect de soi, sa perfection fonctionnelle n’est pas suffisante pour entraîner une perfection des autres systèmes, mais elle contribuera à construire la perfection totale pour autant que nous puissions la mener à bien.

Lorsque le processus de la Lumière débute, on peut vivre ce développement comme un espace intérieur qui se rempli et qui se développe. Il peut y avoir une étoile Christique qui apparaît dans chaque foyer. L’étoile Christique est un rayonnement de lumière divine qui part d’un point précis et d’où l’on observe des rayons de lumière divergeant pouvant prendre diverses formes.

Souvent cela prend l’aspect d’une simple croix, comme quatre rayons qui partent d’un centre. D’autres fois cela forme une étoile en trois dimensions, Et parfois encore cela peut prendre un aspect plus complexe. Ainsi les étoiles Christiques sont de toutes sortes et peuvent prendre différentes formes. Et l’on peut sentir autour d’elle tout un espace de développement, de phénomènes, de sensations, de perceptions, existant sur une autre dimension.

Jean-Michel Jutge

dimanche 14 juin 2009

Le jour de Dieu

On ne peut dater le jour de Dieu, il n'est pas fixé à l'avance. Cela arrivera lorsque la masse spirituelle critique présente sur terre sera atteinte, si je puis dire. Cela aurait pu déjà arriver, si l'homme s'était réveillé. La mission de Jésus était de préparer cette masse critique, aussi les apôtres attendaient-ils déjà de leur vivant l'apocalypse. Celui-ci ne venant pas on a ensuite dit : "dans mille ans".

Et en l'an mille où le monde chrétien croyait à la fin du monde et sa renaissance divine il ne s'est rien passé.

En fait la crucifixion a brutalement brisé l'élan créateur de Jésus. S'il fut sauvé lui-même de la mort par la résurrection, une chance a été perdu pour l'homme, la lumière Christique ne pu se répandre sur la terre, la porte de la résurrection est restée limitée à un petit nombre.

Mais Dieu n'a cessé d'oeuvrer, de préparer la terre et les hommes de multiples manières. Nous sommes de nouveau à une phase critique, ça passe ou ça casse comme on dit. De l’autre coté du monde, la bataille de l'Armageddon a eu lieu, l'antéchrist a été détrôné. Mais les forces de résistance sont nombreuses, d'autant qu'il ne suffit pas de détrôner un démon, il faut aussi éviter que l'homme ne le rehausse. C'est donc une lutte d'influence permanente dans les sphères subtiles où toutes les forces disponibles sont engagées, où si l'ombre agit par possession, la Lumière ne peut forcer son passage et laisse l'homme libre de ses choix. Mais elle l'appelle sans cesse, empruntant les chemins qui lui sont ouvert.

A cause de cela, le jour ne cesse de reculer. Chaque fois que nous remettons au lendemain l'accueil du Créateur, c'est l'ombre qui gagne et étend son domaine. Mais si l'on comprend cette chance extraordinaire et cette possibilité qui est de nouveau offerte pour une reconstruction de la vie, alors ce jour pourrait venir plus vite qu'on ne l’attend.

samedi 30 mai 2009

La liberté absolue

Qu'y a-t-il de commun dans toutes les libertés ? C'est bien l'absence de dépendance. Se demander s'il existe une liberté absolue revient à se demander s'il existe quelque part une absence totale de dépendance. On pourrait croire que l'on ne puisse trouver celle-ci que dans la mort, où nous laissons le corps, et où les formes de dépendances biologiques et matérielles disparaissent, mais c'est un leurre.


L'existence du corps nous donne une liberté phénoménale, dont nous ne profitons pas d'ailleurs, une liberté qui disparait après le décès où nous finissons par devenir le jouet de forces qui nous dépassent et dont nous avons un avant goût lorsque nous subissons notre prison psychique et vitale. La mort ne solutionne rien. L'incarnation dans le corps et le phénomène de la vie sont une tentative pour instaurer entre autre la Liberté dans un univers soumis à des lois, une liberté qui dans l'absolu devrait nous permettre de transcender toutes ces lois, nous en sommes encore loin...

Et pour que cette liberté absolue puisse naître à travers la vie, il faut bien que la vie la porte, au moins en germe. C'est ce qui a été donné à l'homme par l'incarnation divine, et particulièrement par la présence de la particule divine dans le coeur, élément parfait, parfaitement impersonnel, mais portant le germe de la plus haute individualité, de la plus haute liberté, de la plus grande perfection, celle du Christ, c'est à dire de cette unité résultant de la pure présence divine déjà dans la matière.

Car seul le plus haut peut rentrer dans le plus bas. Là où le haut rejoint le bas c'est bien dans la particule Christique, incarnation de la liberté de l'absolu, et de la liberté absolue qui permet au Divin de pénétrer et de s'établir même dans une matière obscure qui lui est son antithèse, où le chaos est plus présent que sa propre présence.

Si l'on doit chercher dans l'homme un élément totalement libre de tout et même libre de lui-même et de l'incarnation, c'est bien là qu'il faut le chercher. La preuve en est, c'est que le rayonnement de cette particule peut non seulement nous permettre d'échapper aux lois de la matière, de ses limites, et des limites de la biologie, mais qu'en plus elle est capable de les transformer suffisamment pour qu'ils puissent participer de la transcendance et participer de la nature absolue du Divin et de sa liberté, en amenant le limité goûter dans une extase sans cesse renouvelée et de manière éternelle aux joies de l'illimité... tout en conservant son individualité et sa liberté propre, que demander de plus !

Jean-Michel Jutge

samedi 16 mai 2009

La relativité de la conscience

Qu’est-ce qui détermine la forme et la séparation entre les différentes formes, ainsi que le mot, au-delà de la sémantique, qui est associé à cette forme ? Et bien la sensibilité, et la perception que nous avons de la forme. Puis plus profondément la manière dont la conscience rend compte de cette forme, c’est elle qui nommera. Mais elle ne peux séparer ni nommer ce qu’elle ne perçoit pas, si ce n’est à travers la projection de ce qu’elle connaît, donc qu’elle a un jour perçu. Ainsi, notre perception des formes et toute la conscience de la réalité sont conditionnées par les sens que le créateur a bien voulu nous doter.

Je vais illustrer ceci par une histoire qui va plaire à ceux qui aiment ce genre d’histoire, et à ceux qui s’intéressent à la vie extraterrestre : Trois êtres un jour prirent contact avec moi. Une sorte de contact télépathique, mais plus que cela une sorte d’empathie des sens qui me fit rentrer en communion avec leur esprit. La particularité de ces êtres est qu’ils n’étaient pas de notre monde. 1m à 1m20, une énorme tête comme un ballon de rugby allongé vers l’arrière et le haut sur un cou frêle, pas de cheveux, d’énormes yeux noirs et ovales de chaque coté de la tête genre petit gris. Le corps et les membres maigres, une peau verdâtre genre peau de batracien, de longs doigts avec des ventouses sur la dernière phalange … Je m’arrêterais là, pas très engageant.

Je vécus presque deux semaines à travers leur esprit et ils vécurent de même à travers le mien. Je devais leur paraître curieux, car enfin, j’avais pleinement conscience de leur présence. Ils voyaient, entendaient, percevaient le monde à travers mes propres sens. Et c’était la même chose dans l’autre sens. Et ils m’étudiaient sur leur monde, à travers le ou les individus qui conservaient cette empathie avec moi, comme je découvrais leur propre civilisation. Une civilisation technologique fort avancée. Des cités style science fiction, mais surtout beaucoup d’appareils et de machines auxquels je ne comprenait rien. Je n’aimais pas me trouver là, car je perdais pied d’avec la réalité d’ici. Je suis même rentré à travers eux en contact avec d’autres espèces sur leur monde, avec lesquelles ils rentrent en empathie de la même manière, pas aussi intelligente semble-t-il, mais en affinité de conscience avec eux.

Je découvrais que cette espèce avait développé un sens que nous ne possédons pas, une sorte de sens parapsychique qui les plaçait en communion d’esprit avec leurs congénères formant une sorte d'esprit collectif, un sens dont nous n’avons pas idée, et dont notre organisme ne possède aucune structure pour le développer. Tellement étranger à notre espèce que ça en bouleversait ma propre conscience de l’ici et maintenant, j’en était profondément affecté, cela n’avait rien d’humain. Par ailleurs, je découvrais également que la perception visuelle des choses qui les entouraient était très différente de la notre. Ils voyaient tout dans les tons de vert et de manière assez terne. Nulle couleur dans leur regard en dehors du vert. Toute la beauté des couleurs leur échappait totalement, et s’ils voyaient les couleurs à travers mes yeux, je ne doute pas qu’ils puissent être aussi désorientés que moi à percevoir à travers leurs facultés parapsychiques.

Ce contact était fort désagréable. Ces créatures n’avaient pas d’âme. Certes, un esprit fort développé, certainement une grande intelligence d’esprit, mais c’était vide de cœur, de présence, la froideur et la rationalité d’esprits sans cœur, écœurant ! Psychiquement parlant, au fil des jours, ma conscience s’imprégnait de plus en plus de leur nature au point qu’intérieurement je me percevais presque moi-même comme un extra-terrestre. J’acceptais le contact aussi longtemps que je pus, pour l’expérience elle-même, mais finalement je dû le rompre. J’ai fermé mon esprit, et tout est rentré dans l’ordre.

Je vais revenir sur cette histoire de couleurs et de conscience. J’ai pris l’exemple d’extra-terrestres, car c’est flagrant, mais j’aurai pu prendre l’exemple de choses plus proches de nous. La conscience et sa manière de séparer les choses, de les nommer, se détermine sur la perception même que nous avons de ces choses. Ainsi ces créatures sont bien incapable de concevoir ce qu’est la couleur, d’en avoir même l’idée. Peut-être ont-elles inventé un appareil qui mesure les spectres lumineux, comme nous mesurons les spectres radars, mais elle ne connaissent pas cette beauté du monde. Si elles ont pris contact avec moi, c’est probablement parce qu’elles ont croisé un esprit capable de les recevoir. Peut-être est-ce leur manière d’explorer l’univers. Je ne le saurais pas car je n’accepterais pas un autre contact. Mais j’imagine toutes les merveilles de la création qui nous échappent totalement parce que nous n’avons pas les sens adéquates.

jeudi 16 avril 2009

Le sens de la Vie

" Le sens de la vie est-il un éternel recommencement ? Ou bien une possible transformation ? Qu'est-ce que le Service à L'Etre suprême ? Que signifie vraiment : servir Dieu... ? Comment cela est-il rendu possible dans notre quotidien ? comment faire de l'Action une Oeuvre Divine ? l'Oeuvre authentiquement vécue du Divin ? "

Il n’y a pas de recommencement. Le sens de la vie est la vie elle-même, elle est l’essence même du Seigneur qui insuffle celle-ci à tous les niveaux de la création, chaque fois qu’il s’y introduit d’une manière ou d’une autre, car la vie est Lui-même. L’orgueil de l’homme se l’approprie, mais notre vie, celle que nous portons en notre chair et notre âme n’est pas séparée de Lui. La vie est un lent processus d’évolution de la matière inerte vers sa source créatrice, qui est organisation du chaos, de l’incréé, par le créateur, vers une perfection où les deux seront parfaitement modelés l’un sur l’autre, comme le pot qui est modelé autour de son propre vide, afin que sa fonctionnalité soit parfaite.

Ce qui revient à nous poser la question de la fonctionnalité de la création, donc de la vie qui l’habite. L’on ne peut répondre à cette question que si l’on sort de sa petite vie personnelle, pour voir la vie et l’évolution dans son ensemble, aussi loin que nous le permet notre nature, c’est à dire par le regard de Dieu Lui-même. La création apparaît alors comme faisant partie du processus d’évolution du Créateur lui-même, car Dieu n’est pas statique comme certaines traditions veulent nous le faire croire mais profondément évolutif, il porte l’évolution en lui-même et à ce titre il est dans sa nature de créer, dans l’inconnu permanent, l’amour, et la vie, rien ne se crée hors de Lui-même.

Mais la transformation, vue de notre regard, se fait dans la forme. Ce qui est au-delà du temps et de l’espace, même s’il porte une forme dynamique et évolutive, demeure en permanence dans la stabilité et le silence de l’innommable. Ce n’est d’ailleurs pas la même forme et dynamique que celle que l’on rencontre dans la création, inutile donc de chercher à se la représenter, car ses lois en sont différentes.

Mais Dieu a sa propre profondeur, et qui dit profondeur dit changement, une profondeur tellement inimaginable que la création tout entière n’apparaît plus que comme une particule infinitésimale. De quoi se donner le vertige. Mais à la dimension de Dieu nul problème, et les dimensions sont tout à fait relatives, l’esprit peut devenir aussi vaste que cela, aussi profond que Dieu, ou aussi infinitésimal qu’une particule.

Celui qui rompt la séparation d’avec l’absolu devient celui-ci. Le reste de l’individualité reconnaissant sa propre origine se soumet, mais non pas la soumission qui se laisse dominer, mais celle qui s’abandonne au Souffle parce que ce Souffle-là est l’essence de Soi et sans ce souffle nous devenons mortel, l’autre penchant de la vie qui n’est en fait que l’absence de vie, l’ignorance.

Retrouveriez-vous la vue que vous souhaiteriez redevenir aveugle ? ou bien découvrir les merveilles de la Lumière et la beauté de ses couleurs. Mais ces couleurs-là sont essentielle pour donner le Sens, il n’y a alors plus de question sur celui-ci, cela parait tellement évident, que l’on en oublie presque que l’aveuglement ait existé, si ce n’est par le rappel constant de ceux qui s’efforcent à y rester. Il n’y a plus alors de service, mais seulement le mouvement de la Nature, la nature de l’essence bien entendu, qui reste au service car l’amour est don, sans que le don ne se rende vraiment compte de sa qualité exceptionnelle, étant devenu la norme même de la Vie.

Jean-Michel Jutge.