samedi 10 mai 2014

Le Salut

Le " salut " est le don divin de l'immortalité. Il peut se présenter sous plusieurs formes, dont celle de la transfiguration.

Le processus de transfiguration par la Lumière divine, lorsqu’il est actif en soi, a lieu sur tous les plans. Il s’agit de la mutation d'un élément physique, énergétique, émotionnel, psychologique ou autre qui nous compose, en une nature divine. Le creuset en est le corps, la matière première en est le chaos, le feu en est la puissance divine qui forge l'âme issue de cette alchimie. L'âme est le résultat de la transfiguration.

La transfiguration par la Lumière agit indistinctement sur tous les plans de soi, mais nous pouvons aussi apprendre à l'orienter plus particulièrement dans une direction ou une autre. Lorsqu'elle est complète elle a unifié le corps, l'âme, et l'esprit qui deviennent une seule et même chose, résultat des trois composés. Cette transfiguration peut engendrer l’ascension corporelle. Ce qui veut dire quitter ce monde avec son corps pour passer dans les mondes divins de la quatrième dimension. 

Si le processus de transfiguration est suffisamment avancé lors du décès, le corps est emporté avec soi dans l’ascension. Mais si par le décès le corps est laissé sur la terre, il ne s'agit pas d'ascension ni d'immortalité, mais au mieux d'éternité de l'esprit et de l'âme emportant avec eux une plus ou moins grande partie de la nature vitale sublimée, ce qui est déjà bien, car nous conservons la vie, la liberté et l'individualité consciente dans un au-delà subtil imprégné du Divin, poursuivant ainsi notre croissance spirituelle dans l'attente du jour de Dieu où le corps sera recréé.

Jean-Michel Jutge

samedi 12 avril 2014

Les chemins de la Vérité

Les chemins de la vérité et de l’amour divin ne sont pas toujours là où on le croit. Il faut se débarrasser de toute idée préconçue, de tous les enseignements, pour pouvoir les trouver. Et ils sont les chemins du bon sens, de l’équilibre, de l’acte juste, de l’intelligence… Il n’y a pas de règle, car ce qui peut être bon pour l’un ne l’est pas forcement pour tout le monde.

Jean-Michel Jutge

jeudi 6 mars 2014

Le Prana


Le terme de prana a deux sens.

Lorsqu’il s’écrit avec un grand « P » il désigne toute forme d’énergie. Par exemple le Chi c’est aussi du « Prana », et toutes les énergies existantes en sont. Mais du coup le mot ne les distingue plus.

Lorsqu’il s’écrit avec un petit « p » il désigne l’énergie respiratoire uniquement. Dans ce cas le Chi ce n’est pas du « prana ».

Cette distinction entre petit « p » et grand « P » apporte beaucoup de confusion.

Quant au chi c’est une force de la vie qui prend racine dans l’abdomen. On la trouve dans tout ce qui est vivant. Et elle peut se relier à n’importe quelle force de la nature, cosmique ou terrestre, qui peuvent l’alimenter. Le chi peut aussi se relier au prana qui peut le dynamiser. Mais il convient de faire la distinction, ce ne sont pas les mêmes énergies. Bien distinguer nécessite que l’on ait aussi expérimenté les deux forces indépendamment l’une de l’autre, avant de les utiliser ensemble et unifiées.

Jean-Michel Jutge

lundi 3 février 2014

Supramental et conscience

Je ne crois pas avoir dit quelque part que le processus du Supramental ne touchait pas la matière. Je crois que mes propos sont souvent mal compris. C’est le problème des mots, surtout lorsqu’ils ne passent que par l’écriture. Et ce n’est pas dénigrer le processus du Supramental que de dire qu’il passe par la conscience. C’est sa fonction première, avant qu’il s’introduise dans les autres dimensions.

Il est de toute manière un processus qui part lui-même d’une conscience divinisée après avoir été induit du Suprême Lui-même. C’est sa ligne d’incarnation, c’est un fait. Ensuite on traduit cela comme on veut. Et même si sa base énergétique s’arrête sur une dimension proche du physique, il s’introduit profondément dans la matière elle-même, influençant son développement. En tant que force divine, il pourrait même sous condition remodeler la matière, en changeant les lois qui la gouverne. 

La matière n’est de toute manière elle-même que force/conscience en mouvement issue du Divin. Mais ce que je dis, c’est que globalement le Supramental en tant que processus divin n’a pas bouclé la boucle dans son processus d’incarnation physique, il lui reste des dimensions physiques à conquérir. Lorsque cela arrivera la matière touchée deviendra christique. Mais je crois qu’il n’y a pas grand monde qui comprenne cela et pourquoi, même si je l’ai déjà développé à maintes reprises.

De plus il se pourrait bien qu’il n’ait pas à aller jusque-là, car le processus christique en cours qui est un développement partant du physique est lui-même allé à la rencontre de la ligne d’incarnation du Supramental, lui offrant les chemins acquis par cet autre processus, et bénéficiant lui-même des conquêtes du Supramental. Au niveau de Dieu tout cela forme un tout, ce sont simplement les différentes pièces du puzzle de l’évolution qui se mettent place.

Jean-Michel Jutge

dimanche 5 janvier 2014

La liberté


La liberté ne s'enseigne pas, elle découle de la connaissance de soi. Nous parlons ici de la liberté intérieure. Le travail de connaissance de soi se pratique au quotidien, dans nos rapports avec les autres et le monde, et dans la perception lucide de ce que nous sommes dans ce rapport et toutes les ramifications du moi qui y est impliqué. C'est donc un acte d'attention, posé lucidement et renouvelé jusqu'à ce que l’attention devienne naturelle, et que plus rien ne nous échappe du mouvement intérieur. 

Mais il ne s'agit pas de prise de conscience, il s'agit d'intégrer le soi. Dans le cas contraire nous créons un image de soi qui peut venir renforcer la lourdeur de la conscience. C'est pour cela que l'attention doit être présente, elle est la garante d'une perception directe, même s'il y a prise de conscience. Elle nécessite de l'énergie. Aussi, bien souvent, elle ne peut être maintenue en permanence. Mais on ne doit pas hésiter à poser l'acte régulièrement, notamment dans les situations ou le moi est impliqué.

Jean-Michel Jutge

mardi 3 décembre 2013

Particule et Divinisation


Le processus christique se manifeste à partir de ce qui est déjà divinisé dans la matière. Dieu a depuis le début des temps travaillé au processus de divinisation de la matière. Et même plus, il a créé dès le départ de la matière divine qui joue son rôle dans l’univers. Mais il ne pouvait pas créer tout l’univers ainsi, et le reste est évolutif.

Nous sommes issus de cet univers évolutif, tout en intégrant une particule de matière divine. Et grâce à la matière divine nous pouvons accéder directement au Christ en tant que Dieu, et partir de là pour la divinisation de la matière.

Jean-Michel Jutge

dimanche 3 novembre 2013

Les Siddhis

En yoga le fait de ne plus avoir besoin de se nourrir fait partie des Siddhis, ou pouvoirs surnaturels. En yoga toujours on recommande de ne pas rechercher ni s’attacher aux Siddhis, même s’ils ont un côté pratique indéniable.

 Les Siddhis que l’on acquière peuvent être nombreux, il y a le fait de ne plus avoir besoin de se nourrir, le fait de ne plus avoir besoin de dormir, les pouvoirs sur la matière comme la matérialisation d’objets, ou la dématérialisation, la lévitation, le pouvoir d’invisibilité, celui de faire tomber toute violence autour de soi, celui de ne plus être atteint par les températures extrêmes etc, pour ne citer que les plus courants.

Tous ces pouvoirs peuvent s’acquérir sans même avoir à chercher le Divin, ni même à faire une démarche spirituelle. Ils sont connus depuis longtemps dans certaines traditions, et même furent beaucoup plus développés et accessibles à l’humanité dans l’antiquité que maintenant.

Lorsque l’on a une démarche spirituelle, il se peut que parfois apparaisse un ou plusieurs Siddhis. On recommande de ne pas s’y attacher car cela peut détourner de l’ascension réelle, celle qui permet le développement de l’âme et l’unité avec le Divin.

Pour autant il ne faut pas non plus les bloquer, car ils peuvent être le résultat d’une évolution offerte par le Divin, et à ce titre sont là pour le servir.

Donc si une faculté, un pouvoir particulier apparait sur votre cheminement, restez humble face à lui et ne l’utilisez et n’en faites état que pour le service, c’est à dire uniquement si cela sert l’évolution de tous, la sienne incluse. Encore mieux, laissez uniquement Dieu l’utiliser à travers vous.

En général Dieu n’offre un pouvoir que si nous en avons dépassé l’orgueil. Sinon il le reprends aussi sec, et il ne reste plus que l’orgueil, et mieux aurait valu alors de ne l’avoir jamais acquis.

Jean-Michel Jutge