lundi 3 février 2014

Supramental et conscience

Je ne crois pas avoir dit quelque part que le processus du Supramental ne touchait pas la matière. Je crois que mes propos sont souvent mal compris. C’est le problème des mots, surtout lorsqu’ils ne passent que par l’écriture. Et ce n’est pas dénigrer le processus du Supramental que de dire qu’il passe par la conscience. C’est sa fonction première, avant qu’il s’introduise dans les autres dimensions.

Il est de toute manière un processus qui part lui-même d’une conscience divinisée après avoir été induit du Suprême Lui-même. C’est sa ligne d’incarnation, c’est un fait. Ensuite on traduit cela comme on veut. Et même si sa base énergétique s’arrête sur une dimension proche du physique, il s’introduit profondément dans la matière elle-même, influençant son développement. En tant que force divine, il pourrait même sous condition remodeler la matière, en changeant les lois qui la gouverne. 

La matière n’est de toute manière elle-même que force/conscience en mouvement issue du Divin. Mais ce que je dis, c’est que globalement le Supramental en tant que processus divin n’a pas bouclé la boucle dans son processus d’incarnation physique, il lui reste des dimensions physiques à conquérir. Lorsque cela arrivera la matière touchée deviendra christique. Mais je crois qu’il n’y a pas grand monde qui comprenne cela et pourquoi, même si je l’ai déjà développé à maintes reprises.

De plus il se pourrait bien qu’il n’ait pas à aller jusque-là, car le processus christique en cours qui est un développement partant du physique est lui-même allé à la rencontre de la ligne d’incarnation du Supramental, lui offrant les chemins acquis par cet autre processus, et bénéficiant lui-même des conquêtes du Supramental. Au niveau de Dieu tout cela forme un tout, ce sont simplement les différentes pièces du puzzle de l’évolution qui se mettent place.

Jean-Michel Jutge

dimanche 5 janvier 2014

La liberté


La liberté ne s'enseigne pas, elle découle de la connaissance de soi. Nous parlons ici de la liberté intérieure. Le travail de connaissance de soi se pratique au quotidien, dans nos rapports avec les autres et le monde, et dans la perception lucide de ce que nous sommes dans ce rapport et toutes les ramifications du moi qui y est impliqué. C'est donc un acte d'attention, posé lucidement et renouvelé jusqu'à ce que l’attention devienne naturelle, et que plus rien ne nous échappe du mouvement intérieur. 

Mais il ne s'agit pas de prise de conscience, il s'agit d'intégrer le soi. Dans le cas contraire nous créons un image de soi qui peut venir renforcer la lourdeur de la conscience. C'est pour cela que l'attention doit être présente, elle est la garante d'une perception directe, même s'il y a prise de conscience. Elle nécessite de l'énergie. Aussi, bien souvent, elle ne peut être maintenue en permanence. Mais on ne doit pas hésiter à poser l'acte régulièrement, notamment dans les situations ou le moi est impliqué.

Jean-Michel Jutge

mardi 3 décembre 2013

Particule et Divinisation


Le processus christique se manifeste à partir de ce qui est déjà divinisé dans la matière. Dieu a depuis le début des temps travaillé au processus de divinisation de la matière. Et même plus, il a créé dès le départ de la matière divine qui joue son rôle dans l’univers. Mais il ne pouvait pas créer tout l’univers ainsi, et le reste est évolutif.

Nous sommes issus de cet univers évolutif, tout en intégrant une particule de matière divine. Et grâce à la matière divine nous pouvons accéder directement au Christ en tant que Dieu, et partir de là pour la divinisation de la matière.

Jean-Michel Jutge

dimanche 3 novembre 2013

Les Siddhis

En yoga le fait de ne plus avoir besoin de se nourrir fait partie des Siddhis, ou pouvoirs surnaturels. En yoga toujours on recommande de ne pas rechercher ni s’attacher aux Siddhis, même s’ils ont un côté pratique indéniable.

 Les Siddhis que l’on acquière peuvent être nombreux, il y a le fait de ne plus avoir besoin de se nourrir, le fait de ne plus avoir besoin de dormir, les pouvoirs sur la matière comme la matérialisation d’objets, ou la dématérialisation, la lévitation, le pouvoir d’invisibilité, celui de faire tomber toute violence autour de soi, celui de ne plus être atteint par les températures extrêmes etc, pour ne citer que les plus courants.

Tous ces pouvoirs peuvent s’acquérir sans même avoir à chercher le Divin, ni même à faire une démarche spirituelle. Ils sont connus depuis longtemps dans certaines traditions, et même furent beaucoup plus développés et accessibles à l’humanité dans l’antiquité que maintenant.

Lorsque l’on a une démarche spirituelle, il se peut que parfois apparaisse un ou plusieurs Siddhis. On recommande de ne pas s’y attacher car cela peut détourner de l’ascension réelle, celle qui permet le développement de l’âme et l’unité avec le Divin.

Pour autant il ne faut pas non plus les bloquer, car ils peuvent être le résultat d’une évolution offerte par le Divin, et à ce titre sont là pour le servir.

Donc si une faculté, un pouvoir particulier apparait sur votre cheminement, restez humble face à lui et ne l’utilisez et n’en faites état que pour le service, c’est à dire uniquement si cela sert l’évolution de tous, la sienne incluse. Encore mieux, laissez uniquement Dieu l’utiliser à travers vous.

En général Dieu n’offre un pouvoir que si nous en avons dépassé l’orgueil. Sinon il le reprends aussi sec, et il ne reste plus que l’orgueil, et mieux aurait valu alors de ne l’avoir jamais acquis.

Jean-Michel Jutge

samedi 5 octobre 2013

La pensée, le moi et la méditation

Comment approcher la nature du moi ? Etre lucide sur soi-même est une bonne chose, et simplement constater son fonctionnement. En cela nous ne sommes pas très différents de tout le monde. Chaque être humain vit en fonction de son moi, qui présente des mécanismes tout à fait similaires. Le moi, c'est tout ce que nous avons pour commencer. Il n’y a donc pas à le juger. Ni même à le condamner. Il faut l’accepter, tel qu’il est, ce qui veut dire s’accepter soi-même, même dans nos défauts et nos limites. Ceci dit, et une fois ce constat fait, que vas-t-on faire de celui-ci. C’est là toute la question. Certains s’enferment dans le cynisme, la dépression, voir l’aigreur après avoir constaté leur réalité. Ou bien ne cherchent plus qu’à nourrir leur ego. L’autre alternative, c’est de regarder tout cela de manière pragmatique, sans s’auto juger ni s’auto censurer. Et cela devrait simplement nous porter vers plus d’humilité et d’abandon de soi. Faire le constat de notre réalité ne doit pas devenir le prétexte à se couper de ce que nous avons pu reconnaître comme étant porteur de vie. 

Car ce n’est pas parce que nous ne sommes pas entiers dans ce que nous faisons que nous ne devons plus rien faire. Le défi est justement de se dire alors, " comment puis-je être plus authentique dans ce qu’est ma vie, comment puis-je être plus ouvert, plus sincère, plus vivre en accord avec ma réalité ? " Cela ne veut pas dire « puisque je fais mal les choses je ne vais plus les faire » car alors nous ne ferions plus grand-chose. Ce serait ne pas voir le sens sacré de la vie humaine et des actes qui en découlent. La fuite n’a jamais été une solution, la non acceptation de notre réalité non plus. Après tout c’est soi, et il faut commencer par aimer ce soi-là si l’on souhaite le faire évoluer. Nous pouvons donc commencer par approfondir cette question-là : "  Y-a-t-il un conflit avec cette réalité ? " 

Ensuite le rapport à soi-même doit être établi dans la méditation. Après avoir  constaté notre réalité que fait-on ? La première des choses est de faire silence, lâcher, dédramatiser, ne pas donner d’importance. La deuxième des choses c’est d’y revenir, mais avec la paix. Et là il n’y a plus de jugement, sur ce que l’on est, sur les autres. Il n’y a que ce qui est.


Alors la méditation est tout un art, que personne ne peut nous apprendre. Mais dans la méditation ce qui est important c’est l’intégration. Nous avons observé la complexité du moi et de la pensée, qui ne cessent de mentaliser, et qui vont aussi peut-être mentaliser ce que vous lisez là. Mais peu importe. Inutile de résister à la mentalisation. C’est un mécanisme  qui de toute manière ne peut pas être contrôlé. Autant s’en faire un ami. Mais nous pouvons nous en détacher, comme de tout le reste. 

Ce qui ne veut pas dire refouler. Le refoulement vient dans la résistance, lorsqu’il y a non acceptation de ce qui est.  En réalité nous ne courons aucun danger, nous ne sommes pas en situation de danger en procédant ainsi. Nous pouvons donc lâcher sans problème la résistance. 

Et elle est là aussi lorsqu'on souhaite être autre chose que ce que l’on est. Par exemple nous fonctionnons par la pensée et nous souhaitons ne plus fonctionner par la pensée, tout cela nous fatigue etc… Donc résistance, non acceptation de ce qui est, et finalement conflit. Plus la résistance est forte, plus le conflit est fort. Il est impossible de se libérer d’une structure intérieure si le conflit est là, car il nous en sépare. Et pour se libérer d’un mécanisme il faut savoir l’aimer, le chérir, communier avec, en comprendre toutes les structures, toutes les subtilités, et tous les liens qu’il entretient avec le reste. Ce qui est impossible à faire si l’on veut être autre chose que ce que l’on est. Donc commencer par faire la paix avec soi-même. Ce qui veut dire aussi comprendre les images et images de soi, les idéaux dans lesquels nous nous projetons.

Parallèlement à tout ce que nous n’aimons pas et que l’on rejette il se trouve une autre construction de la pensée qui est ce que nous aimons et que l’on recherche. D'un point de vue conditionnement c’est la même chose, d’un côté le conditionnement négatif, de l’autre le conditionnement positif. Voir comment les deux s’opposent dos à dos doit faire partie de notre observation. Car s’il faut apprendre à accepter sans conflit le conditionnement négatif, il faut apprendre aussi à se détacher du conditionnement positif, celui qui nous dira, il faut être comme ceci, ou il faut être comme cela, je veux ressembler à ça, je veux paraître ceci ou cela etc. Tout ceci constitue autant d’éléments de notre moi qu’il est nécessaire d’apprendre à voir de manière ouverte, et à intégrer. Aussi complexe que puissent être les mécanismes internes, et ce peut être un vrai labyrinthe, le problème est le même, comment apprendre à intégrer ce que je suis ? Et cela se fait par la méditation.

Jean-Michel Jutge

vendredi 20 septembre 2013

Activité de la particule

Il ne sert à rien de chercher à ressentir l’activité de la particule divine si cette activité n’existe pas, car nous ne pourrions rien ressentir. Mais parfois lorsque celle-ci a déjà eu lieu, le simple fait de chercher à ressentir peut remettre cette activité en marche, car alors nous créons un alignement entre l’esprit et la particule divine, ce qui nourrit cette activité, comme de souffler sur un feu pour le réanimer.

Si cette activité n’est pas là, et ne l’a jamais été, nous pouvons essayer de ressentir notre nature d’Etre. Car nous existons tous, et une présence spécifique de l’âme a pu se développer dans le cœur et sa région. Avec un peu d’attention cette présence peut être perçue.


Lorsque l’âme se développe à travers l’activité de la particule divine elle se développe d’abord à partir du cœur. Dans ce développement, la présence de l’âme, et sa nature d’être, peuvent devenir aussi vaste que l’univers et même au-delà. Car si notre corps est frêle et limité dans sa nature, notre âme, elle, a un devenir cosmique et universel, son domaine ce n’est pas seulement la terre, c’est toute la création, une des particularité de la nature humaine et de son devenir.

L’âme en se développant le fait sur sa propre dimension. En réalité elle n’est pas vraiment incarnée. Et si elle s’incarne c’est en transformant et en divinisant le corps. Mais avant cela elle se développe souvent en divinisant d'abord les plans psychologique, émotionnel ou vital. Nous pouvons donc ressentir aussi notre nature d’Être indifféremment sur l’un de ces plans, selon la manière dont l’âme s’est développée. Mais à travers l’activation de la particule divine, on commence en général par ressentir la présence de l’être dans le cœur et son environnement.

Jean-Michel Jutge

samedi 31 août 2013

Les Entités

Des entités tout le monde en porte, et de nombreuses. Elles se logent dans les couches profondes de nos systèmes et nous n’en avons pas conscience, sauf à travers les effets que leur présence génère dans nos pensées, ou notre système d’énergie. Elles font partie intégrante de la manière dont le moi s’est structuré à travers ses désirs, ses peurs, sa violence etc. Elles altèrent la santé et le psychisme par blocage ou perturbation de l’énergie vitale, les conséquences en sont communes, fatigue passagère, maux diverses superficiels ou ponctuels etc. 

La plupart des individus gèrent très bien cela et il n’est pas nécessaire de les considérer autrement qu’un simple aspect de tout ce qu’il y a à transformer dans la nature humaine. Maintenant il peut arriver que les effets soient plus prononcés, lorsqu’il y a une association avec des actes ou une histoire présente ou passée de notre vie qui leur a donné force. Un homme violent par exemple nourri et permet à certaines entités du feu de se développer etc. Mais nous restons là dans le domaine des entités mineures. Ce n’est pas de la possession qui est un autre problème. La possession crée des états pathologiques autrement plus importants.

Plonger consciemment dans ces couches profondes, sans que ce soit le résultat d’une croissance intérieure, est quelque chose de délicat. Ce peut être comme ouvrir la boite de pandore. Mieux vaut laisser la force spirituelle agir et faire elle-même ce travail.

Jean-Michel Jutge