samedi 17 août 2013

Lucidité

La connaissance de soi est essentielle dans toute démarche. Il est important de comprendre le fonctionnement naturel de la personnalité et en avoir conscience, car la plupart des individus vivent de projections et d’illusions et nous ne sommes pas exempts de celles-ci, c’est le mode habituel de fonctionnement du moi. Cette première prise de conscience doit entraîner la lucidité. 

Dans cette lucidité peut se produire une intégration de soi, d’où découle la liberté intérieure. Dans ce domaine il n’y aurait pas grand-chose à faire sinon à intégrer tout ce que l’on observe de notre nature, dans  notre rapport avec nous-même et avec le monde.

Jean-Michel  Jutge

jeudi 25 juillet 2013

L'observateur

Tant qu’il reste un observateur, il existe un centre qui se dissocie, ici du Divin. L’observateur c’est de la conscience. L’unité avec le Divin est là lorsque le centre est en unité avec Lui, donc lorsque l’observateur est fondu, le soi du présent. Si cela n’est pas, cela revient à dire qu’il existe toujours un soi distinct. 

Ce soi ne peut être démasqué par le soi, ce serait comme le chat qui se mord la queue. Soit c’est le Divin qui le ravit et qui parcours la distance, soit nous comprenons la nature de la mort intérieure, ce qui nous débarrasse du soi, le résultat est le même. Mais on ne se rend pas compte que nous ne sommes que des usurpateurs et que nous sommes nous-même le problème.

Jean-Michel Jutge

mercredi 10 juillet 2013

La particule et la Lumière de Grâce


La particule divine est le seul aspect divin vraiment existant dans le corps physique. Qu’elle soit active ou non. Dans le processus de la Lumière de Grâce l’âme se développe principalement autour de la particule divine. La particule divine est impersonnelle, elle appartient à Dieu et en est une émanation, un fragment. L’âme est personnelle, elle naît de la rencontre entre le Divin, et notre personne, que celle-ci soit d’ordre mentale, psychologique, énergétique, émotionnelle ou physique. Car nous sommes des individualités composée de multiples éléments. 

Ces éléments se transforment et évoluent dans les aspects divins lorsqu’ils prennent contact avec un élément divin. Les éléments divins avec lesquels on prend contact peuvent être extérieurs ou intérieurs. A l’extérieur c’est Dieu lui-même, ou l’âme d’un autre individu, un aspect divin collectif existant, ou un vortex divin etc. A l’intérieur c’est la particule divine dans le cœur. Chaque fois que notre nature personnelle prend contact avec un aspect divin elle se spiritualise et l’âme peut grandir à travers cela, elle est le résultat de cette spiritualisation. Les comportements et les actes pouvant mener à ce résultat sont multiples, mais c’est un autre sujet.

Jean-Michel Jutge

mercredi 12 juin 2013

Abandon de soi


Le mécanisme de l’unité divine ne peut venir de la conscience elle-même, sinon cela voudrait dire qu’elle est déjà en unité, et la question ne se poserait pas. Les phénomènes d’expansion de conscience, de poussée en dedans etc, ne sont que des effets, non des causes. Ils sont déjà le résultat de quelque chose, et donc ne peuvent induire rien de neuf quand à une évolution. A ce titre c’est l’approche que l’on a face à ces expériences qui doit changer.

Toute expérience est un résultat, ce qui arrive en finalité. Elles ne peuvent être un point de départ. Et la relation avec le Divin, l’Absolu, ne peut se faire que dans l’inconnu, dans le neuf. On peut toujours approfondir un évènement bien entendu, mais l’approfondissement ne se fera que dans la limite de ce que l’évènement permet, c’est pour cela que tous les efforts, et tous les efforts de tous ceux qui ont essayé n’aboutissent pas ou qu’à des choses limitées.


Et c’est lorsqu’on lâche l’effort que cela s’ouvre. Le Bouddha nous a beaucoup appris de ce point de vu là. Il a développé énormément de choses et de pouvoirs, pour s’apercevoir qu’on ne pouvait toucher le Ciel même en montant sur la plus haute montagne. Et c’est lorsqu’il a abandonné que le Ciel est descendu vers lui.

Il faut donc comprendre ce qu’est la non poursuite d’un évènement, l’intégration, la mort intérieure, le renoncement, tout cela qui contrebalance le pouvoir et l’expérience. Car l’un sans l’autre, nous ne faisons que construire, poursuivre puis déprimer. Ou bien on ne fait plus rien, ce qui n’est pas mieux. Les deux doivent aller de pair. Alors on a la clef pour avancer, et chaque pas nous mènera un peu plus vers l’unité, l’âme, ou l’absolu.

Jean-Michel Jutge

vendredi 17 mai 2013

Basculer la conscience


S’il était simple de faire basculer sa conscience dans la conscience divine, il y aurait déjà beaucoup de monde qui l’aurait fait, et le monde serait déjà probablement changé. Car les personnes motivées en ce sens ont été et sont encore nombreuses pour cela. Et celles qui demandent à Dieu pour les mêmes raisons également. Mais voilà, il ne suffit pas de demander, d’être motivé, de vouloir que ça change. Car le problème est structurel et ne dépend pas de nos intentions. Et donc il faut arriver à modifier la structure, et pour cela trouver les actes et les non-actes qui le permettent.

Et de plus ce n’est pas forcément les mêmes actes pour tout le monde. Il n’y a donc pas de modèle idéal. Le seul modèle est celui que l’on trouvera pour soi-même, dans notre créativité. Au passage il faudra se dépouiller de tous les modèles de référence, même si ceux-ci sont authentiques, en espérant que la grâce finira par agir, car même là ça ne dépends plus de nous. Tout ce que l’on peut faire c’est se rapprocher au mieux structurellement parlant de l’alignement, et Dieu fera le reste. Sachant qu’il existe tous les jours des situations qui nous en éloignent.

Jean-Michel Jutge

vendredi 19 avril 2013

La joie


La joie est un choix de vie, comme l’amour, dans lesquels nous décidons de rentrer sans plus accepter de se laisser atteindre par quoi que ce soit. Mais nous n’en comprenons pas le sens. Nous confondons joie et plaisirs, amour et sentiments etc. De même la simplicité vient lorsque l’on est libéré de tous les encombrements de l’esprit qui nous poursuivent quotidiennement et que nous entretenons volontairement sans nous en rendre compte et par ignorance. 

On pense légitime un certain nombre de choses qui en fait nous détruisent. Il faut donc voir le danger d’un certain nombre de comportements intérieurs pour s’en défaire et ne plus jamais les approcher. Et pour cela il est nécessaire de s’étudier soi-même, de toutes les manières possibles, ce qui est tout un art, sans se prendre la tête, en cherchant en premier lieu la non-dualité, l’harmonie, les choses belles, et en refusant toute compromission qui nous paraîtrait douteuse et pourrait nous entraîner dans des distorsions desquelles il est très difficile ensuite de s’extraire.


Un exemple simple, il existe dans la vie quantité de situations qui peuvent pousser chacun à mentir. Au fisc, à la loi, aux personnes proches, aux voisins, lorsque des intérêts sont en jeux, ou même parfois de manière légitime …

Mais lorsqu'on se rend compte que chaque mensonge justifié ou non entraîne une distorsion de la conscience qui nous rend ensuite aveugle sur nous-même ou les autres, on rejette le mensonge, on reste vigilant à ce qu’il ne s’exprime plus jamais à travers soi, et on plonge même à l’intérieur de soi pour le démasquer et l’empêcher d’apparaître à notre insu par toutes les années de conditionnement que nous portons. 

Il en est de même du jugement, de la colère, la jalousie, la haine, l’envie,  etc. qui sont autant de poisons qui nous détruisent et nous poussent à détruire l’autre, la liste est longue, je ne vais pas les énumérer ici.

Chercher à se défaire de tout cela pour créer un état intérieur sain et positif est tout un art que chacun doit apprendre et pour lequel il n’y a pas vraiment de recette, mais pour lequel nous sommes entièrement responsables. C’est un changement créatif volontaire, ça ne se fera pas tout seul. Et on peut apprendre aussi de ceux qui nous ont précédés.

Jean-Michel Jutge

mercredi 20 mars 2013

Solitude

Les autres ne peuvent combler notre sentiment de solitude, c’est à nous de le comprendre et de nous en libérer. Car chercher à le combler en passant par les autres est un cercle sans fin qui loin de régler le problème ne fait que l’amplifier dans le temps.

Cela n’empêche pas d’établir des contacts et des relations d’échange, mais elles rentreront dans une dimension humaine de relation, pas pour combler un vide. Si ce vide est trop important et ingérable il est bien évident que nous devons le considérer en tant que tel et se faire aider, mais il me parait tout aussi important d’apprendre à gérer cette dimension de soi-même et à l’aborder comme une situation structurelle à faire évoluer, intérieurement parlant.

Jean-Michel Jutge