jeudi 26 novembre 2009

Être et conscience

La vraie question de la transformation intégrale ne concerne pas seulement la conscience. Si la conscience est bien le premier obstacle, la résolution de cet obstacle n'entraine pas forcement la résolution du problème de la vie et de la mort. La réponse absolu à l'état actuelle de la conscience, qui est une conscience morcelée, auto-centrée, qui ne reflète que sa propre image, qui s'enracine dans le passé, la réponse est l'unité, l'ouverture, l'abandon de soi.

Pour autant cette ouverture et cet abandon de soi ne suffisent pas pour nous faire découvrir les racines de la mort et les conditionnements du vital et du corps, qui se trouvent plus profondément enfouis. L'unité de la conscience amène la paix, la non-dualité, et la plus parfaite expression individuel de soi qui ne soit pas égotique. Mais elle ne résout ni le problème de la mort, ni ne donne les réponses fondamentales à l'existence humaine, ni forcement la destiné et le devenir absolu du monde et de la création, dont celle de l'homme en tant que partie du tout. Pour cela il faut autre chose, la conscience ne suffit pas.

Et c'est là qu'intervient l'Être, dont la nature n'est ni conscience, ni énergie, ni matière, mais qui peut les porter tous trois, les intégrer en sa nature et leur donner une nature absolu. Celui qui vit dans l'Être vit hors de ce monde. Il le transcende. Et tout en le transcendant il connait les facteurs causaux de la manifestation, il peut donc agir dessus, et révolutionner le monde.

L'Être peut être actif alors même qu'on n'en soupçonne pas l'existence, jusqu'à ce qu'il se révèle au soi. Alors on s'aperçoit qu'il a toujours été là, et même que sans lui, nous n'existerions même pas.

Il ne faut pas confondre la conscience et la nature d'être. Car il est facile d'être conscient du corps. Pratiquez du hatha yoga quotidiennement en développant cette conscience physique, si vous ne l'intégrez pas, vous ne ferez qu'un super égo du corps, car la conscience non intégrée forme l'ego. La conscience ne suffit pas. Elle a construit les schémas et les lois de fonctionnement de l'organisme, mais elle est arrivée à ses limites. Si l'humanité veut aller plus loin, il est temps de passer à autre chose.

Un corps libre de toute conscience, donc de tout schéma, participe pleinement à la vie, car plus rien n'entrave l'énergie, tout au moins rien issu de la psyché, du moi conscient. Car il n'y a pas que le "moi" qui paralyse le corps. Il y a aussi des phénomènes vitaux liés souvent à l'énergie cristallisée issue ou non de traumatismes, de blessures, ou du champ vital environnant bien souvent très bas vibratoirement, ou issus de mondes parallèles comme le monde astral ou d'autres choses encore. Et il y a les blessures du corps, écorché par la vie, car n'ayant pas eu la force intérieure d'y faire face totalement car portant un lourd héritage subconscient ou génétique issu de l'histoire des hommes et de la nature. Libérer le corps de la souffrance, c'est le libérer de tout cela. Mais sans aller jusque là, on peut déjà libérer l'esprit, si l'on comprend comment nous sommes responsables de nos prisons.

Et donc, il faut bien que le corps se libère de la conscience, pour qu'elle n'interfère plus à sa vie, et que le véritable habitant de ce corps puisse y prendre sa place, car l'Être n'est pas dissocié de la vie qui l'habite. Et pour cela il faut comprendre toute la nature et la structure du moi jusque dans ses racines inconscientes, celles qui prennent racine dans le corps, là où est la peur, là où sont nos désirs les plus cachés. Car tant que le moi étends sa suprématie, l'esprit reste prisonnier et identifié à une nature qui n'est pas sienne, et l'Être ne peut prendre sa véritable place. Il n'y a pas d'autres solutions. Peut importe le chemin. S'il mène en ce point, nous passerons la porte étroite.

Jean-Michel Jutge

samedi 31 octobre 2009

Swami Ramalinga

Je souhaiterais donner mon témoignage sur la réalisation spirituelle de Swami Ramalinga appelé aussi Vallalar, et son action toujours présente en notre monde. Si je choisis ici de le faire, c'est parce que je pense que cela peut avoir un intérêt pour le chercheur sincère, parce que Ramalinga est peu et mal connu, mais également parce que je pense qu'il aura un rôle de plus en plus important à jouer à l'avenir dans la spiritualité du monde. Vallalar est né en 1823 et s'est dématérialisé en 1874.

Je me suis rendu il y a quelques année sur le lieu où il vécu en Inde. Nous avons été accueillis par des disciples du Swami. Il n'y avait pas d'activités apparentes très développées. Il faut dire que nous n'avons pas pu rester très longtemps. On nous a fait méditer à l'entrée de son habitation d'où il a un jour disparu, hermétiquement fermée, et impossible à visiter, gardée précieusement comme un écrin. Nous sommes allés également dans le sanctuaire où est conservée cette flamme sous la surveillance permanente d'un disciple, symbole du soi illuminé. Nous avons été assez choqués de l'attitude des disciples, lorsqu'ils frappèrent violemment le responsable de la flamme qui nous avait accueillit avec bonheur sur le perron du temple. Nous avons cru comprendre par la suite qu'il s'était engagé à ne jamais quitter le temple et à surveiller la flamme de jour comme de nuit afin qu'elle ne s'éteigne pas.

Mis à part l'intérêt que je portais à la vie de Ramalinga et à sa réalisation spirituelle, le passage en ce lieu ne m'apporta pas grand chose. J'eu l'impression que les disciples vivaient sur un passé disparu, dans un système figé et routinier transformé en tradition. Mais je peux me tromper.

Je me suis intéressé par la suite à certains écrits publiés en Inde sur la vie et la réalisation de Ramalinga, sa transformation physique. Puis l'on m'a offert un ouvrage édité par T.R. Thulasiram, un membre résidant de l'ashram de Sri Aurobindo à Pondicherry. Ce livre fait état de la transformation de Ramalinga et du parallèle de cette transformation avec le processus du Supramental. Vallalar rendit visite à l'auteur de ce livre dans sa maison en 1981, dans un corps physique irradiant de lumière. La particularité de ce livre est qu'il fut stocké avec d'autres sur le lieu de l'apparition. Lorsque je le reçu, il portait et rayonnait lui-même la Lumière de Grâce. Je pu grâce à cela entrer en contact avec le Swami Ramalinga.

Par la suite je reçu de sa part plusieurs initiations fondamentales ou darshan, l'une sur la nature de l'Eveil tel qu'il le réalisa, une autre sur la Grande Lumière de Grâce elle-même, une autre encore sur la nature du corps immortel qui passe par elle... Si je parle de cela, c'est pour indiquer que malgré sa disparition de la surface de ce monde, Ramalinga a rejoint le flot des initiateurs qui ne cessent d'agir pour le bien de l'humanité. La recherche et l'ouverture en son action universelle appelle d'une manière ou d'une autre la Grâce, et cette Grâce deviendra de plus en plus accessible au fil des temps.

Pour avoir expérimenté à la fois la Grande Lumière de Grâce et le processus du Supramental de Sri Aurobindo, je peux affirmer que s'ils procèdent du même domaine de l'absolu, ils n'en constituent pas moins deux processus de développement différents. Le processus de la Grande Lumière de Grâce et une pure expression de l'Amour et de la Compassion Divine, son mode d'expression est différent de celui du Supramental. Pour autant, comparer les deux processus n'a guère de sens, il faut les vivre, et comme toute forme d'expression de l'absolu chacun a son rôle et participe de la grande évolution.

Son Mantra :
Arut Perun Jothi, Arut Perun Jothi ; Thanip Perung Karunai, Arut Perun Jothi
Vaste Lumière de Grâce, Vaste Lumière de Grâce ; Suprême Compassion, Vaste Lumière de Grâce

samedi 17 octobre 2009

Humain

Qu'est-ce que l'humain ? Avec son corps, ses sensations, ses émotions, son intelligence, sa capacité d'aimer ... Est-ce notre pensée, notre conscience, cette entité autour de laquelle tourne l'existence et qui est incapable de voir le monde autrement qu'à travers son propre regard, ou est-ce autre chose ? Car il existe bien autre chose en nous. Mettez fin au soi, dans sa construction psychologique faite de conditionnements, d'images et de croyances, d'idées et de théories, de concepts, de dogmatisme qui frise le fanatisme religieux même si nous l'appelons autrement. Mettez-fin à toute idée que vous avez de vous-même.

Mettez fin même à l'existence du soi. Que reste-il ? Il reste l'humain dans l'excellence du terme. Un humain qui au centre est être et fonde sa nature sur autre chose, un autre chose qui s'enracine dans le coeur. Et celui-là est beaucoup plus réel que l'autre, étant éternellement lié à l'existence, au-delà de tout conditionnement et de toute culture, c'est l'humain présent en chacun qui reconnait l'humain en l'autre et capable de communier avec la nature et toute l'existence. Mais pour le découvrir, combien de dépouillement, de remise en question, d'abandon de soi faut-il, pour s'apercevoir que derrière toute la futilité de notre existence il a toujours été là.

Jean-Michel Jutge

mardi 8 septembre 2009

Le Yogi Christ

Pour donner quelques précisions à propos de Babaji, la réalisation physique de son immortalité est passée par le processus de la kundalini. Certains auteurs dont je ne citerai pas le nom assimilent cette réalisation au processus du Supramental, c'est une erreur de compréhension. Si le Mahavatar Babaji est aussi parfois appelé le yogi Christ, c'est parce que toute réalisation divine qui a lieu dans le corps nous fait réaliser en même temps le Christ. Ainsi, que cette mutation du corps passe par la kundalini, le Supramental ou toute autre forme d'expression de l'absolu, à chaque fois le Christ en finalité est réalisé.

Mais le Christ ici n'est pas Jésus l'homme, c'est Dieu. Le Christ est Dieu lorsqu'il rencontre l'homme dans la matière, c'est à dire plus profondément que la conscience, plus profondément que la sphère vitale, plus profondément même que ce que certains appellent le physique subtil. Le Christ est Dieu dans son individualisation la plus complètement humaine. La particularité de Jésus est qu'il fut un avatar direct du Christ. Sachant cela il est probable que Sri Aurobindo ou Mère seraient devenu également des Christs si leur matière physique avait muté dans le Supramental, c'est une loi universelle. Ils seraient alors soit toujours sur cette terre, soit auraient quitté ce monde avec leur corps, car le corps devient indissociable de l'âme.

Quant à Babaji, s'il est toujours en ce monde depuis presque 2000 ans, c'est par pure compassion pour l'humanité, et il reste un acteur permanent de l'évolution de cette terre. La science du kriya yoga telle qu'il l'a développé intègre à la fois le processus de développement de la kundalini, et celui de réalisation de la divinité dans le corps, donc de réalisation Christique. Il ne faut pas confondre cette science avec certains autres yogas tel le siddha yoga qui est un processus de kundalini rattaché à shiva et aux divinités de l'hindouisme, ou encore avec les différents tantras de même nature. Les résultats et la finalité ne sont pas les mêmes et les dieux de l'hindouisme comme ceux d'autres traditions plus antiques ne peuvent nous mener vers l'immortalité ni même vers le Suprême.

Jean-Michel Jutge

samedi 15 août 2009

L'esprit et la conscience

L'autre point qui a son importance est le rapport entre la conscience et l'esprit. La conscience a principalement pour rôle la reconnaissance, nous parlons bien entendu de la conscience ordinaire, pas de la conscience divine qui intègre en elle d’autres qualités. C'est-à-dire que c'est la conscience qui nous permet de reconnaître les choses. De tous les événements qui se passent en cet instant à l'intérieur de votre esprit il se trouve un certain nombre de chose que vous n'allez pas fixer, que vous allez bien vivre mais qui ne feront que passer. Pour ces choses l'instant d'après c'est comme si elles n'avaient pas existé pour vous, parce qu'elles n'ont pas laissé de trace à l'intérieur de vous. Hors, les événements qui vont laisser une trace ce sont les événements que vous allez fixer dans votre conscience. Est-ce que vous comprenez cela ? Et la mémoire que vous portez de ces choses n’est rien d’autre que la manière qu'à le cerveau de se connecter à la conscience.

Mais la conscience n'est pas seulement la somme de toute la mémoire. Dans toute cette conscience se trouvent aussi de nombreux éléments qu'on ne peut se mémoriser car ils se trouvent à des niveaux trop profonds pour cela, comme les mémoires organiques et en générale notre mémoire est très sélective, très limitée dans ses capacités. Et il n’y a qu’en ouvrant notre conscience sur la conscience totale que l’on peut avoir accès absolument à toutes les mémoires et tous les aspects de la conscience.

Penchons nous un peu plus sur la biologie interne de l'organisme, et considérons l'être intérieur animique comme n’étant pas étranger au corps mais faisant parti de notre véritable nature humaine. C'est-à-dire qu’il est un héritage en tant qu'être humain, le véritable habitant de ce corps. Parallèlement à cela se trouve également la construction de notre personnalité qui elle est soumise au conditionnement. Dans cette approche, nous ne pouvons que constater que l’esprit est lui-même soumis à la vitalité et fonctions pulsionnelles du corps et à la volonté de la personnalité à travers le moi et l'ego, l’esprit n’est pas libre. En général l'esprit est dirigé par tout cela.

Par exemple si vous avez peur de quelque chose toute la tension de votre esprit est tournée vers cette peur, soit dans un mouvement de vigilance soit dans un mouvement de fuite. Dans la fuite on essaie de se voiler la réalité, on ne veut pas voir, on ne veut pas prendre contact avec la réalité qui nous fait peur, d’où le mouvement de fuite. Là l'esprit est soumis à la volonté et l’exigence de « la peur ». Ou lorsque vous avez un désir pulsionnel, qui fait parti du domaine du vital, de l'animalité de l'être humain, toute la tension de l'esprit est portée vers l'objet du désir, avec toutes les projections de la conscience qui vont avec. Avec un peu d’observation vous pouvez comprendre le fonctionnement de tout cela. L'esprit est dans ce cas soumis à l'instinct, à l'animalité, au moi ou au corps.

Mais l'esprit en lui-même fait aussi parti de notre nature humaine. On le porte indépendamment de tout ce dont je viens de parler et de toute notre personnalité. Hors, comme tout le reste de notre nature, cet esprit doit aussi pouvoir entrer en unité avec la Divinité, avec l'absolu.

Et lorsque l'esprit s'ouvre vers l'absolu comme on essaie de le faire à travers le processus de la Lumière, il perd petit à petit ses liens avec la nature inférieure et il établit des liens avec la nature supérieure. Et plus ce contact va être étroit et plus cela va aller dans ce sens. C'est à dire qu’à un moment donné il n'est plus commandé par la nature inférieure mais il devient, il apparaît, il se forge sous la volonté supérieure. Il est difficile de trouver les mots adéquats pour décrire cela. Hors, les lois qui régissent cette volonté supérieure ne sont pas les mêmes que les lois qui régissent la nature inférieure. Cela est compréhensible. Ce qui veut dire que le mouvement de l'esprit ne va plus être soumis à une nature inférieure ou de moins en moins au fur et à mesure du développement du processus.

Plus on va l'ouvrir à la nature supérieure et plus la loi de la nature supérieure va s'exprimer au sein de cet esprit, puis à travers l'esprit au sein de la conscience et au sein de l'organisme. Ainsi l’objectif principal de cette ouverture est d'essayer de faire rentrer la lumière au sein de l'esprit pour que justement le contrôle de notre nature rentre petit à petit sous le contrôle de la Divinité.

Alors il arrive un moment où il y a véritablement un basculement, c'est-à-dire que plus rien de l'esprit n'est soumis à la nature inférieure et il est totalement au service de la nature supérieure. Je dis au service, mais en réalité il n'y a plus de séparation. Le Divin est présent au sein même de l'esprit.

Dans tout ce développement, et même s’il y a une partie de nous qui est Divine, le Divin en tant que tel nous dépasse largement. La partie du divin en soi est personnelle et s’établit dans le cœur autour de la particule divine. Mais il existera toujours la partie du Divin qui est infini, infiniment plus vaste, et qui nous échappera toujours en tant qu’être ineffable. Cet Ineffable n’est accessible que par le lien, par l'unité que l'on peut établir avec Lui, sachant que cette unité elle-même construit l’âme dans la découverte et l’ouverture permanente à cet inconnu. Ainsi la totalité du Divin restera toujours inaccessible à l’homme. Par contre toute notre nature personnelle doit et peut être Divinisée, ce qui est tout un travail et un tout un autre problème.

Nous pouvons donc considérer ce double aspect dans notre relation au Divin, l'aspect du lien que l'on peut établir avec le Seigneur incommensurable et l'aspect de l'incarnation de ce Divin dans notre nature pour transformer toute cette nature. Ce sont deux problèmes et deux approches différentes. Il est possible de travailler sur les deux bien entendu.

Jean-Michel Jutge

dimanche 19 juillet 2009

La vie après la mort

L'être humain se pose beaucoup de questions sur ce que peut-être la vie après la mort, questions toutes légitimes, car notre particularité est que nous sommes conscient d'être, et cet être, si nous ne l'avons pas étouffé sous des tonnes de conditionnements vit et sent ce paradoxe de la vie et de la mort comme anormal.

Ce qu'à été notre vie sur terre conditionne notre vie dans l'au-delà, et la majorité des individus ne trouvent guère de salut dans cet au-delà. La vie y est à l'image de ce qu'est le monde, et même pire, car nous ne possédons plus le corps, et avec lui nous perdons cette extraordinaire liberté que la vie organique nous confère. En cet instant, vous avec le choix de vous lever ou non de votre chaise, votre volonté vous dirige.

Mais dans l'au-delà, si vous n'avez pas construit une âme conséquente dont la force suppléera à la perte de votre vie, vous finissez par perdre à plus ou moins long terme vos forces vitales acquises grâce à votre incarnation. Oh pas tout de suite, et certains arrivent à se maintenir des siècles, car le temps ne s'écoule pas de la même manière de l'autre coté. Mais la mort vitale finit par arriver, et le spectre par chuter dans les limbes ou d'autres sphères guère réjouissantes. J'en ai vu grand nombre, de ces sphères, en étant sous bonne protection, car y plonger vous imprègnent de leurs natures perverses, et il faut une bonne raison pour y aller.

Et pour les humains que j'y ai vu ce n'était guère la joie, et c'est peu dire. Alors que font les pouvoirs supérieurs ? Ils agissent. On n'imagine pas tout ce qui est mis en oeuvre pour changer cet état de fait. Mais on n'imagine pas non plus l'importance des pouvoirs de Lumière qu'il faut mettre en oeuvre pour ne serait-ce qu'ouvrir les plans, y faire pénétrer le divin et les pouvoirs transformateurs, ou y sauver les entités humaines qui s'y trouvent afin de les faire monter sous des cieux meilleurs. Et même là encore, s'ils s'y trouvaient, ce n'était pas pour rien, c'est à dire que ce fut pour la plupart le résultat de l'inconséquence de leur vie et l'absence de vie spirituelle salvatrice, car nous sommes des êtres mortels, et malheureusement nous ne savons pas voir plus loin que ce mur de la fin de notre vie sur terre, et bien souvent ce qui s'y passe après compte peu.

Pour ne donner qu'un exemple, il existe dans l'au-delà des champs de batailles où les spectres revivent indéfiniment leurs faits de guerre et leur mort avec tous les traumatismes que cela comporte, et pire encore qui revivent également ceux de leur voisin qui se trouve là dans les mêmes circonstances, un simple regard dans ces sphères peut rendre fou celui qui n'y est pas préparé, et il y a pire encore, les mondes de la Géhenne ne sont pas un mythe. L'au-delà n'est donc pas très réjouissant. On peut penser que c'est horrible, et c'est vrai, quel Dieu a pu faire cela ! Mais tout cela n'est que le produit des hommes et de son ignorance.

Ces mondes ont pour une part été crées par la conscience pervertie conjuguée des hommes et des démons, pour une autre part sont nés du chaos et de l'état inachevé de la création, et pour une autre part encore nés du monde rebelle, cet univers qui a été créé dans l'univers de Dieu par de puissantes consciences qui l'ont rejeté. Qu'on les appelle Asuras ou autre n'a pas d'importance. Mais l'homme pourrait échapper à tout cela s'il n'avait pas détourné son regard du divin. Le problème est là, Le Seigneur des mondes a voulu donner à l'homme la possibilité de le seconder dans cette création, car il ne pouvait intervenir directement sans risquer de l'anéantir.

Ainsi l'homme a vocation d'être cocréateur. Mais le fait est que tous les pouvoirs contraires se sont ligués contre lui afin de l'empêcher d'accomplir cette vocation. Et c'est ainsi que la terre devient l'enjeu d'une guerre cosmique et transcendante où s'affrontent à leur manière la Lumière et les ténèbres. Et nos propres guerres ne sont que l'effet apparent et extériorisé de ces ténèbres, car nul être intelligent ne saurait cautionner une guerre. L'homme vit comme un pantin soumis à ses instincts primaires et son ego hypertrophié, l'un produit de la nature, l'autre du monde rebel.

Alors face à cela que peut-on faire ? Si les mondes de l'au-delà dans lesquels se trouvent les humains n'ont pas encore été tous purifiés c'est bien parce qu'ils sont liés à l'homme et à tout ce que j'ai cité précédemment. Et si l'on comprends la difficulté qu'il peut y avoir à changer ses propres instincts et orgueils, on comprends alors toute la difficulté que peuvent avoir les mondes de Lumière ou le divin à changer les différentes sphères. Et il n'y a que parce que l'homme va évoluer, dans sa chair, son esprit et son âme, qu'il pourra alors intervenir sur toutes les sphères qui lui sont liées. Ainsi le sort pour ces spectres est étroitement lié au devenir de l'humanité. Et parce que chacun d'entre vous accomplira l'oeuvre de transformation de la conscience, du corps et de l'énergie, alors cela se répercutera sur les dimensions correspondantes, et le changement final de la terre illuminera toutes les sphères qui lui sont attachées.

J'ai décris là la situation extrêmes de ceux qui n'avait pas ou peu d'âme développé, ou de psychique si l'on préfère. Mais entre ceux-là et ceux qui vivent dans les sphères divines avec un psychique conséquent, on voit tous les intermédiaires. Il y a des situations cristallisées, des situations évolutives, des situations dégénératives. Mais dans tous les cas c'est ce que l'on aura fait dans le courant de notre vie et quelques fois même son dernier acte, qui conditionnera la suite. A partir de là, sortir d'une situation inconfortable ne dépend plus de nous mais plus souvent de la Grâce qui peut éventuellement s'exprimer en ces mondes à travers tous ceux qui oeuvrent pour la fécondation et la transformation de ces sphères.

Jean-Michel Jutge

samedi 4 juillet 2009

Les 3 foyers

En fait trois foyers existent dans l'être humain, l'un dans la tête, là où s'enracine la conscience ordinaire, et qui forme l'égo psychique, un autre dans le cœur, là où s'enracine notre nature sentimentale avec son égo correspondant, et le troisième dans le ventre correspondant au vital et son égo, celui dépendant des peurs et des désirs. Chaque être humain est dominé par un ou plusieurs de ces foyers, en général un prédomine, les autres se modelant autour.

Mais tous nous portons les mêmes distorsions de base dans chacun qui sont inhérentes à la structure de nos corps subtils. Seule la forme qu'empruntent ces distorsions feront les différences. Ainsi, tout le monde a des peurs, tout le monde a des désirs, tout le monde a des sentiments, de la conscience, de l'orgueil etc. et tout le monde a des entités dans son être vital, et pas que là d'ailleurs. Le paradoxe, c'est que nous pouvons posséder à la fois le diable et l'ange.

L'esprit est tellement compartimenté et la conscience morcelée qu'ils peuvent se côtoyer dans un même individu sans se rencontrer, à un niveau subconscient ou supraconscient, et cela à l'insu de l'individu même qui les porte. Celui qui ne plonge jamais en lui-même et passe sa vie à se fuir ne saura jamais, sinon peut-être au plus profond de ses rêves et de ses cauchemars, ou peut-être après son décès, à quel point son organisme et la vie qu'il porte possèdent d'habitants et de formes psychiques, psychoénergétiques ou énergétiques tout court.

La fenêtre qui nous ouvre sur la vie du corps et des autres systèmes est minuscule. Dans l'état actuel de l'homme, salutaire est cette inconscience, car éclairez la pièce d'un coup et c'est la folie qui guette l'individu, incapable d'assumer cette révélation et la poubelle énergétique et phénoménale qui nous environne."

A travers le développement de la Lumière de Grâce peut se créer l’unité des trois foyers de la nature humaine, celui de la tête, du coeur et de l’abdomen. Chacun des foyers est relié à sa propre sphère. Celui de la tête est relié à la sphère de l’esprit. Celui du coeur est relié à la sphère de l’âme. Et celui de l’abdomen est relié à la sphère du corps. Le processus de la Lumière, les forces Christiques qui en découlent et le développement de ce processus et de ces forces, sont étroitement liés à l’existence des trois foyers. Ce processus s’enracine sur ces trois foyers en trois points de rayonnement, chacun des points correspondant rayonne dans sa sphère correspondante.

Il faut comprendre que ces foyers ne sont pas seulement situés dans une localisation physique, c’est aussi une localisation par rapport à un espace propre à chacun des éléments qui nous composent. Au niveau de la tête cela rayonne directement dans la sphère de l’esprit. Le foyer du coeur quand à lui rayonne dans la sphère de l’âme, de l’être. Le mot « âme » est ici utilisé dans le sens absolu que lui donne le Verbe Divin. Le foyer du bassin rayonne dans la sphère physique. Mais la sphère physique ce n’est pas seulement la sphère matérielle c’est aussi la sphère vitale correspondant au corps physique.

Le développement de ces trois foyers à travers la Lumière constitue un alignement du processus Christique à l’intérieur de soi et par rapport à l’absolu. Dans ce processus il faut arriver à placer ces trois foyers en activité, et aussi les placer en unité de fonctionnement. Cette unité veut dire qu’ils ne sont pas séparés les uns des autres mais fonctionnent ensembles, dans une unité fonctionnelle. Ils ne devraient pas fonctionner de manière séparée. Mais dans les faits, même si l’on peut les stimuler extérieurement par des techniques ou des transmissions d’énergie, ce fonctionnement unitaire reste difficile à réaliser et maintenir de part la nature humaine telle qu’elle se trouve être habituellement.

Pour que l’unité puisse s’établir, cela doit partir du centre, du coeur. Le coeur est le premier foyer à réveiller dans ce type de travail. Lorsque le foyer du coeur s’est éveillé, l’âme est active, et à ce moment-là suit naturellement à travers le travail et dans le développement du processus, l’activation du foyer de la tête et avec lui l’éveil de l’esprit. Puis dans l’approfondissement du processus le foyer du bassin/abdomen se met aussi en activité à plus ou moins long terme et rayonne dans la sphère vitale et physique. …. Comprenez-vous l’explication des trois foyers ?

Parlons maintenant de la conscience telle qu’elle se manifeste communément chez l’être humain. La conscience et l’esprit sont liés dans la mesure où l’esprit est lui-même créateur de conscience. Mais la conscience est beaucoup plus que cela. Une grande part de la conscience présente à l’intérieur de soi ne vient pas directement de la fabrication de notre esprit, mais est issue de la conscience collective. Par ailleurs si une part de cette conscience se trouve au sein même de l’esprit, ce que l’on appel communément le conscient, une autre part de la conscience n’est pas atteinte ni sous la sensibilité de l’esprit.

Elle fait toutefois partie de soi, c’est ce que l’on appelle communément le subconscient, ou l’inconscient, à ne pas confondre avec le supraconscient qui lui fait parti intégrante de la nature lucide de l’être ou de l’esprit. Si le foyer de la tête est lié directement à l’esprit, il faut le distinguer d’un autre foyer au sein de l’esprit lui-même et qui correspond au foyer de la conscience. Les deux foyer peuvent être localisés physiquement à l’intérieur de la tête, et les deux sont très proche au point que le foyer de l’esprit, en éclairant le foyer de la conscience qui se trouve juste devant lui, en arrive à créer ce que l’on appelle l’illusion et la cristallisation de l’ego.

Parlons un peu plus de cet ego. Ce que l’on appelle communément « ego » n’est rien d’autre qu’un état de cristallisation de la conscience. C’est un aspect de la conscience qui s’est totalement individualisé et autour duquel se construit le moi et l’illusion du moi. A travers le travail d’intégration de la conscience et le processus de développement de la Lumière dans les trois foyers les cristallisations s’émoussent petit à petit et peuvent finir par disparaître. L’ego n’est pas le seul noeud lié à une cristallisation de la conscience. Il y en a d’autres, nombreux.

Les trois noeuds principaux d’ailleurs correspondent aux trois foyers, il s’en trouve un très important dans le coeur et un aussi dans le ventre. Mais ce ne sont pas encore les seuls. Et l’on trouve d’autres foyers de cristallisation dans ce que l’on appelle les chakras, j’en ai parlé dans un article précédent. Et chaque organe du corps porte aussi lui-même un foyer, un état de cristallisation de la conscience qui conditionne son fonctionnement. Par tout cela la conscience forme elle-même un corps subtil, à l’intérieur de nous. Et ce corps se superpose à notre réalité physique et physiologique.

Et plus ce corps est cristallisé, plus il va cristalliser le corps physique et l’énergie qui anime la vie dans le corps physique. C’est pour cela que l’on dit parfois que la cause de tous les problèmes se trouve dans la conscience. Et dans l’absolu si l’on décristalise toute la conscience qui nous habite, l’énergie va circuler librement et l’on s’en retrouvera libéré d’autant. D’où toutes les techniques qui existent en thérapie, psychothérapie, intégration karmique etc… pour se libérer de tous les nœuds existant.

En fait la plupart des techniques qui existent sont des moyens pour se libérer des cristallisations de la conscience, pour que l’énergie se remette à circuler correctement et que le corps retrouve une vie, un état que nous avons connu naturellement au moment de notre plus jeune âge. Bien entendu la conscience n’étant pas le seul aspect de soi, sa perfection fonctionnelle n’est pas suffisante pour entraîner une perfection des autres systèmes, mais elle contribuera à construire la perfection totale pour autant que nous puissions la mener à bien.

Lorsque le processus de la Lumière débute, on peut vivre ce développement comme un espace intérieur qui se rempli et qui se développe. Il peut y avoir une étoile Christique qui apparaît dans chaque foyer. L’étoile Christique est un rayonnement de lumière divine qui part d’un point précis et d’où l’on observe des rayons de lumière divergeant pouvant prendre diverses formes.

Souvent cela prend l’aspect d’une simple croix, comme quatre rayons qui partent d’un centre. D’autres fois cela forme une étoile en trois dimensions, Et parfois encore cela peut prendre un aspect plus complexe. Ainsi les étoiles Christiques sont de toutes sortes et peuvent prendre différentes formes. Et l’on peut sentir autour d’elle tout un espace de développement, de phénomènes, de sensations, de perceptions, existant sur une autre dimension.

Jean-Michel Jutge